Pour donner un ordre d’idée : au premier semestre 2026, les start-up tech européennes avaient levé 44,1 Md€ en seulement 1 740 opérations — un plus bas en six ans pour le nombre de deals — le capital-risque se resserrant autour d’une poignée de pépites dans l’IA et la deep-tech . Juillet s’inscrit dans cette tendance.
La transaction phare de juillet est celle d’Helsing, la société munichoise d’IA militaire, qui a bouclé une Série E de 1,8 Md$ le 13 juillet, pour une valorisation de 18 Md$ . Il s’agit du plus gros tour de table jamais réalisé par une start-up européenne de la défense
. Parmi les investisseurs figurent Dragoneer Investment Group, Lightspeed Venture Partners, Disruptive, Iconiq, Growth Equity at Goldman Sachs Alternatives, JPMorganChase, le Régime de pensions du Canada (CPP Investments), General Catalyst, Plural et Stepstone
.
L’intelligence artificielle a été le secteur le mieux financé en juillet, attirant 1,8 Md€ — plus que toute autre catégorie . L’IA a ainsi repris la première place à la robotique, qui dominait en juin avec 1,3 Md€
.
Ce chiffre mensuel s’inscrit dans une tendance bien plus large. Au S1 2026, l’IA a absorbé 60,3 % de la valeur totale des deals de capital-risque européens, contre 37,9 % sur l’ensemble de l’année 2025 . Les start-up européennes d’IA ont levé un montant record de 23 Md$ au S1 2026, soit une progression de 130 % sur un an
.
L’Allemagne domine le classement régional de juillet : les start-up y ont levé 3,5 Md€ en 48 opérations . L’avance allemande dans la deep-tech et la présence d’Helsing pèsent lourd dans ce total. Le financement VC des start-up allemandes a atteint 6 Md€ au S1 2026, en passe de devenir la meilleure année pour les montants levés depuis le pic de 2021
.
Les sorties se sont nettement accélérées en juillet, avec 51 transactions enregistrées (M&A, introductions en Bourse et autres) . C’est plus qu’en juin (39 sorties) et qu’en mai (39), signe d’une liquidité croissante du marché et d’un appétit renouvelé pour les introductions en Bourse et les acquisitions
. Depuis le début de l’année 2026 en Europe, sept start-up valorisées plus d’un milliard ont déjà été acquises ou sont entrées en Bourse, égalant le précédent record annuel du continent
.
Les données de juillet confirment une tendance observée tout au long de 2026 : le capital-risque européen apporte davantage d’argent à un nombre plus restreint de sociétés, et l’IA en est la principale bénéficiaire. Le nombre de tours de table au stade seed en Europe a chuté de 44 % . Le Royaume-Uni a concentré 18,7 Md€ de capitaux au S1 — plus que tout autre pays — mais la percée allemande de juillet montre que l’écosystème est réparti sur plusieurs hubs
.