Les revenus liés à l’IA ont augmenté de 60 % sur un an, à 9,3 milliards de dollars. Ils représentent désormais 35 % du chiffre d’affaires du groupe. Ce montant englobe notamment les appareils dotés de fonctions d’IA, les serveurs équipés de processeurs graphiques — ou GPU — et les services d’IA. La stratégie « Hybrid AI » de Lenovo commence ainsi à se traduire en revenus mesurables, plutôt qu’à rester cantonnée à la recherche et au développement.
Il faut cependant distinguer le résultat ajusté du résultat publié selon les normes comptables. Lenovo a déclaré une perte de 609 millions de dollars attribuable aux actionnaires, principalement en raison d’éléments non monétaires, dont la réévaluation de bons de souscription émis en 2025. L’indicateur ajusté exclut certains effets de valorisation, d’amortissement, de fusions-acquisitions, de dépréciation et de financement.
La progression la plus spectaculaire vient de l’Infrastructure Solutions Group, ou ISG.
Ces chiffres expliquent pourquoi l’infrastructure d’IA est au cœur des perspectives de Lenovo. L’entreprise ne vend pas seulement des appareils intégrant des fonctionnalités d’IA : elle fournit aussi les systèmes informatiques nécessaires à l’exécution de ces charges de travail.
L’Intelligent Devices Group, ou IDG, a lui aussi signé un premier trimestre record, malgré les pressions qui affectent généralement les fabricants de matériel électronique.
Son chiffre d’affaires a progressé de 27 %, à 17,1 milliards de dollars, tandis que la marge d’exploitation s’est maintenue à 7,1 %. Lenovo revendique 24,2 % du marché mondial des PC et 25,1 % de celui des PC intégrant des fonctions d’IA. Les revenus issus des tablettes ont augmenté de plus de 80 %, et ceux des smartphones de 15 %, atteignant un record pour un premier trimestre fiscal.
Cette activité joue un rôle stratégique : elle apporte à Lenovo son échelle, ses canaux de distribution et ses relations avec les clients. Le trimestre montre que la demande liée à l’IA ne se limite pas aux centres de données. Elle s’étend aussi aux ordinateurs, aux tablettes et aux smartphones.
Le Solutions and Services Group, ou SSG, a également enregistré un record au premier trimestre.
Son chiffre d’affaires a augmenté de 28 %, à 2,9 milliards de dollars. Le résultat d’exploitation a progressé de 39 %, à 697 millions de dollars, et la marge d’exploitation a atteint 24,2 %. Les revenus issus des services d’IA ont progressé à un rythme à trois chiffres, tandis que ceux de TruScale ont augmenté de 35 %. Les services managés ainsi que les activités de projets et de solutions représentent ensemble plus de 62 % du chiffre d’affaires de SSG.
Les services permettent à Lenovo de monétiser l’IA au-delà de la vente initiale d’un appareil ou d’un serveur. Le conseil, les services managés et les offres facturées à l’usage peuvent renforcer la relation avec les clients et réduire la dépendance aux seuls cycles de renouvellement du matériel.
Lenovo attribue sa capacité à gérer les contraintes d’approvisionnement et la hausse des coûts à sa taille, à ses relations avec ses fournisseurs, à son modèle opérationnel intégré et à son approche de chaîne logistique « Global/Local ».
Cette organisation prend une importance particulière alors que les composants nécessaires au matériel d’IA sont très demandés. Les résultats du groupe montrent que l’exécution opérationnelle et la disponibilité des produits ont été déterminantes pour convertir la demande du marché en chiffre d’affaires. Ils expliquent aussi pourquoi Lenovo présente désormais sa chaîne d’approvisionnement comme une capacité stratégique, et non comme une simple fonction administrative.
Le groupe a accru ses dépenses de recherche et développement de 30 %, à 682 millions de dollars, au cours du trimestre.
Cet effort doit soutenir le développement de son portefeuille « Hybrid AI », qui couvre les appareils, les infrastructures et les services. L’approche de Lenovo consiste à associer une IA exécutée localement sur les appareils à des capacités fournies par les centres de données et le cloud. Le groupe peut ainsi répondre à des besoins différents à chaque niveau de la chaîne technologique.
Lenovo est partenaire technologique officiel de la FIFA pour la Coupe du monde 2026. L’entreprise doit fournir des appareils, des infrastructures, des services, des solutions et des capacités d’IA pour la compétition, organisée dans trois pays, 16 villes, avec 48 équipes et 104 matches. Ces technologies doivent soutenir les opérations, la diffusion, l’analyse des équipes, l’arbitrage et l’expérience des supporters.
