Pour les organisations qui interpellent la Commission européenne, l’affaire n’est plus seulement un dossier Google. Elle est devenue un test politique et institutionnel : l’Union européenne appliquera-t-elle son Digital Markets Act, le DMA, même lorsque le dossier concerne un géant américain et que des pressions extérieures sont signalées ? Plus de 30 organisations ont écrit à la Commission pour faire part de leur « grave préoccupation » après des informations selon lesquelles une amende contre Google aurait été retardée à la suite de pressions de l’administration américaine [1].
Le cœur du dossier : l’auto-préférence dans Search
Google fait l’objet depuis plus de deux ans d’une enquête au titre du Digital Markets Act pour des pratiques présumées d’auto-préférence, selon le résumé par MLex de la lettre de la société civile [1]. Dans la couverture liée à Reuters, le grief est décrit comme le fait que Google aurait favorisé ses propres services dans les résultats de recherche en ligne [
7].
Ce point mérite d’être souligné : les éléments cités ici parlent de pratiques présumées, pas d’une infraction définitivement établie par l’Union européenne. Les groupes demandent à la Commission d’achever la procédure et d’imposer une amende ou des sanctions si Google est reconnu en infraction avec les règles européennes [7].



