Google développe actuellement son processeur Tensor de 10e génération, connu sous le nom de code “Icefish” . Le géant américain est en discussions avancées avec Samsung Foundry pour confier à cette dernière la fabrication de la puce d'entrée-sortie (I/O) liée à la mémoire . Dans le schéma envisagé, TSMC continuerait de produire la puce de calcul principale, tandis que Samsung réaliserait ce composant critique d'interface avec la mémoire à large bande passante (HBM), en utilisant son procédé de gravure SF2 Gate-All-Around en 2 nanomètres . La production de masse est envisagée à l'horizon 2028 .
La motivation de Google est limpide : les capacités de production de pointe de TSMC sont d'ores et déjà réservées par Nvidia, Apple et autres géants du cloud, ne laissant que peu de place pour la montée en puissance des puces IA de Google . Recourir à Samsung relève donc d'une stratégie de diversification de la chaîne d'approvisionnement, et non d'un abandon technologique de TSMC . Le site américain The Information a été le premier à rapporter ces pourparlers en juin 2026, citant deux sources proches du dossier ; plusieurs médias coréens qualifient depuis un accord de « probable », mais non encore signé .
Les points clés :
Si le contrat avec Google est encore en gestation, Samsung Foundry a d'ores et déjà sécurisé sa toute première commande auprès de Neuralink. Selon plusieurs médias économiques coréens, la firme a lancé le développement du procédé et la production pilote de la quatrième génération de puce d'implant cérébral de Neuralink, nommée « O1 », en s'appuyant sur son procédé mature de 4 nm (SF4) .
Lancé fin 2025, le projet a vu les premiers prototypes de test (tape-out) sortir en mai 2026, pour une livraison prévue au premier semestre 2027 . Si les tests s'avèrent concluants, la production en volume pourrait suivre au second semestre 2027 . Une première pour Neuralink, dont la chaîne d'approvisionnement en wafers pour la puce de troisième génération dépendait jusqu'alors exclusivement de TSMC .
Cette commande s'inscrit dans une relation de plus en plus étroite entre Samsung et l'empire industriel d'Elon Musk. En 2025, Samsung avait déjà signé un contrat pharaonique de 16,5 milliards de dollars avec Tesla pour fabriquer ses puces d'inférence IA de nouvelle génération (AI6) dans son usine de Taylor, au Texas . Le partenariat avec Neuralink étend cette coopération au domaine des neurotechnologies, offrant à Samsung une vitrine très réglementée pour démontrer la maturité de son procédé 4 nm .
Résumé du contrat Neuralink O1 :
Ces succès ne sont pas le fruit du hasard. Ils s'inscrivent dans un plan de redressement méthodique, orchestré par Samsung Foundry depuis que son taux d'utilisation des capacités de production a touché un plancher d'environ 50 % en 2025 . Dès le premier trimestre 2026, ce taux est remonté aux alentours de 80 %, porté par le contrat Tesla, une commande de puces en 8 nm pour Intel, et des discussions en cours avec AMD pour le 2 nm . Les projets Google et Neuralink permettraient de remplir encore un peu plus les usines et d'améliorer la trajectoire vers la rentabilité, que certains analystes estiment désormais possible dès le troisième trimestre 2026 .
Samsung déploie une stratégie de procédés sur deux fronts :
Le message de Samsung Foundry est sans équivoque : l'entreprise veut être perçue comme une source d'approvisionnement crédible pour les puces logiques avancées, et non plus seulement comme un géant de la mémoire. Plus les géants de la tech chercheront à diversifier leurs approvisionnements pour ne pas dépendre uniquement de TSMC, plus Samsung aura à gagner — à condition de tenir ses promesses en matière de rendement et de délais. Le contrat avec Google reste une négociation ouverte, et le projet Neuralink n'en est qu'à ses débuts en production pilote. Prometteuses, ces deux victoires ne sont pas encore des réalités en volume. Si Samsung parvient à transformer ces têtes de pont en montées en cadence industrielles, le paysage de la fonderie de semi-conducteurs aura considérablement changé d'ici 2028.
