Le sommet de Cebu n’a pas produit de bouton d’urgence régional. Réunis le 8 mai aux Philippines, les dirigeants de l’ASEAN, l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est, ont appelé à accélérer la ratification d’un cadre régional de partage de carburant. Mais la réunion s’est achevée sans plan immédiat de réponse commune à la crise au Moyen-Orient et aux perturbations du détroit d’Hormuz.[6][
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C’est toute la nuance. L’ASEAN a voulu montrer qu’elle se prépare à d’éventuelles pénuries de carburant, mais le choc actuel reste, pour l’instant, principalement géré par les capitales nationales, tandis que le mécanisme régional n’est pas encore opérationnel.[6][
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Ce que l’ASEAN a réellement décidé
Le résultat le plus clair du sommet est politique : les dirigeants ont demandé d’aller plus vite dans la mise en place d’un cadre régional de partage de carburant. Ce pacte est présenté comme urgent parce que la région dépend fortement du pétrole importé et se trouve exposée aux ruptures d’approvisionnement liées à Hormuz.
