La pénurie n’est pas une simple rupture de stock : les centres de données d’IA captent HBM, DRAM serveur, NAND et SSD d’entreprise plus vite que l’offre ne progresse. La HBM utilisée par les accélérateurs d’IA mobilise des ressources de production DRAM, tandis que les SSD d’entreprise concurrencent les SSD grand pub...

Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: Why are global memory and SSD shortages expected to last until 2028?. Article summary: Global memory and SSD shortages are expected to last into 2027 or possibly 2028 because AI data-center demand is absorbing huge amounts of DRAM, HBM, NAND flash, and enterprise SSD capacity faster than suppliers can add . Topic tags: general, general web. Reference image context from search candidates: Reference image 1: visual subject "# DRAM Shortage to Persist Until 2028, With AI Demand Consuming 40% of Global Supply. The global memory market is facing a structural crisis. A perfect storm of explosive AI growth" source context "DRAM Shortage to Persist Until 2028, With AI Demand Consuming 40% of Global Supply — BigGo Finance" Reference image 2: visual subject "Thank you for your interest in our company. Please complete the form
La pénurie de mémoire vive (RAM) et de SSD ne vient pas d’une seule pièce introuvable. Le marché de la mémoire est en train de se réorganiser autour de l’infrastructure d’IA : les acheteurs de centres de données veulent à la fois de la mémoire HBM, de la DRAM serveur, de la NAND flash et des SSD d’entreprise, en volumes considérables. TrendForce indique que les fournisseurs de DRAM réaffectent des procédés avancés et de nouvelles capacités vers les produits serveur et HBM, tandis que la demande en NAND se divise de plus en plus entre usages grand public et applications d’IA .
C’est pour cela que les prévisions dépassent désormais le simple creux de disponibilité sur un trimestre. TechwireAsia, citant Nikkei Asia, rapporte que les grands fournisseurs américains et sud-coréens augmenteraient leur production de DRAM à un rythme qui ne couvrirait qu’environ 60 % de la demande en 2027 . De son côté, l’analyse d’Altium estime que l’expansion limitée des usines, une production NAND largement déjà vendue et des contrats HBM pluriannuels pourraient maintenir la tension jusqu’à fin 2027, voire 2028
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Les centres de données d’IA ont changé la hiérarchie des acheteurs. Everstream explique que ces infrastructures reposent sur des GPU associés à de la HBM, une mémoire à très haut débit constituée d’empilements tridimensionnels de puces DRAM, qui consomme davantage de surface de wafer que la DRAM standard . TrendForce indique qu’au 1er trimestre 2026, les fournisseurs continuaient de réorienter leurs nœuds avancés et leurs nouvelles capacités vers les produits serveur et HBM pour répondre à la demande croissante des serveurs d’IA
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Le résultat est un problème d’allocation, pas seulement de logistique. Des capacités qui auraient pu servir la DDR5, la LPDDR, les SSD pour PC, les ordinateurs ou les smartphones sont attirées vers les produits serveur et IA, où la demande est plus forte et les marges plus élevées . IDC décrit également la crise comme liée en partie à une réaffectation des capacités de fabrication, au détriment de l’électronique grand public et au profit de solutions mémoire à plus forte marge pour l’IA, avec des effets en cascade pour les fabricants d’appareils et les utilisateurs finaux
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La HBM n’est pas séparée du monde de la DRAM. Elle est construite à partir de puces DRAM empilées et mobilise des procédés de fabrication et de packaging spécialisés . Quand les fabricants consacrent davantage de ressources à la HBM, une partie de la même base industrielle n’est plus disponible pour les modules de DRAM plus classiques utilisés dans d’autres machines
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Des rapports sectoriels indiquent aussi que SK hynix, Samsung et Micron déplacent une partie de leur production de wafers vers la HBM destinée aux accélérateurs d’IA . Sur le plan économique, le choix est logique : la mémoire pour IA et serveurs obtient la priorité, tandis que la mémoire plus standard pour appareils grand public devient plus exposée aux plafonds d’allocation et aux hausses de prix
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Les SSD sont touchés parce qu’ils dépendent de la NAND flash, la mémoire qui stocke les données. Or cette NAND est elle aussi aspirée par les usages de centres de données. TrendForce affirme que la demande en NAND flash se polarise de plus en plus entre applications grand public et applications d’IA, les SSD d’entreprise devenant le plus gros segment ; dans ses perspectives du 1er trimestre 2026, le cabinet prévoyait une hausse de plus de 40 % des prix des SSD clients .
