La hausse d’IBM le 1er octobre s’explique avant tout par un mouvement touchant l’ensemble du secteur, après la publication des résultats et des prévisions d’Accenture, plutôt que par une annonce propre à IBM. Les chiffres d’Accenture ont donné aux investisseurs des raisons de penser que les clients continuaient à investir dans le conseil et les services technologiques, notamment autour de l’IA. Reste que les contrats signés ne se transforment pas immédiatement en chiffre d’affaires.
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Les résultats d’Accenture ont relancé les espoirs sur la demande
Pour son quatrième trimestre fiscal, Accenture a publié un chiffre d’affaires de 18,68 milliards de dollars et un bénéfice de 3,29 dollars par action, au-dessus des attentes des analystes, qui tablaient respectivement sur 18,03 milliards et 3,18 dollars. Les nouvelles réservations ont atteint environ 22,2 milliards de dollars sur le trimestre et un record de 84,5 milliards sur l’ensemble de l’exercice.
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L’ampleur des contrats conclus a renforcé ce signal : Accenture a enregistré 141 réservations trimestrielles d’au moins 100 millions de dollars, un record pour l’entreprise.
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13 Ces réservations ne signifient pas que les prestations ont déjà été réalisées ou comptabilisées en chiffre d’affaires. Elles ont toutefois contribué à calmer les craintes selon lesquelles la prudence des clients asséchait la demande de services informatiques.
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Pour l’exercice fiscal 2027, Accenture prévoit une croissance de son chiffre d’affaires de 3 % à 6 % en monnaie locale. Selon Reuters, le milieu de cette fourchette dépassait alors la prévision moyenne des analystes.
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8 Résultats supérieurs aux attentes, contrats à venir et perspectives ont ainsi suggéré que la demande restait présente, sans garantir pour autant une croissance future.
L’IA, aussi présentée comme une source de missions
La crainte que l’intelligence artificielle ne remplace une partie du travail de conseil pesait sur le secteur. La directrice générale d’Accenture, Julie Sweet, a déclaré que l’IA avait été un moteur de croissance pour l’entreprise. Elle a également évoqué ses partenariats dans des domaines comme les centres de données et les infrastructures.
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Cette lecture a aidé les investisseurs à envisager l’adoption de l’IA comme une source de missions pour les consultants qui accompagnent les entreprises dans sa mise en œuvre. Mais les résultats d’une seule société ne permettent pas de trancher la question des effets de l’IA sur la demande de conseil, l’économie des projets ou les tarifs que les clients accepteront de payer. Le rebond témoigne d’un regain de confiance, pas de la disparition du risque de bouleversement.
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Une hausse concentrée sur les services informatiques
Accenture a clôturé en hausse de 15,78 % le 1er octobre. Ses concurrents ont également progressé, mais les gains rapportés pour IBM et d’autres valeurs varient selon le moment de la séance : Reuters indiquait qu’IBM gagnait environ 3 % et Cognizant 8 %, tandis qu’un autre compte rendu faisait état de hausses respectives de 6,06 % et 11,8 %.
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40 Ces écarts correspondent à des relevés effectués à différents moments de la journée et ne doivent pas être comparés comme s’il s’agissait tous de cours de clôture.
Les grands indices américains ont beaucoup moins bougé. Selon Investopedia, le S&P 500 a terminé en hausse de 0,2 %, tandis que le Nasdaq Composite et le Dow Jones ont progressé de façon marginale.
16 Le contraste souligne que la réaction a surtout concerné les sociétés de services informatiques, plutôt que le marché dans son ensemble.
Ce qu’il faudra encore vérifier
La question centrale est de savoir si les réservations se transformeront en chiffre d’affaires dans des conditions tarifaires satisfaisantes. La réalisation des contrats peut prendre du temps. Les comptes rendus disponibles soulignent aussi des interrogations persistantes sur les prix et les renouvellements, si l’IA modifie la façon dont les missions de conseil sont menées.
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Les prochains résultats d’Accenture seront donc scrutés de près : les investisseurs voudront voir si la croissance se poursuit et si les réservations importantes se concrétisent en ventes, au-delà d’un trimestre marqué par de nombreux contrats signés. Le rebond du 1er octobre a atténué les craintes immédiates sur la demande, mais n’a pas répondu à ces questions de plus long terme.