Au-delà de la visibilité offerte par le sponsoring, ce partenariat constitue une vitrine opérationnelle. Un événement de cette ampleur permet à Lenovo de démontrer, dans un environnement très exposé, comment ses appareils, ses centres de données, ses services et ses outils d’IA peuvent fonctionner ensemble. Le groupe présente également cette collaboration comme une source d’occasions commerciales et de contacts avec ses clients.
Yuanqing Yang, président et directeur général de Lenovo, estime que ces résultats valident la vision stratégique, l’exécution opérationnelle et les efforts d’innovation du groupe. Il présente l’IA comme un moteur de croissance dans chacune des divisions et considère que la stratégie Hybrid AI doit permettre à Lenovo de mieux traverser les cycles du marché, tout en visant une croissance durable à long terme et une plus grande création de valeur pour les actionnaires.
Le véritable test sera désormais de maintenir une croissance rentable lorsque la demande en infrastructures d’IA évoluera, que le coût des composants restera volatil et que les investissements en R&D continueront d’augmenter. Pour l’instant, Lenovo bénéficie de plusieurs tendances qui se renforcent mutuellement : ventes soutenues de PC et de smartphones, expansion rapide des infrastructures, progression des services d’IA et chaîne d’approvisionnement capable d’accompagner cette demande.
Le trimestre record de Lenovo montre que sa stratégie dans l’IA s’étend à l’ensemble du groupe, au lieu de se concentrer sur une seule catégorie de produits. Les infrastructures constituent le moteur de croissance le plus rapide, les appareils fournissent la principale base de revenus et les services affichent le profil de marge le plus élevé.
Les chiffres sont donc impressionnants, mais doivent être lus avec nuance : 26,9 milliards de dollars de chiffre d’affaires et 1,075 milliard de dollars de résultat net ajusté, alors que le résultat publié fait apparaître une perte largement liée à des éléments comptables non monétaires. La prochaine étape consistera à déterminer si Lenovo peut transformer cette combinaison exceptionnelle de demande en IA, d’effet de levier opérationnel et de diversité de portefeuille en croissance durable.
Les revenus liés à l’IA ont augmenté de 60 % sur un an, à 9,3 milliards de dollars. Ils représentent désormais 35 % du chiffre d’affaires du groupe. Ce montant englobe notamment les appareils dotés de fonctions d’IA, les serveurs équipés de processeurs graphiques — ou GPU — et les services d’IA. La stratégie « Hybrid AI » de Lenovo commence ainsi à se traduire en revenus mesurables, plutôt qu’à rester cantonnée à la recherche et au développement.
Il faut cependant distinguer le résultat ajusté du résultat publié selon les normes comptables. Lenovo a déclaré une perte de 609 millions de dollars attribuable aux actionnaires, principalement en raison d’éléments non monétaires, dont la réévaluation de bons de souscription émis en 2025. L’indicateur ajusté exclut certains effets de valorisation, d’amortissement, de fusions-acquisitions, de dépréciation et de financement.
La progression la plus spectaculaire vient de l’Infrastructure Solutions Group, ou ISG.
Ces chiffres expliquent pourquoi l’infrastructure d’IA est au cœur des perspectives de Lenovo. L’entreprise ne vend pas seulement des appareils intégrant des fonctionnalités d’IA : elle fournit aussi les systèmes informatiques nécessaires à l’exécution de ces charges de travail.
L’Intelligent Devices Group, ou IDG, a lui aussi signé un premier trimestre record, malgré les pressions qui affectent généralement les fabricants de matériel électronique.
Son chiffre d’affaires a progressé de 27 %, à 17,1 milliards de dollars, tandis que la marge d’exploitation s’est maintenue à 7,1 %. Lenovo revendique 24,2 % du marché mondial des PC et 25,1 % de celui des PC intégrant des fonctions d’IA. Les revenus issus des tablettes ont augmenté de plus de 80 %, et ceux des smartphones de 15 %, atteignant un record pour un premier trimestre fiscal.
Cette activité joue un rôle stratégique : elle apporte à Lenovo son échelle, ses canaux de distribution et ses relations avec les clients. Le trimestre montre que la demande liée à l’IA ne se limite pas aux centres de données. Elle s’étend aussi aux ordinateurs, aux tablettes et aux smartphones.
