Cet aveu intervient après des mois d’intensification des campagnes de drones ukrainiens contre les infrastructures énergétiques russes. Mi-mai, Reuters rapportait déjà que presque toutes les grandes raffineries du centre de la Russie avaient été contraintes de stopper ou de réduire leur activité à cause de ces frappes . L’effet domino a fini par se faire sentir jusqu’aux abords du forum : un rationnement de carburant a été instauré dans les stations-service de la région de Saint-Pétersbourg au coup d’envoi de l’événement . Malgré ce tableau peu reluisant, M. Novak a assuré que la Russie comptait bien atteindre ses quotas de production OPEP+ d’ici la fin de l’année .
Le forum s’est ouvert le 3 juin sous un épais nuage de fumée noire, bien réel celui-là . Quelques heures avant les premières sessions, des drones ukrainiens ont frappé le Terminal Pétrolier de Saint-Pétersbourg – le plus grand complexe de transbordement pétrolier de la mer Baltique – et la base navale de Kronstadt, située à plus de 1 100 kilomètres de la frontière ukrainienne . L’aéroport de Poulkovo a dû fermer durant plusieurs heures et, selon les autorités russes, près de 60 drones ont été abattus au-dessus de la région de Léningrad .
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a présenté ces frappes comme une mise en œuvre réussie des « sanctions à longue portée » de son pays contre la Russie . Cette attaque le jour de l’ouverture du « Davos russe », l’événement phare de Vladimir Poutine qui réunissait quelque 20 000 invités venus de 130 pays, a été perçue comme une opération de déstabilisation à la fois symbolique et stratégique visant à saper les efforts de Moscou pour projeter une image de normalité et de résilience économique .
Les discussions énergétiques du forum étaient hantées par la plus grave fracture qu’ait connue l’alliance OPEP+ depuis des années. Les Émirats arabes unis se sont officiellement retirés de l’OPEP et de l’OPEP+ le 1er mai 2026, mettant fin à 59 années d’adhésion et amputant le bloc de son troisième plus gros producteur . Le sujet n’était pas à l’ordre du jour officiel du SPIEF, mais des sources ont confirmé qu’il devait être abordé lors de la prochaine grande réunion de l’alliance . Ce départ libère les Émirats du carcan des quotas de production et leur permet de poursuivre leurs propres objectifs de capacité, jugés très ambitieux. Pour les membres restants, en revanche, cela revient à gérer un marché de plus en plus volatil avec une boîte à outils bien moins fournie .
La réunion de l’OPEP+ du 7 juin, programmée au lendemain de la clôture du SPIEF, était donc très attendue. Elle devait permettre de dessiner les contours de l’architecture post-Émirats. Une réunion virtuelle préliminaire de sept membres clés, le 3 mai, avait déjà validé une modeste augmentation de la production de 188 000 barils par jour pour juin. Un geste que les analystes ont vu comme un symbole de continuité . La réunion plénière du 7 juin devait, elle, s’attaquer aux dossiers brûlants : la redistribution du quota laissé par les Émirats et l’évaluation des énormes risques d’approvisionnement venus du Moyen-Orient .
C’est sur les risques du conflit iranien qu’Alexandre Novak a livré son évaluation la plus alarmante. Il a prévenu que les marchés pétroliers mondiaux risquaient de subir des pénuries aiguës « d’ici quelques mois » si la production dans la région du Golfe ne redémarrait pas . Il a souligné que le marché fonctionnait déjà avec une marge de manœuvre considérablement réduite. La fermeture du détroit d’Ormuz, ce point d’étranglement vital par où transite un cinquième de l’offre mondiale de pétrole, a déjà lourdement amputé la production de tout le golfe Persique .
Une session de haut niveau, intitulée « Systèmes énergétiques mondiaux : comment le secteur répond-il aux défis et aux risques ? », a d’ailleurs été consacrée à la sécurité du détroit d’Ormuz et aux risques en cascade que font peser les ruptures des chaînes d’approvisionnement . Ce n’est pas un hasard si l’Arabie saoudite a été choisie comme pays invité d’honneur du SPIEF. Les organisateurs entendaient placer la diplomatie énergétique au cœur des échanges, face à l’emballement des crises . Le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane, s’est entretenu avec Novak en marge de l’événement. Il a appelé à une stabilisation du secteur, au moment même où les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient rendent les accords de production de l’OPEP+ purement symboliques pour deux de ses principaux producteurs .
