Le raisonnement de Tom Lee part d’un scénario dans lequel des actions, obligations, fonds et autres instruments financiers seraient de plus en plus émis, transférés ou utilisés comme garanties sur des réseaux blockchain. Ethereum pourrait alors se distinguer du bitcoin : il est conçu comme un réseau programmable de règlement et d’exécution, plutôt que principalement comme une réserve de valeur.
Dans ce scénario, l’ETH pourrait jouer plusieurs rôles : payer les frais de transaction, servir de garantie et contribuer à la sécurité du réseau grâce au mécanisme de preuve d’enjeu (proof of stake). L’IA agentique ajouterait une autre source potentielle de demande si des logiciels autonomes effectuaient des paiements, coordonnaient des opérations ou réglaient des transactions sans validation humaine à chaque étape.
Mais la tokenisation ne garantit pas à elle seule la victoire d’Ethereum. Les institutions pourraient privilégier des réseaux concurrents, les autorités pourraient restreindre certains usages et la capacité, la sécurité ainsi que le modèle économique des différentes chaînes détermineraient la part de valeur revenant réellement à l’ETH.
Le ratio ETH/BTC mesure la valeur d’un ether par rapport à celle d’un bitcoin. Lorsqu’il monte, l’ETH gagne du terrain face au BTC ; lorsqu’il baisse, le bitcoin surperforme Ethereum sur la période observée.
Le ratio a atteint 0,02994 après être passé au-dessus d’une tendance baissière de long terme. