Le Royaume-Uni a suivi le jeudi 18 juin 2026. Le Foreign, Commonwealth & Development Office (FCDO) a levé son avertissement « Déconseillé sauf essentiel » pour plusieurs destinations du Golfe, dont les Émirats arabes unis et le Qatar . La mise à jour concernait 14 pays au total, y compris la Turquie et Chypre
. Les deux gouvernements ont explicitement lié ces changements au mémorandum entre les États-Unis et l’Iran
. L’effet pratique : l’assurance voyage pour les ressortissants britanniques et australiens se rendant dans ces destinations est à nouveau valide, et ces mesures devraient rendre les voyages vers l’Europe moins chers via les correspondances au Moyen-Orient
.
Le Mémorandum d’Islamabad (nom officiel complet : Mémorandum d’accord entre les États-Unis d’Amérique et la République islamique d’Iran) est un « accord-cadre » en 14 points visant à mettre fin à la guerre en Iran en 2026 . Il a été principalement négocié par le Pakistan, avec le Qatar, l’Arabie saoudite, la Turquie et l’Égypte comme facilitateurs
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Parmi les dispositions clés :
Il ne faut pas confondre ce mémorandum avec un éventuel accord de sécurité séparé entre le Pakistan et l’Afghanistan ; il s’agit spécifiquement d’un instrument entre les États-Unis et l’Iran .
Malgré les progrès diplomatiques, les compagnies aériennes européennes restent dans l’incapacité de reprendre leurs routes normales dans le Golfe car la réglementation de la sécurité aérienne évolue sur une voie distincte des accords politiques .
Les interdictions de l’AESA restent en vigueur. L’Agence européenne de la sécurité aérienne interdit actuellement aux opérateurs de survoler l’espace aérien de l’Iran, de l’Irak et du Liban à tous les niveaux de vol . Un rapport d’évaluation des risques aéronautiques de mars 2026 a confirmé que les principales régions d’information de vol — notamment l’Iran, l’Irak, Israël, le Qatar, le Koweït, Bahreïn et la Syrie — restent fermées à l’aviation civile
. Le bulletin d’information sur les zones de conflit (CZIB) de l’AESA pour le Moyen-Orient et le Golfe persique était valable au moins jusqu’au 24 juin 2026 et conseillait aux opérateurs de « faire preuve de prudence » lorsqu’ils survolent Bahreïn, le Koweït, Israël, la Jordanie et d’autres espaces aériens régionaux
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Le risque militaire résiduel reste pertinent. Les compagnies aériennes avaient récemment été contraintes d’annuler des vols et de rediriger leurs appareils après que plusieurs pays du Moyen-Orient eurent temporairement fermé leur espace aérien en représailles à l’attaque iranienne contre une base militaire américaine au Qatar . Cette même perturbation a forcé les compagnies à annuler des vols et à rediriger des appareils, montrant que les transporteurs devaient encore gérer les risques opérationnels, de sécurité et de réseau, même si la diplomatie avançait
.
Les suspensions propres à certaines compagnies persistent. Air France a prolongé la suspension de ses vols vers Beyrouth et Dubaï au moins jusqu’au 24 juin 2026 . La même source indiquait qu’il était peu probable que les compagnies européennes reprennent leurs vols avant l’été, même après la signature du protocole d’accord
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Les hubs restent fragiles. Le Qatar faisait partie des pays dont l’espace aérien a été temporairement fermé pendant la crise , et les rapports sur les risques aéronautiques continuaient de signaler que les principales régions d’information de vol du Golfe et des environs étaient fermées à l’aviation civile
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En résumé, les conseils aux voyageurs se sont assouplis, mais les restrictions opérationnelles de l’espace aérien et les directives de sécurité de l’AESA dépendent toujours d’évaluations de la sécurité aérienne et de la réouverture de l’espace aérien, et non seulement de l’accord politique . Le Mémorandum d’Islamabad est une première étape nécessaire, mais tant que l’AESA n’aura pas révisé son CZIB et que les autorités nationales de l’aviation n’auront pas levé les NOTAM, les transporteurs européens resteront au sol ou emprunteront des détours prolongés.
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