La hausse d’avril 2026 s’explique principalement par la baisse du dollar, qui a augmenté la valeur en dollars des réserves détenues dans d’autres devises [24][17][34]. En Corée du Sud, les réserves ont progressé de 4,22 milliards de dollars pour atteindre 427,88 milliards de dollars fin avril, sous l’effet des chang...

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La hausse des réserves de change asiatiques en avril 2026 ne signifie pas nécessairement que les banques centrales de la région ont soudainement acheté d’énormes montants de dollars. L’explication la mieux étayée est plus technique : les réserves sont des portefeuilles composés de plusieurs devises, et lorsque le dollar américain baisse, la valeur en dollars des actifs libellés en euros, yens, livres sterling ou autres devises augmente mécaniquement .
Le jeu se fait d’abord dans la conversion comptable. Les réserves de change sont souvent publiées en dollars, mais elles ne sont pas forcément détenues uniquement en dollars. La base COFER du Fonds monétaire international suit la composition mondiale des réserves officielles en dollar américain, euro, renminbi chinois, yen japonais, livre sterling, dollar australien, dollar canadien, franc suisse et autres devises .
Fin avril 2026, plusieurs commentaires de marché décrivaient un dollar américain en repli, sur fond d’anticipations accrues de baisses de taux de la Réserve fédérale américaine et d’un meilleur appétit pour le risque à l’échelle mondiale . Dans ce contexte, un actif de réserve libellé en euro ou en yen vaut davantage une fois converti en dollars, même si la banque centrale n’a pas acheté d’actif supplémentaire.
La Banque de Corée a rendu ce mécanisme particulièrement explicite : la baisse du dollar face aux grandes devises a accru la valorisation, en dollars, des actifs non libellés en dollars . Autrement dit, une partie du rebond vient du thermomètre utilisé pour mesurer les réserves.
La Corée du Sud offre le cas d’école d’avril. Ses réserves de change atteignaient 427,88 milliards de dollars à la fin du mois, soit 4,22 milliards de dollars de plus qu’à la fin mars, selon les chiffres de la Banque de Corée rapportés par ChosunBiz et Asia Today . Les facteurs avancés étaient les mouvements de change et la hausse des revenus ou rendements tirés des actifs étrangers
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La composition de ces réserves montre pourquoi le chiffre global peut bouger sans correspondre à une simple entrée de liquidités. À fin avril, les titres représentaient 384,07 milliards de dollars, soit 89,8 % des réserves sud-coréennes ; les dépôts 18,76 milliards ; les droits de tirage spéciaux, ou DTS, 15,81 milliards ; l’or 4,79 milliards ; et la position de réserve auprès du FMI 4,45 milliards .
En clair, les réserves de change ne sont pas un coffre rempli uniquement de billets verts : ce sont des portefeuilles investis, sensibles aux taux de change et aux rendements financiers.
L’effet de valorisation n’exclut pas d’autres facteurs. En avril, Commerzbank relevait que la Chine, Taïwan et la Corée du Sud affichaient de forts excédents commerciaux et de balance courante, alors que leurs devises restaient faibles face à l’euro — et, pour le won sud-coréen, même face au dollar . La banque associait cette configuration à des interventions de change systématiques maintenant les taux de change réels à un niveau bas
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Le mécanisme est classique : une banque centrale peut acheter ou vendre des devises pour influencer son taux de change . Si elle achète les devises générées par les exportateurs ou par un excédent courant afin de limiter l’appréciation de sa monnaie, ses réserves peuvent augmenter. À l’inverse, lorsqu’elle vend des devises étrangères pour soutenir une monnaie nationale sous pression, ses réserves diminuent.
Ce second cas existait aussi dans la région. Des rapports de mars 2026 indiquaient que l’Indonésie, l’Inde et Taïwan étaient intervenues pour soutenir leurs monnaies, tandis que la Chine signalait son soutien au yuan via son taux de référence quotidien . C’est pourquoi une hausse agrégée des réserves asiatiques ne peut pas être lue comme un indicateur uniforme d’intervention dans un seul sens.
Le chiffre d’avril ne prouve donc pas, à lui seul, que les banques centrales asiatiques ont massivement accumulé de nouveaux dollars. Les réserves publiées peuvent mélanger plusieurs effets : variations de change, revenus d’investissement, achats ou ventes de devises, variation du prix de certains actifs et composition du portefeuille.
Le cas sud-coréen l’illustre bien : titres, dépôts, DTS, or et position de réserve au FMI entrent tous dans le total annoncé . Un mouvement du total peut donc refléter autant une revalorisation du portefeuille qu’une décision active d’achat ou de vente.
Il existe aussi une limite de données. L’Administration chinoise des changes publie les données officielles de réserves de la Chine, et la base COFER du FMI suit la composition des réserves au niveau mondial . Mais les sources disponibles ne donnent pas de ventilation complète, pays par pays, permettant de dire précisément quelle part de la hausse d’avril 2026 vient de la valorisation, des revenus d’investissement ou des interventions de change dans toutes les grandes économies asiatiques.
La lecture la plus solide est la suivante : la baisse du dollar américain a gonflé la valeur en dollars des actifs de réserve déjà détenus dans d’autres devises. La Corée du Sud en donne l’exemple le plus net, avec une hausse de 4,22 milliards de dollars en avril, à 427,88 milliards de dollars, attribuée aux mouvements de change et aux revenus d’investissement . Les excédents extérieurs et les interventions de change ont pu ajouter un soutien dans certaines économies, mais les données disponibles ne permettent pas d’en faire la cause dominante à l’échelle de toute l’Asie
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La hausse d’avril 2026 s’explique principalement par la baisse du dollar, qui a augmenté la valeur en dollars des réserves détenues dans d’autres devises [24][17][34].
La hausse d’avril 2026 s’explique principalement par la baisse du dollar, qui a augmenté la valeur en dollars des réserves détenues dans d’autres devises [24][17][34]. En Corée du Sud, les réserves ont progressé de 4,22 milliards de dollars pour atteindre 427,88 milliards de dollars fin avril, sous l’effet des changes et des revenus d’investissement [31][34].
Les excédents commerciaux et certaines interventions de change ont pu jouer un rôle dans quelques économies, mais les données disponibles ne permettent pas de chiffrer précisément leur contribution régionale [3].