Avant la frappe, les forces américaines ont émis « plus de 20 sommations » ordonnant au navire de s'arrêter, toutes ignorées par l'équipage . Touché par le missile, le cargo s'est retrouvé désemparé et à la dérive. Le CENTCOM a déclaré que le navire « ne faisait plus route vers l'Iran »
. Cet incident porte à cinq ou six le nombre de navires neutralisés par les forces américaines depuis le début du blocus, une campagne qui aurait également conduit à la réorientation de 116 autres navires
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En totale opposition avec les actions américaines, la marine du Corps des Gardiens de la révolution islamique (IRGC) publie des déclarations quotidiennes pour asseoir son contrôle sur la voie navigable. Le 31 mai, l'IRGC a affirmé que 28 navires, dont des pétroliers et des porte-conteneurs, avaient traversé le détroit au cours des dernières 24 heures « après avoir obtenu les autorisations nécessaires et avec la coordination et la protection » des forces navales iraniennes .
Ces annonces, relayées par les médias d'État iraniens, sont une tentative claire de projeter une image d'autorité et de suggérer la poursuite d'opérations commerciales normales. L'IRGC a décrit son action comme un « contrôle intelligent du détroit d'Ormuz (...) mené de manière continue, ferme et avec autorité » . Ces affirmations n'ont pas été vérifiées par des données indépendantes de suivi maritime et contredisent frontalement la position des États-Unis, qui assurent que le blocus empêche activement tout transit non autorisé vers les ports iraniens.
Ajoutant une couche de danger supplémentaire, le Centre de sécurité maritime (MSC) d'Oman a émis un avertissement urgent le 30 mai. Un « objet flottant suspecté d'être une mine marine » a été détecté dans les eaux territoriales omanaises, à l'ouest de la zone de trafic côtière du détroit d'Ormuz . Le centre a exhorté tous les gens de mer, pêcheurs et navires à « faire preuve de la plus grande prudence » et à signaler immédiatement tout objet suspect aux autorités compétentes
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Cet avertissement est d'autant plus alarmant qu'il représente l'indice le plus concret d'une crainte exprimée depuis des mois par le secteur maritime : que des mines navales dérivent dans les couloirs de navigation très fréquentés, faisant peser un risque de catastrophe sur les pétroliers et les méthaniers transportant du gaz naturel liquéfié .
L'évaluation officielle de la menace pour la navigation reste au plus haut niveau. Le Centre conjoint d'information maritime (JMIC), qui fournit des avis coordonnés à l'industrie du transport maritime, maintient un niveau de risque global CRITIQUE dans le golfe Arabique, le détroit d'Ormuz et le golfe d'Oman .
Cette désignation reflète une combinaison de facteurs : les récentes attaques à l'intérieur du golfe Persique et du golfe d'Oman, les interférences persistantes avec la navigation, y compris le brouillage GPS, le signalement de mines à proximité des grandes routes maritimes, et des menaces substantielles contre les infrastructures portuaires régionales . Par ailleurs, les avis maritimes du gouvernement américain mettent en garde contre une activité militaire significative et la poursuite des frappes iraniennes contre des navires commerciaux, recommandant aux bâtiments de rester à l'écart de la zone si possible
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Plusieurs affirmations circulant dans cette guerre de l'information ne sont pas clairement étayées par les sources disponibles et doivent être traitées avec la plus grande prudence :
Dans une crise mouvante où propagande et action militaire sont profondément imbriquées, les faits confirmés restent le seul guide fiable. Le détroit d'Ormuz demeure un point de rupture capable de perturber l'approvisionnement énergétique mondial, et la situation continue d'évoluer.