À l’IEEE Quantum Week 2026 à Toronto, Quantum Machines et NVIDIA ont fait fonctionner un programme CUDA Q de bout en bout sur des qubits réels, des GPU et des CPU, reliés par NVQLink. Le principe : confier les opérations quantiques aux qubits et à leur contrôleur, les calculs classiques urgents aux GPU, et l’orchest...
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Quantum Machines et NVIDIA ont profité de l’IEEE Quantum Week, organisée du 13 au 18 septembre 2026 à Toronto, pour présenter un programme CUDA-Q exécuté de bout en bout entre des qubits réels, du matériel de contrôle de Quantum Machines, des GPU et des CPU, grâce à NVIDIA NVQLink. 2
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L’enjeu ne se limite pas à une opération quantique isolée. La démonstration cherche à montrer qu’un processeur quantique et son environnement de calcul classique peuvent être pilotés comme un système hétérogène unique, où chaque tâche est envoyée vers la ressource la plus adaptée.
D’après les informations communiquées par les entreprises et reprises par la presse spécialisée, un seul programme CUDA-Q a été exécuté sur des qubits réels et sur la Pulse Processing Unit de Quantum Machines, avec NVQLink comme liaison vers l’infrastructure de calcul accéléré de NVIDIA. Quantum Machines présente cette étape comme une première pour une entreprise de contrôle quantique. 10
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Cette formulation appelle toutefois une nuance : il s’agit d’une affirmation des entreprises, relayée par des médias spécialisés, et non d’un record industriel établi par un benchmark indépendant. De même, l’échange complet de mesures et de commandes, annoncé autour d’une microseconde, devra être confirmé par des évaluations indépendantes. 10
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L’intégration repose sur une répartition des tâches au sein d’un même programme hybride :
NVQLink est conçu comme une interface temps réel à latence déterministe entre le contrôleur d’un système quantique et des ressources de calcul haute performance. L’objectif est d’intégrer des traitements en ligne — dont la correction d’erreurs — directement à la boucle de fonctionnement, plutôt que de les relier au moyen d’une chaîne de traitement distincte et assemblée manuellement. 1
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Pour les développeurs travaillant avec Python, C++ ou le langage QUA de Quantum Machines, la promesse est de décrire une charge de travail hybride à un niveau plus élevé. Au lieu d’écrire et de synchroniser eux-mêmes les séquences d’impulsions de bas niveau, les transferts entre processeurs et les chemins de rétroaction, ils peuvent exprimer le flux de travail dans CUDA-Q, qui distribue ensuite les tâches entre ressources quantiques et classiques. 15
La complexité matérielle ne disparaît donc pas. Elle est davantage prise en charge par les couches de contrôle, de compilation et d’orchestration. Cette distinction compte pour les équipes qui cherchent à créer des applications reproductibles, plutôt que des intégrations de laboratoire sur mesure.
La correction d’erreurs quantiques impose une boucle particulièrement serrée : il faut mesurer les syndromes d’erreur, décoder ces mesures de manière classique, puis appliquer — ou programmer — une action corrective assez rapidement pour que l’état quantique conserve son utilité.
L’architecture NVQLink vise explicitement le couplage entre le contrôle quantique et des ressources HPC (high-performance computing, ou calcul haute performance) pour la correction d’erreurs en ligne et d’autres charges de travail temps réel intensives. 1
Quantum Machines et NVIDIA indiquent que leur démonstration a échangé données de mesure et décisions de contrôle en environ une microseconde. Cette échelle de latence est pertinente, car le décodage ou l’optimisation sur CPU et GPU doit rester dans le budget de temps imposé par le matériel quantique et son système de contrôle. 10
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La démonstration s’inscrit dans une ambition plus large : faire évoluer les processeurs quantiques (QPU) d’instruments relativement isolés vers des accélérateurs spécialisés intégrés à des supercalculateurs hybrides quantum-classiques.
Quantum Machines décrit une hiérarchie de ressources : les contrôleurs quantiques pour les retours rapides ; des serveurs CPU-GPU à latence bornée pour l’étalonnage, l’optimisation et le décodage de correction d’erreurs ; puis des systèmes HPC plus vastes pour planifier les charges applicatives. 6
Le programme de NVIDIA à l’IEEE Quantum Week présentait également l’informatique quantique tolérante aux fautes comme un défi de système complet, couvrant le QPU, la pile logicielle, le calcul accéléré et le fonctionnement en temps réel. 2
Dans cette vision, l’objectif n’est pas d’exécuter chaque tâche sur le processeur quantique. Il est d’exécuter chaque tâche sur la ressource capable de la terminer dans la latence requise.
Quantum Machines a associé cette démonstration à un travail plus large sur les flux d’étalonnage et la conception de systèmes tolérants aux fautes. Le programme officiel de l’IEEE Quantum Week annonçait notamment une conférence de Quantum Machines, intitulée « From Pulse to Platform: Control Layer for FTQC », en parallèle d’une session NVIDIA consacrée à la conception d’un supercalculateur quantique accéléré pour l’ère de la tolérance aux fautes. 11
Le message est clair : améliorer les qubits ne suffira pas. Pour atteindre des systèmes tolérants aux fautes, les couches de contrôle, les accélérateurs classiques, les logiciels d’orchestration et les voies de rétroaction devront progresser conjointement.
À ce stade, la présentation de Toronto doit surtout être comprise comme une preuve d’intégration. Elle illustre la manière dont un flux de travail fondé sur CUDA-Q peut relier matériel quantique réel, CPU et GPU via NVQLink. Elle ne prouve pas encore l’existence d’un ordinateur quantique tolérant aux fautes, exploitable en production. 10
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À l’IEEE Quantum Week 2026 à Toronto, Quantum Machines et NVIDIA ont fait fonctionner un programme CUDA Q de bout en bout sur des qubits réels, des GPU et des CPU, reliés par NVQLink.
À l’IEEE Quantum Week 2026 à Toronto, Quantum Machines et NVIDIA ont fait fonctionner un programme CUDA Q de bout en bout sur des qubits réels, des GPU et des CPU, reliés par NVQLink. Le principe : confier les opérations quantiques aux qubits et à leur contrôleur, les calculs classiques urgents aux GPU, et l’orchestration générale aux CPU.
L’échange de mesures et de décisions de contrôle aurait pris environ une microseconde, une latence importante pour la correction d’erreurs quantiques en temps réel.