Des fournisseurs de stockage ont aussi signalé des contraintes d’allocation liées à la demande des centres de données, des hyperscalers et des serveurs d’IA, avec une hausse des prix de la DRAM et de la NAND et des délais de livraison allongés . Autrement dit, le problème des SSD ne se limite pas à la demande de particuliers qui veulent mettre à niveau un ordinateur portable. Les acheteurs de SSD grand public se retrouvent en concurrence avec des commandes de stockage d’entreprise liées au cloud et à l’IA
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Les hyperscalers, ces très grands fournisseurs de services cloud capables d’acheter pour des infrastructures massives, ont à la fois le budget et l’urgence pour sécuriser l’approvisionnement avant d’autres acteurs. TrendForce indique que les fournisseurs américains de services cloud qui verrouillent des capacités accentuent l’écart entre offre et demande de DRAM et obligent d’autres acheteurs à accepter des prix plus élevés . TechwireAsia rapporte de son côté que la demande liée à l’IA et les capacités limitées devraient maintenir des prix mémoire élevés et des livraisons sous pression au moins jusqu’en 2027
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Cela explique pourquoi une pénurie peut durer même lorsque la production totale augmente. Une nouvelle capacité peut arriver sur le marché, mais la première priorité va souvent aux serveurs d’IA, à la HBM, à la DRAM serveur et aux SSD d’entreprise, plutôt qu’aux canaux PC, smartphones ou SSD grand public .
Dans la mémoire, on n’ajoute pas de capacité comme on passe une commande. TechwireAsia rapporte qu’il faudrait une hausse d’environ 12 % par an de la production de mémoire jusqu’en 2027 pour répondre à la demande, alors que la croissance actuelle serait autour de 7,5 % ; le même rapport évoque un écart d’environ 40 % et une production qui ne couvrirait qu’environ 60 % de la demande en 2027 .
Gigazine, en résumant des rapports connexes, indique que la plupart des nouvelles installations ne devraient pas être opérationnelles avant 2027, voire 2028 au plus tard . C’est l’une des raisons pour lesquelles 2028 revient dans les scénarios de pénurie : une extension d’usine décidée aujourd’hui ne se transforme pas immédiatement en puces DRAM ou NAND qualifiées, disponibles en volume et avec de bons rendements
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La crise est difficile à contourner parce qu’elle touche plusieurs familles à la fois. Des rapports ont décrit une forte tension simultanée sur les disques durs HDD, la DRAM, la HBM et la NAND en 2026 . Quand plusieurs catégories voisines sont contraintes en même temps, les acheteurs ont moins de solutions de remplacement simples.
Pour les entreprises, cela peut signifier des cycles d’achat plus longs pour les serveurs et le stockage. Pour les particuliers, les PC, smartphones et SSD grand public sont davantage exposés à une hausse des coûts de composants, à mesure que l’infrastructure d’IA absorbe une part plus importante de l’offre disponible .
La fenêtre 2027-2028 reste une prévision, pas une certitude. La tension pourrait se détendre plus tôt si les dépenses d’infrastructure IA ralentissent, si les commandes de long terme sont digérées ou si les nouvelles capacités arrivent plus vite que prévu. Elle pourrait aussi durer plus longtemps si les clients du cloud et de l’IA continuent de verrouiller HBM, DRAM serveur, NAND et SSD d’entreprise plus vite que les producteurs ne peuvent augmenter l’offre .
Pour les acheteurs, la conclusion pratique est de prévoir des prix élevés et des délais plus longs, plutôt que de miser sur un retour rapide des promotions sur la RAM et les SSD. TrendForce anticipait au 1er trimestre 2026 de fortes hausses trimestrielles pour la DRAM serveur et les SSD clients, tandis que TechwireAsia rapportait une pression durable sur les coûts mémoire au moins jusqu’en 2027 . Le mieux est donc de lire 2028 comme une zone de risque : plausible dans les conditions actuelles de demande IA et de capacité industrielle, mais encore dépendante de la vitesse à laquelle l’offre et la demande évolueront.
Studio Global AI
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La pénurie n’est pas une simple rupture de stock : les centres de données d’IA captent HBM, DRAM serveur, NAND et SSD d’entreprise plus vite que l’offre ne progresse.
La pénurie n’est pas une simple rupture de stock : les centres de données d’IA captent HBM, DRAM serveur, NAND et SSD d’entreprise plus vite que l’offre ne progresse. La HBM utilisée par les accélérateurs d’IA mobilise des ressources de production DRAM, tandis que les SSD d’entreprise concurrencent les SSD grand public pour la NAND [8][10].
Les nouvelles capacités prennent des années : des rapports évoquent une production DRAM qui ne couvrirait qu’environ 60 % de la demande en 2027 et des sites attendus seulement en 2027 2028 [1][2].