Pour la première fois, le CIN disposait de projets de texte couvrant les trois instruments . Les coprésidents ont publié leur « projet zéro » le 21 juillet — 26 articles portant sur la répartition des droits d'imposition, la fiscalité des personnes fortunées, les flux financiers illicites et la gouvernance future de la convention . Le dernier jour, le Département des affaires économiques et sociales de l'ONU a officiellement sollicité des commentaires sur le projet de convention et les protocoles .
Le débat le plus houleux a porté sur l'article 5, relatif à la répartition équitable des droits d'imposition. Un clivage majeur entre pays du Nord et pays du Sud est apparu .
Le 9e jour, les délégués ont débattu du protocole sur les différends fiscaux, notamment la gestion des litiges en l'absence de convention fiscale et les mécanismes qui devraient être obligatoires . La question de l'arbitrage obligatoire est un point de blocage récurrent : les pays développés y sont généralement favorables pour la sécurité juridique, tandis que les nations en développement y voient souvent une entrave à leur souveraineté fiscale.
Les négociateurs ont également débattu de l'inclusion de l'intelligence artificielle dans le protocole 1 sur les services transfrontaliers . Ils ont discuté du seuil de rattachement (nexus) pour les redevances de services dans l'économie numérique, certains pays craignant des revendications concurrentes de droits d'imposition à la source en vertu des règles de nexus proposées .
Une étude conjointe du Tax Justice Network et de Public Services International, publiée en marge des négociations, révèle que taxer les multinationales là où se déroule leur activité économique réelle — ce que l'on appelle l'imposition unitaire — pourrait générer entre 300 et plus de 500 milliards de dollars de recettes fiscales supplémentaires par an, sans augmenter les taux d'imposition . Le chiffre de 500 milliards de dollars a été largement repris comme le gain potentiel principal .
L'argument central du rapport : remplacer le système centenaire du « payez là où vous déclarez », qui permet aux multinationales de déclarer leurs bénéfices où elles le souhaitent (souvent dans des juridictions à faible fiscalité), par un modèle « payez là où vous opérez », qui les taxe là où elles sont réellement actives . Pour donner un ordre d'idée, 500 milliards de dollars représentent près de 40 % des 1 300 milliards de dollars de financement climatique annuel que les gouvernements se sont engagés à mobiliser d'ici 2035 .
Plusieurs questions cruciales restent à trancher avant la prochaine session :
Ces questions détermineront si la convention parvient à tenir sa promesse d'un système fiscal mondial plus juste et plus efficace.
La sixième session de négociation est prévue à Nairobi, au Kenya, du 30 novembre au 11 décembre 2026 . Le CIN devrait se réunir trois fois par an jusqu'en 2027, date à laquelle le texte final de la convention et des deux protocoles devra être soumis à l'Assemblée générale des Nations Unies . La prochaine session sera un test crucial pour savoir si l'élan de New York peut se traduire par des compromis concrets sur les questions les plus conflictuelles.
Ce processus, initié par le Groupe africain en 2023, représente la tentative la plus ambitieuse depuis un siècle de réécrire les règles de la fiscalité internationale . Son issue déterminera si les gouvernements du monde entier peuvent capter les centaines de milliards de dollars de recettes actuellement perdus à cause des transferts de bénéfices — et si ces recettes iront aux pays où l'activité économique réelle a lieu.
Pour la première fois, le CIN disposait de projets de texte couvrant les trois instruments . Les coprésidents ont publié leur « projet zéro » le 21 juillet — 26 articles portant sur la répartition des droits d'imposition, la fiscalité des personnes fortunées, les flux financiers illicites et la gouvernance future de la convention . Le dernier jour, le Département des affaires économiques et sociales de l'ONU a officiellement sollicité des commentaires sur le projet de convention et les protocoles .
Le débat le plus houleux a porté sur l'article 5, relatif à la répartition équitable des droits d'imposition. Un clivage majeur entre pays du Nord et pays du Sud est apparu .
Le 9e jour, les délégués ont débattu du protocole sur les différends fiscaux, notamment la gestion des litiges en l'absence de convention fiscale et les mécanismes qui devraient être obligatoires . La question de l'arbitrage obligatoire est un point de blocage récurrent : les pays développés y sont généralement favorables pour la sécurité juridique, tandis que les nations en développement y voient souvent une entrave à leur souveraineté fiscale.
Les négociateurs ont également débattu de l'inclusion de l'intelligence artificielle dans le protocole 1 sur les services transfrontaliers . Ils ont discuté du seuil de rattachement (nexus) pour les redevances de services dans l'économie numérique, certains pays craignant des revendications concurrentes de droits d'imposition à la source en vertu des règles de nexus proposées .
Une étude conjointe du Tax Justice Network et de Public Services International, publiée en marge des négociations, révèle que taxer les multinationales là où se déroule leur activité économique réelle — ce que l'on appelle l'imposition unitaire — pourrait générer entre 300 et plus de 500 milliards de dollars de recettes fiscales supplémentaires par an, sans augmenter les taux d'imposition . Le chiffre de 500 milliards de dollars a été largement repris comme le gain potentiel principal .
L'argument central du rapport : remplacer le système centenaire du « payez là où vous déclarez », qui permet aux multinationales de déclarer leurs bénéfices où elles le souhaitent (souvent dans des juridictions à faible fiscalité), par un modèle « payez là où vous opérez », qui les taxe là où elles sont réellement actives . Pour donner un ordre d'idée, 500 milliards de dollars représentent près de 40 % des 1 300 milliards de dollars de financement climatique annuel que les gouvernements se sont engagés à mobiliser d'ici 2035 .
Plusieurs questions cruciales restent à trancher avant la prochaine session :
Ces questions détermineront si la convention parvient à tenir sa promesse d'un système fiscal mondial plus juste et plus efficace.
La sixième session de négociation est prévue à Nairobi, au Kenya, du 30 novembre au 11 décembre 2026 . Le CIN devrait se réunir trois fois par an jusqu'en 2027, date à laquelle le texte final de la convention et des deux protocoles devra être soumis à l'Assemblée générale des Nations Unies . La prochaine session sera un test crucial pour savoir si l'élan de New York peut se traduire par des compromis concrets sur les questions les plus conflictuelles.
Ce processus, initié par le Groupe africain en 2023, représente la tentative la plus ambitieuse depuis un siècle de réécrire les règles de la fiscalité internationale . Son issue déterminera si les gouvernements du monde entier peuvent capter les centaines de milliards de dollars de recettes actuellement perdus à cause des transferts de bénéfices — et si ces recettes iront aux pays où l'activité économique réelle a lieu.