Le Solutions and Services Group, ou SSG, a également enregistré un record au premier trimestre.
Son chiffre d’affaires a augmenté de 28 %, à 2,9 milliards de dollars. Le résultat d’exploitation a progressé de 39 %, à 697 millions de dollars, et la marge d’exploitation a atteint 24,2 %. Les revenus issus des services d’IA ont progressé à un rythme à trois chiffres, tandis que ceux de TruScale ont augmenté de 35 %. Les services managés ainsi que les activités de projets et de solutions représentent ensemble plus de 62 % du chiffre d’affaires de SSG.
Les services permettent à Lenovo de monétiser l’IA au-delà de la vente initiale d’un appareil ou d’un serveur. Le conseil, les services managés et les offres facturées à l’usage peuvent renforcer la relation avec les clients et réduire la dépendance aux seuls cycles de renouvellement du matériel.
Lenovo attribue sa capacité à gérer les contraintes d’approvisionnement et la hausse des coûts à sa taille, à ses relations avec ses fournisseurs, à son modèle opérationnel intégré et à son approche de chaîne logistique « Global/Local ».
Cette organisation prend une importance particulière alors que les composants nécessaires au matériel d’IA sont très demandés. Les résultats du groupe montrent que l’exécution opérationnelle et la disponibilité des produits ont été déterminantes pour convertir la demande du marché en chiffre d’affaires. Ils expliquent aussi pourquoi Lenovo présente désormais sa chaîne d’approvisionnement comme une capacité stratégique, et non comme une simple fonction administrative.
Le groupe a accru ses dépenses de recherche et développement de 30 %, à 682 millions de dollars, au cours du trimestre.
Cet effort doit soutenir le développement de son portefeuille « Hybrid AI », qui couvre les appareils, les infrastructures et les services. L’approche de Lenovo consiste à associer une IA exécutée localement sur les appareils à des capacités fournies par les centres de données et le cloud. Le groupe peut ainsi répondre à des besoins différents à chaque niveau de la chaîne technologique.
Lenovo est partenaire technologique officiel de la FIFA pour la Coupe du monde 2026. L’entreprise doit fournir des appareils, des infrastructures, des services, des solutions et des capacités d’IA pour la compétition, organisée dans trois pays, 16 villes, avec 48 équipes et 104 matches. Ces technologies doivent soutenir les opérations, la diffusion, l’analyse des équipes, l’arbitrage et l’expérience des supporters.
Au-delà de la visibilité offerte par le sponsoring, ce partenariat constitue une vitrine opérationnelle. Un événement de cette ampleur permet à Lenovo de démontrer, dans un environnement très exposé, comment ses appareils, ses centres de données, ses services et ses outils d’IA peuvent fonctionner ensemble. Le groupe présente également cette collaboration comme une source d’occasions commerciales et de contacts avec ses clients.
Yuanqing Yang, président et directeur général de Lenovo, estime que ces résultats valident la vision stratégique, l’exécution opérationnelle et les efforts d’innovation du groupe. Il présente l’IA comme un moteur de croissance dans chacune des divisions et considère que la stratégie Hybrid AI doit permettre à Lenovo de mieux traverser les cycles du marché, tout en visant une croissance durable à long terme et une plus grande création de valeur pour les actionnaires.
Le véritable test sera désormais de maintenir une croissance rentable lorsque la demande en infrastructures d’IA évoluera, que le coût des composants restera volatil et que les investissements en R&D continueront d’augmenter. Pour l’instant, Lenovo bénéficie de plusieurs tendances qui se renforcent mutuellement : ventes soutenues de PC et de smartphones, expansion rapide des infrastructures, progression des services d’IA et chaîne d’approvisionnement capable d’accompagner cette demande.
Le trimestre record de Lenovo montre que sa stratégie dans l’IA s’étend à l’ensemble du groupe, au lieu de se concentrer sur une seule catégorie de produits. Les infrastructures constituent le moteur de croissance le plus rapide, les appareils fournissent la principale base de revenus et les services affichent le profil de marge le plus élevé.
Les chiffres sont donc impressionnants, mais doivent être lus avec nuance : 26,9 milliards de dollars de chiffre d’affaires et 1,075 milliard de dollars de résultat net ajusté, alors que le résultat publié fait apparaître une perte largement liée à des éléments comptables non monétaires. La prochaine étape consistera à déterminer si Lenovo peut transformer cette combinaison exceptionnelle de demande en IA, d’effet de levier opérationnel et de diversité de portefeuille en croissance durable.