Lors de sa keynote au Centre musical de Taipei, qui faisait aussi office de conférence développeurs GTC Taipei, Huang n'a pas seulement présenté en avant-première Vera Rubin, il a déclaré que la plateforme entrait en phase de montée en puissance, avec des livraisons en gros volumes attendues pour le second semestre . Il l'a qualifiée de « projet le plus ambitieux de l'histoire de l'entreprise », une affirmation étayée par l'ampleur du déploiement industriel .
« La chaîne d'approvisionnement que nous avons créée pour Vera Rubin est deux fois plus importante que celle de Grace Blackwell », a souligné Huang, mettant en lumière l'exploit industriel que représente ce lancement . Les composants clés de la plateforme avancent de concert. Le processeur Vera, conçu sur mesure, a été officiellement présenté . La connectivité monte également en puissance : Nvidia a confirmé que ses commutateurs Spectrum-X Ethernet Photonics, basés sur l'optique co-packagée (CPO), sont désormais en pleine production pour soutenir le maillage massif des centres de données qu'exigeront les usines IA Vera Rubin .
Dans une manœuvre stratégique au-delà du centre de données, Huang a également dévoilé RTX Spark, une super-puce basée sur l'architecture Arm et co-développée avec Microsoft pour les PC sous Windows. Ce produit marque l'entrée la plus directe de Nvidia sur le marché des puces pour PC grand public, Huang promettant qu'il va « réinventer » l'ordinateur personnel autour d'assistants IA dits « agentiques » .
L'événement le plus marquant du Computex n'a pas eu lieu sur scène. Le 2 juin, Huang a traversé le salon à l'improviste pour se rendre sur le stand de SK hynix, où il a rencontré le président du groupe SK, Chey Tae-won, pour le deuxième jour consécutif . Sur place, Huang a saisi un marqueur, s'est dirigé vers une vitrine exposant une plaque de semi-conducteur (wafer) de mémoire HBM4E de septième génération, et y a écrit quatre mots : « Please Make More » .
Cette scène — le concepteur de puces le plus valorisé au monde cajolant publiquement son principal fournisseur pour qu'il accélère sa production — illustre parfaitement l'appétit insatiable pour la mémoire à large bande passante (HBM, pour High Bandwidth Memory) qui conditionne la croissance de toute l'industrie de l'IA. La visite de Huang relevait autant de la mise en scène que d'un signal stratégique. La veille, durant son discours, il avait explicitement nommé SK hynix comme un partenaire clé pour la mémoire HBM4 destinée à la plateforme Vera Rubin .
La suite a transformé la mise en scène en un engagement stratégique majeur. Quelques heures plus tard, le président Chey, qui en mars dernier lors de la conférence GTC de Nvidia avait déclaré aux journalistes qu'il n'était pas prévu d'ajouter des capacités de production, a annoncé un revirement spectaculaire. SK hynix allait doubler sa capacité totale de production de wafers sur les cinq prochaines années, une réponse directe au goulet d'étranglement que Nvidia s'efforce de résoudre . L'épisode a mis en lumière une réalité criante : Samsung était également présent au Computex, y dévoilant la première maquette physique au monde de sa puce HBM5, plus avancée, mais l'engagement public de Nvidia — et la signature de Huang — sont restés fermement du côté de SK hynix .
Le ton du Computex avait été donné une semaine avant même le début du salon. Huang était arrivé à Taiwan en avance, le 23 mai, se contentant de dire aux journalistes à l'aéroport de Songshan qu'il avait « beaucoup à faire » . Des rapports ont confirmé que l'objectif central de ce déplacement était une rencontre directe avec le président de TSMC, C.C. Wei, afin de sécuriser les engagements de production pour la montée en puissance de Vera Rubin — un système que Huang a qualifié de « plus grand lancement de produit, probablement de l'histoire de Taiwan » .
Malgré cette focalisation intense sur la chaîne d'approvisionnement taïwanaise, aucun montant précis ni engagement financier formel de Nvidia envers les fournisseurs taïwanais n'a été cité durant l'événement. L'engagement est d'ordre opérationnel et stratégique. La réunion avec TSMC, le doublement de capacité du fournisseur clé SK hynix et la déclaration de production à grande échelle démontrent collectivement un investissement massif et continu, sans qu'un chiffre financier unique n'ait été officialisé lors du salon.