Cet aveu intervient après des mois d’intensification des campagnes de drones ukrainiens contre les infrastructures énergétiques russes. Mi-mai, Reuters rapportait déjà que presque toutes les grandes raffineries du centre de la Russie avaient été contraintes de stopper ou de réduire leur activité à cause de ces frappes . L’effet domino a fini par se faire sentir jusqu’aux abords du forum : un rationnement de carburant a été instauré dans les stations-service de la région de Saint-Pétersbourg au coup d’envoi de l’événement . Malgré ce tableau peu reluisant, M. Novak a assuré que la Russie comptait bien atteindre ses quotas de production OPEP+ d’ici la fin de l’année .
Le forum s’est ouvert le 3 juin sous un épais nuage de fumée noire, bien réel celui-là . Quelques heures avant les premières sessions, des drones ukrainiens ont frappé le Terminal Pétrolier de Saint-Pétersbourg – le plus grand complexe de transbordement pétrolier de la mer Baltique – et la base navale de Kronstadt, située à plus de 1 100 kilomètres de la frontière ukrainienne . L’aéroport de Poulkovo a dû fermer durant plusieurs heures et, selon les autorités russes, près de 60 drones ont été abattus au-dessus de la région de Léningrad .
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a présenté ces frappes comme une mise en œuvre réussie des « sanctions à longue portée » de son pays contre la Russie . Cette attaque le jour de l’ouverture du « Davos russe », l’événement phare de Vladimir Poutine qui réunissait quelque 20 000 invités venus de 130 pays, a été perçue comme une opération de déstabilisation à la fois symbolique et stratégique visant à saper les efforts de Moscou pour projeter une image de normalité et de résilience économique .
Les discussions énergétiques du forum étaient hantées par la plus grave fracture qu’ait connue l’alliance OPEP+ depuis des années. Les Émirats arabes unis se sont officiellement retirés de l’OPEP et de l’OPEP+ le 1er mai 2026, mettant fin à 59 années d’adhésion et amputant le bloc de son troisième plus gros producteur . Le sujet n’était pas à l’ordre du jour officiel du SPIEF, mais des sources ont confirmé qu’il devait être abordé lors de la prochaine grande réunion de l’alliance . Ce départ libère les Émirats du carcan des quotas de production et leur permet de poursuivre leurs propres objectifs de capacité, jugés très ambitieux. Pour les membres restants, en revanche, cela revient à gérer un marché de plus en plus volatil avec une boîte à outils bien moins fournie .
La réunion de l’OPEP+ du 7 juin, programmée au lendemain de la clôture du SPIEF, était donc très attendue. Elle devait permettre de dessiner les contours de l’architecture post-Émirats. Une réunion virtuelle préliminaire de sept membres clés, le 3 mai, avait déjà validé une modeste augmentation de la production de 188 000 barils par jour pour juin. Un geste que les analystes ont vu comme un symbole de continuité . La réunion plénière du 7 juin devait, elle, s’attaquer aux dossiers brûlants : la redistribution du quota laissé par les Émirats et l’évaluation des énormes risques d’approvisionnement venus du Moyen-Orient .
C’est sur les risques du conflit iranien qu’Alexandre Novak a livré son évaluation la plus alarmante. Il a prévenu que les marchés pétroliers mondiaux risquaient de subir des pénuries aiguës « d’ici quelques mois » si la production dans la région du Golfe ne redémarrait pas . Il a souligné que le marché fonctionnait déjà avec une marge de manœuvre considérablement réduite. La fermeture du détroit d’Ormuz, ce point d’étranglement vital par où transite un cinquième de l’offre mondiale de pétrole, a déjà lourdement amputé la production de tout le golfe Persique .
Une session de haut niveau, intitulée « Systèmes énergétiques mondiaux : comment le secteur répond-il aux défis et aux risques ? », a d’ailleurs été consacrée à la sécurité du détroit d’Ormuz et aux risques en cascade que font peser les ruptures des chaînes d’approvisionnement . Ce n’est pas un hasard si l’Arabie saoudite a été choisie comme pays invité d’honneur du SPIEF. Les organisateurs entendaient placer la diplomatie énergétique au cœur des échanges, face à l’emballement des crises . Le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane, s’est entretenu avec Novak en marge de l’événement. Il a appelé à une stabilisation du secteur, au moment même où les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient rendent les accords de production de l’OPEP+ purement symboliques pour deux de ses principaux producteurs .