L’affaire SiamAI doit être lue avec prudence : à ce stade, les éléments cités relèvent d’allégations et de soupçons autour du contrôle des exportations, et non d’une conclusion publique établissant que l’entreprise aurait fait passer clandestinement des puces Nvidia vers la Chine. Des informations reprenant Bloomberg indiquent qu’une société liée à l’initiative nationale thaïlandaise en matière d’IA est soupçonnée d’avoir aidé à acheminer vers la Chine des serveurs Super Micro Computer équipés de puces Nvidia avancées ; SiamAI répond qu’elle n’a pas exporté de serveurs d’IA vers la Chine et dit respecter les règles américaines de contrôle des exportations.[20][
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Ce qui est reproché dans les rapports
Selon des articles résumant l’enquête rapportée par Bloomberg, des procureurs américains ont décrit un montage dans lequel un cofondateur de Super Micro Computer aurait travaillé avec une société d’Asie du Sud-Est non nommée et plusieurs courtiers tiers afin de détourner des semi-conducteurs d’IA, en violation des règles commerciales américaines.[4][
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Le matériel au cœur du dossier est présenté comme des serveurs Super Micro valant plusieurs milliards de dollars et contenant des puces Nvidia avancées, qui auraient été réacheminés vers la Chine. Alibaba Group Holding est cité dans ces informations comme l’un des clients finaux parmi plusieurs autres.




