La Banque du Japon s'apprête à relever son taux directeur à 1,0 %, un niveau jamais vu depuis 1995, tout en envisageant de geler la réduction de son programme d'achat d'obligations d'État pour apaiser la volatilité de... Ce virage restrictif fait suite à un vote serré de 6 contre 3 en avril, où trois membres disside...

Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: What major dual policy actions is the Bank of Japan expected to take at its June 15–16, 2026 meeting, and what are the details of the widely. Article summary: The Bank of Japan's June 15–16, 2026 meeting is expected to deliver two consequential policy actions: a 25-basis-point rate hike to 1.0% (a 31-year high) and a potential pause or significant slowdown in its JGB purchase . Topic tags: general, general web, user generated, news. Reference image context from search candidates: Reference image 1: visual subject "The graph illustrates market expectations that the Bank of Japan will raise its policy rate or adjust its Yield Curve Control (YCC) settings by January 2026." Reference image 2: visual subject "A sign on the facade of the Bank of Japan building announces a rate hike during the June 2026 policy meeting, with
La Banque du Japon (BoJ) se prépare pour une réunion de politique monétaire cruciale de deux jours les 15 et 16 juin 2026. Deux décisions majeures sont attendues : une première hausse des taux d'intérêt en six mois, portant le loyer de l'argent à son plus haut niveau en 31 ans, et une probable pause dans son programme de resserrement quantitatif (ou « quantitative tightening », QT) . Cette combinaison illustre la lutte complexe de la banque centrale contre une inflation persistante et les turbulences croissantes sur le marché obligataire.
La BoJ devrait très probablement relever son taux directeur à court terme de 0,75 % à 1,0 % . Cette décision, la première augmentation depuis décembre 2025, porterait le taux de référence à son plus haut niveau depuis 1995, soit il y a plus de trois décennies
. Le quotidien économique japonais Nikkei rapportait dès le 9 juin dernier que la banque centrale « penchait pour » cette hausse, invoquant la nécessité de se prémunir contre les risques inflationnistes actuels
.
Pourquoi cette hausse intervient-elle maintenant ?
L'urgence provient de pressions sur les prix qui restent tenaces. Lors de sa réunion d'avril, la BoJ avait nettement revu à la hausse sa prévision d'inflation pour l'exercice fiscal 2026, la faisant passer de 1,9 % à 2,8 % . Cette accélération est alimentée par un yen structurellement faible et par les perturbations des chaînes d'approvisionnement liées au conflit au Moyen-Orient, deux facteurs qui maintiennent les coûts des importations à un niveau élevé
. À moins qu'un choc sévère ne frappe les marchés d'ici là, la hausse des taux semble en bonne voie
. Arihiro Nagata, directeur des marchés mondiaux chez Sumitomo Mitsui Financial Group, estime que cette hausse est « largement anticipée », tout en pressant la BoJ de l'accompagner de « perspectives claires » (ou forward guidance) pour stabiliser les marchés obligataires
.
En parallèle, la BoJ va procéder à une évaluation intermédiaire de son plan de réduction des achats d'obligations d'État japonaises (JGB) . Selon le calendrier actuel, les achats mensuels devaient progressivement diminuer pour atteindre environ 2 000 milliards de yens d'ici mars 2027
. Cependant, de multiples sources indiquent désormais que la banque envisagerait de maintenir le rythme d'achat actuel, ce qui équivaut à une pause du processus de réduction au-delà du prochain exercice fiscal
.
Il s'agit d'un changement de cap radical. La BoJ réfléchirait à un plan pour stopper les réductions programmées, plutôt que de laisser son bilan continuer à se réduire en pilote automatique . Selon des analystes, trois options sont sur la table : une pause totale au niveau mensel actuel d'environ 2 000 milliards de yens, le maintien de la réduction trimestrielle existante de 200 milliards, ou un ralentissement plus modéré de ce rythme
.
Pourquoi interrompre la réduction ?
La hausse des rendements obligataires à long terme et la volatilité du marché rendent toute nouvelle étape du dénouement risquée. Dans un document daté du 2 juin, le propre département des marchés financiers de la BoJ notait que le plan actuel offrait « prévisibilité et stabilité au marché des JGB », mais certains membres du Conseil s'inquiètent que continuer à réduire les achats en période de fortes tensions sur les taux puisse déstabiliser le marché . Des considérations politiques entrent également en jeu : le gouvernement de la Première ministre Sanae Takaichi est de plus en plus préoccupé par l'augmentation des rendements des emprunts d'État, et une pause offrirait une bouffée d'oxygène budgétaire bienvenue
.
La réunion d'avril 2026 avait préparé le terrain pour ce moment décisif. La BoJ avait alors maintenu son taux à 0,75 % lors d'un vote de 6 contre 3, la plus grande division sous l'ère du gouverneur Kazuo Ueda . Trois membres du conseil – Naoki Tamura, Hajime Takata et Junko Nakagawa – s'étaient opposés, votant pour une hausse immédiate à 1,0 %
. Cette division sans précédent a mis en lumière une pression interne croissante en faveur d'un resserrement plus strict.
Le gouverneur Ueda a depuis renforcé une position restrictive, déclarant que le risque de voir l'inflation dépasser les prévisions justifiait une normalisation continue des taux . Avec les trois dissidents d'avril qui devraient logiquement voter à nouveau pour une hausse, et la majorité d'alors désormais largement alignée compte tenu des données récentes, un vote unanime ou quasi unanime (9-0) en faveur de la hausse de juin est plausible, bien que l'évolution de la situation au Moyen-Orient reste une inconnue de taille
.
Le débat le plus contentieux devrait concerner la réduction des achats obligataires. Les opinions au sein du Conseil sont divisées depuis des mois sur le rythme adéquat du resserrement quantitatif, comme en témoignent les comptes rendus des réunions précédentes .
Deux risques majeurs planent sur cette réunion. Premièrement, une escalade brutale au Moyen-Orient pourrait faire totalement dérailler la hausse des taux si les conditions de marché se détérioraient sensiblement . Deuxièmement, la forme exacte de la pause dans la réduction des achats d'obligations — qu'il s'agisse d'un arrêt total ou d'un ralentissement conditionné à l'état des marchés — sera âprement discutée lors de la réunion, et sa configuration finale aura des implications considérables pour le marché obligataire japonais et pour le yen.
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Une pause dans le resserrement quantitatif marquerait un revirement stratégique majeur, priorisant la stabilité du marché obligataire mais pouvant entrer en contradiction avec les objectifs de normalisation à long ter...