La crise de la mémoire dopée par l’IA menace de renchérir les smartphones en 2026
Le 5 août 2026, Richard Yu, dirigeant de Huawei, a averti que la hausse des coûts de la mémoire pourrait contraindre les fabricants de smartphones à relever leurs prix, sous peine de vendre à perte [1][5][8]. La mémoire représenterait désormais environ 43 % du coût des composants d’un smartphone, contre 13 % auparav...
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Le 5 août 2026, Richard Yu, dirigeant de Huawei, a averti que la hausse des coûts de la mémoire pourrait contraindre les fabricants de smartphones à relever leurs prix, sous peine de vendre à perte [1][5][8].
La mémoire représenterait désormais environ 43 % du coût des composants d’un smartphone, contre 13 % auparavant.
Apple n’a pas obtenu de remise auprès de CXMT : le fabricant chinois aurait proposé des tarifs au moins équivalents à ceux de Samsung et de SK hynix, tandis que des contrats domestiques avaient déjà absorbé une grande...
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Pourquoi votre prochain smartphone pourrait coûter plus cher
Le 5 août 2026, Richard Yu — aussi appelé Yu Chengdong — président de la division Terminal BG de Huawei, a livré un avertissement particulièrement direct : la forte hausse du prix des puces mémoire pourrait entraîner une augmentation généralisée du prix des smartphones. Selon lui, maintenir les tarifs actuels conduirait plusieurs fabricants à vendre à perte .
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Quelle est la réponse courte à « La crise de la mémoire dopée par l’IA menace de renchérir les smartphones en 2026 » ?
Le 5 août 2026, Richard Yu, dirigeant de Huawei, a averti que la hausse des coûts de la mémoire pourrait contraindre les fabricants de smartphones à relever leurs prix, sous peine de vendre à perte [1][5][8].
Quels sont les points clés à valider en premier ?
Le 5 août 2026, Richard Yu, dirigeant de Huawei, a averti que la hausse des coûts de la mémoire pourrait contraindre les fabricants de smartphones à relever leurs prix, sous peine de vendre à perte [1][5][8]. La mémoire représenterait désormais environ 43 % du coût des composants d’un smartphone, contre 13 % auparavant.
Que dois-je faire ensuite en pratique ?
Apple n’a pas obtenu de remise auprès de CXMT : le fabricant chinois aurait proposé des tarifs au moins équivalents à ceux de Samsung et de SK hynix, tandis que des contrats domestiques avaient déjà absorbé une grande...
Ce constat ne repose pas uniquement sur des projections. La mémoire représenterait désormais environ 43 % du coût total des composants d’un smartphone, contre près de 13 % auparavant. Toute hausse du prix de la DRAM — la mémoire vive utilisée notamment dans les téléphones — pèse donc beaucoup plus lourd dans la facture finale.
Huawei en aurait déjà fait les frais : le coût de revient unitaire de la série Pura 90 aurait augmenté de 1 000 à 1 500 yuans en raison de l’inflation de la mémoire, avant même la dernière accélération des prix .
Quatre facteurs qui alimentent la flambée
1. L’intelligence artificielle accapare les capacités de production
La demande explosive des centres de données pour les puces dédiées à l’IA, et en particulier pour la HBM (High Bandwidth Memory, une mémoire à très large bande passante), détourne les capacités de production les plus avancées au détriment de la DRAM classique destinée aux smartphones .
Samsung et SK hynix consacrent ainsi une partie croissante de leurs lignes les plus récentes à la HBM, dont les marges sont supérieures à celles de la mémoire mobile. Cette réallocation réduit mécaniquement les volumes disponibles pour les fabricants de téléphones.
2. Un marché dominé par trois fournisseurs
Samsung, SK hynix et Micron contrôlent l’immense majorité de la production mondiale de DRAM. Cette structure très concentrée — souvent décrite comme un oligopole à trois acteurs — rend le marché particulièrement sensible à la moindre restriction d’offre .
Quand ces fabricants privilégient les composants les plus rentables, les acheteurs de mémoire mobile disposent de peu d’alternatives pour négocier.
3. La transition de la DDR4 vers la DDR5
Le passage progressif de la DDR4 à la DDR5 perturbe également la production. Les anciennes lignes sont progressivement arrêtées, tandis que les nouvelles doivent encore atteindre leur pleine capacité. Cette période de transition réduit l’offre immédiatement disponible et accentue les tensions sur les prix.
4. Des coûts déjà difficiles à absorber
Certains contrats de mémoire pour ordinateurs auraient bondi de 90 % ou davantage au début de 2026, selon des données de TrendForce rapportées par plusieurs médias . Les fabricants de smartphones chinois Xiaomi, Oppo et Vivo auraient par ailleurs revu leurs prévisions de livraisons à plusieurs reprises pour 2026 .