Google développe actuellement son processeur Tensor de 10e génération, connu sous le nom de code “Icefish” . Le géant américain est en discussions avancées avec Samsung Foundry pour confier à cette dernière la fabrication de la puce d'entrée-sortie (I/O) liée à la mémoire . Dans le schéma envisagé, TSMC continuerait de produire la puce de calcul principale, tandis que Samsung réaliserait ce composant critique d'interface avec la mémoire à large bande passante (HBM), en utilisant son procédé de gravure SF2 Gate-All-Around en 2 nanomètres . La production de masse est envisagée à l'horizon 2028 .
La motivation de Google est limpide : les capacités de production de pointe de TSMC sont d'ores et déjà réservées par Nvidia, Apple et autres géants du cloud, ne laissant que peu de place pour la montée en puissance des puces IA de Google . Recourir à Samsung relève donc d'une stratégie de diversification de la chaîne d'approvisionnement, et non d'un abandon technologique de TSMC . Le site américain The Information a été le premier à rapporter ces pourparlers en juin 2026, citant deux sources proches du dossier ; plusieurs médias coréens qualifient depuis un accord de « probable », mais non encore signé .
Les points clés :
Si le contrat avec Google est encore en gestation, Samsung Foundry a d'ores et déjà sécurisé sa toute première commande auprès de Neuralink. Selon plusieurs médias économiques coréens, la firme a lancé le développement du procédé et la production pilote de la quatrième génération de puce d'implant cérébral de Neuralink, nommée « O1 », en s'appuyant sur son procédé mature de 4 nm (SF4) .
Lancé fin 2025, le projet a vu les premiers prototypes de test (tape-out) sortir en mai 2026, pour une livraison prévue au premier semestre 2027 . Si les tests s'avèrent concluants, la production en volume pourrait suivre au second semestre 2027 . Une première pour Neuralink, dont la chaîne d'approvisionnement en wafers pour la puce de troisième génération dépendait jusqu'alors exclusivement de TSMC .
Cette commande s'inscrit dans une relation de plus en plus étroite entre Samsung et l'empire industriel d'Elon Musk. En 2025, Samsung avait déjà signé un contrat pharaonique de 16,5 milliards de dollars avec Tesla pour fabriquer ses puces d'inférence IA de nouvelle génération (AI6) dans son usine de Taylor, au Texas . Le partenariat avec Neuralink étend cette coopération au domaine des neurotechnologies, offrant à Samsung une vitrine très réglementée pour démontrer la maturité de son procédé 4 nm .
Résumé du contrat Neuralink O1 :
Ces succès ne sont pas le fruit du hasard. Ils s'inscrivent dans un plan de redressement méthodique, orchestré par Samsung Foundry depuis que son taux d'utilisation des capacités de production a touché un plancher d'environ 50 % en 2025 . Dès le premier trimestre 2026, ce taux est remonté aux alentours de 80 %, porté par le contrat Tesla, une commande de puces en 8 nm pour Intel, et des discussions en cours avec AMD pour le 2 nm . Les projets Google et Neuralink permettraient de remplir encore un peu plus les usines et d'améliorer la trajectoire vers la rentabilité, que certains analystes estiment désormais possible dès le troisième trimestre 2026 .
Samsung déploie une stratégie de procédés sur deux fronts :
Le message de Samsung Foundry est sans équivoque : l'entreprise veut être perçue comme une source d'approvisionnement crédible pour les puces logiques avancées, et non plus seulement comme un géant de la mémoire. Plus les géants de la tech chercheront à diversifier leurs approvisionnements pour ne pas dépendre uniquement de TSMC, plus Samsung aura à gagner — à condition de tenir ses promesses en matière de rendement et de délais. Le contrat avec Google reste une négociation ouverte, et le projet Neuralink n'en est qu'à ses débuts en production pilote. Prometteuses, ces deux victoires ne sont pas encore des réalités en volume. Si Samsung parvient à transformer ces têtes de pont en montées en cadence industrielles, le paysage de la fonderie de semi-conducteurs aura considérablement changé d'ici 2028.