Meta ne veut plus seulement ajouter un chatbot à ses applications. Selon des informations du Financial Times reprises par Reuters, le groupe développe un assistant d’intelligence artificielle très personnalisé, qualifié d’« agentique », qui pourrait accomplir des tâches du quotidien pour ses milliards d’utilisateurs [19]. Autrement dit : une IA qui ne se contente pas de répondre, mais qui aide à faire.
Ce pari colle parfaitement à l’échelle de Meta — Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger — mais il explique aussi la nervosité des investisseurs. Car faire fonctionner une IA utile, personnalisée et disponible à très grande échelle suppose des centres de données, des GPU et une facture d’infrastructure considérables. Fin avril 2026, Meta a relevé sa prévision de dépenses d’investissement pour 2026 à 125-145 milliards de dollars, contre 115-135 milliards auparavant [1].
Ce que Meta serait en train de construire
Les informations publiées décrivent un produit plus ambitieux qu’un assistant conversationnel classique. Meta développerait des outils « agentiques », dont un assistant numérique avancé propulsé par son nouveau modèle d’IA Muse Spark, selon le Financial Times cité par Reuters [19].
Un cas d’usage ressort déjà : le commerce. Meta prévoirait d’intégrer à Instagram un outil d’achat agentique distinct [19]. Pour le groupe, ce serait une manière naturelle d’insérer l’IA dans un espace où les utilisateurs découvrent déjà des produits, suivent des marques, interagissent avec des créateurs et contactent des entreprises.