Pour les marques, le choix se résume de plus en plus à trois options : absorber la hausse et réduire leurs marges, augmenter le prix de vente ou proposer moins de stockage à tarif équivalent .
Apple voulait créer un troisième levier, mais CXMT a refusé de baisser ses prix
Dans ce contexte, Apple aurait tenté de faire jouer la concurrence en négociant avec CXMT (ChangXin Memory Technologies), un fabricant chinois de mémoire, pour obtenir de la LPDDR5X — un type de DRAM mobile utilisé dans les smartphones — à un prix inférieur à celui de Samsung et de SK hynix .
La stratégie n’a pas fonctionné :
L’objectif d’Apple : réduire le coût de la mémoire de ses prochains iPhone et autres appareils .
La réponse de CXMT : aucun rabais ; ses tarifs auraient été équivalents, voire supérieurs, à ceux de Samsung et de SK hynix .
La raison de ce refus : Huawei, Xiaomi, ByteDance et d’autres entreprises chinoises auraient déjà réservé une grande partie de la production de CXMT via des contrats à long terme. ByteDance aurait notamment signé un accord de 7 milliards de dollars .
La conséquence : Apple n’a pas pu utiliser CXMT pour faire pression sur les deux fournisseurs sud-coréens. Au contraire, Samsung et SK hynix ont conservé, voire renforcé, leur pouvoir de négociation .
Autrement dit, CXMT n’avait guère de raison d’accepter une baisse de prix : sa capacité était déjà très demandée sur son marché domestique.
Samsung et SK hynix gagnent sur deux tableaux
Les deux groupes sud-coréens bénéficient de la situation à plusieurs niveaux .
Les prix de la mémoire mobile restent élevés. Faute de remise de la part de CXMT et dans un contexte d’offre limitée, Samsung et SK hynix peuvent maintenir des tarifs élevés pour la LPDDR5X et les autres composants de mémoire mobile.
La priorité donnée à la HBM devient rentable. Leurs capacités les plus avancées sont orientées vers les puces HBM destinées aux accélérateurs d’IA, un segment aux marges plus importantes que la mémoire pour smartphones. La pénurie de DRAM mobile est donc l’un des effets indirects de cette stratégie industrielle — et elle contribue à préserver leur discipline tarifaire.
La pression politique américaine réduit encore les options d’Apple
Fin juillet 2026, quelques jours avant l’avertissement de Richard Yu, un groupe bipartisan de sénateurs américains mené par Chuck Schumer, chef de la majorité au Sénat, et Jim Banks a demandé à Tim Cook qu’Apple s’engage publiquement à ne jamais utiliser de puces mémoire fabriquées par CXMT ou YMTC .
Les parlementaires ont notamment fait valoir que :
CXMT et YMTC figurent sur la liste du département américain de la Défense des entreprises chinoises considérées comme liées à l’armée ;
l’achat de composants auprès de ces sociétés pourrait, selon eux, soutenir la base militaro-industrielle chinoise et accroître la dépendance des États-Unis envers un adversaire stratégique ;
Apple devait répondre avant le 21 août en s’engageant à écarter les fournisseurs chinois de mémoire .
Des élus de la Chambre des représentants ont aussi écrit au secrétaire au Commerce Howard Lutnick, affirmant que chaque achat auprès de CXMT contribuerait au financement de l’Armée populaire de libération .
Cette pression politique ne constitue pas, à elle seule, une interdiction commerciale. Elle réduit cependant la marge de manœuvre d’Apple, qui doit désormais composer avec un risque réglementaire et géopolitique supplémentaire.
La chaîne complète, du boom de l’IA à la hausse des smartphones
Le mécanisme est finalement assez simple :
La demande de serveurs d’IA détourne les capacités de production vers la HBM.
Le marché de la DRAM reste dominé par trois fournisseurs, tandis que la transition vers la DDR5 perturbe les chaînes de fabrication.
L’offre de mémoire mobile se resserre et les prix montent.
Les marques chinoises sécurisent la production de CXMT via des contrats de long terme, ce qui permet au fabricant de refuser une remise à Apple.
La pression politique américaine rend cette source d’approvisionnement encore plus difficile à exploiter pour Apple.
Samsung et SK hynix conservent leur pouvoir de fixation des prix, sur la mémoire mobile comme sur la HBM.
C’est cette accumulation de facteurs qui explique l’avertissement de Huawei : les fabricants peuvent encore retarder la répercussion de la hausse, réduire le stockage ou rogner leurs marges, mais ces solutions ont leurs limites. Si les coûts de la mémoire continuent d’augmenter, une nouvelle vague de hausses tarifaires sur les smartphones apparaît de plus en plus probable .