Lors de sa keynote au Centre musical de Taipei, qui faisait aussi office de conférence développeurs GTC Taipei, Huang n'a pas seulement présenté en avant-première Vera Rubin, il a déclaré que la plateforme entrait en phase de montée en puissance, avec des livraisons en gros volumes attendues pour le second semestre . Il l'a qualifiée de « projet le plus ambitieux de l'histoire de l'entreprise », une affirmation étayée par l'ampleur du déploiement industriel .
« La chaîne d'approvisionnement que nous avons créée pour Vera Rubin est deux fois plus importante que celle de Grace Blackwell », a souligné Huang, mettant en lumière l'exploit industriel que représente ce lancement . Les composants clés de la plateforme avancent de concert. Le processeur Vera, conçu sur mesure, a été officiellement présenté . La connectivité monte également en puissance : Nvidia a confirmé que ses commutateurs Spectrum-X Ethernet Photonics, basés sur l'optique co-packagée (CPO), sont désormais en pleine production pour soutenir le maillage massif des centres de données qu'exigeront les usines IA Vera Rubin .
Dans une manœuvre stratégique au-delà du centre de données, Huang a également dévoilé RTX Spark, une super-puce basée sur l'architecture Arm et co-développée avec Microsoft pour les PC sous Windows. Ce produit marque l'entrée la plus directe de Nvidia sur le marché des puces pour PC grand public, Huang promettant qu'il va « réinventer » l'ordinateur personnel autour d'assistants IA dits « agentiques » .
L'événement le plus marquant du Computex n'a pas eu lieu sur scène. Le 2 juin, Huang a traversé le salon à l'improviste pour se rendre sur le stand de SK hynix, où il a rencontré le président du groupe SK, Chey Tae-won, pour le deuxième jour consécutif . Sur place, Huang a saisi un marqueur, s'est dirigé vers une vitrine exposant une plaque de semi-conducteur (wafer) de mémoire HBM4E de septième génération, et y a écrit quatre mots : « Please Make More » .
Cette scène — le concepteur de puces le plus valorisé au monde cajolant publiquement son principal fournisseur pour qu'il accélère sa production — illustre parfaitement l'appétit insatiable pour la mémoire à large bande passante (HBM, pour High Bandwidth Memory) qui conditionne la croissance de toute l'industrie de l'IA. La visite de Huang relevait autant de la mise en scène que d'un signal stratégique. La veille, durant son discours, il avait explicitement nommé SK hynix comme un partenaire clé pour la mémoire HBM4 destinée à la plateforme Vera Rubin .
La suite a transformé la mise en scène en un engagement stratégique majeur. Quelques heures plus tard, le président Chey, qui en mars dernier lors de la conférence GTC de Nvidia avait déclaré aux journalistes qu'il n'était pas prévu d'ajouter des capacités de production, a annoncé un revirement spectaculaire. SK hynix allait doubler sa capacité totale de production de wafers sur les cinq prochaines années, une réponse directe au goulet d'étranglement que Nvidia s'efforce de résoudre . L'épisode a mis en lumière une réalité criante : Samsung était également présent au Computex, y dévoilant la première maquette physique au monde de sa puce HBM5, plus avancée, mais l'engagement public de Nvidia — et la signature de Huang — sont restés fermement du côté de SK hynix .
Le ton du Computex avait été donné une semaine avant même le début du salon. Huang était arrivé à Taiwan en avance, le 23 mai, se contentant de dire aux journalistes à l'aéroport de Songshan qu'il avait « beaucoup à faire » . Des rapports ont confirmé que l'objectif central de ce déplacement était une rencontre directe avec le président de TSMC, C.C. Wei, afin de sécuriser les engagements de production pour la montée en puissance de Vera Rubin — un système que Huang a qualifié de « plus grand lancement de produit, probablement de l'histoire de Taiwan » .
Malgré cette focalisation intense sur la chaîne d'approvisionnement taïwanaise, aucun montant précis ni engagement financier formel de Nvidia envers les fournisseurs taïwanais n'a été cité durant l'événement. L'engagement est d'ordre opérationnel et stratégique. La réunion avec TSMC, le doublement de capacité du fournisseur clé SK hynix et la déclaration de production à grande échelle démontrent collectivement un investissement massif et continu, sans qu'un chiffre financier unique n'ait été officialisé lors du salon.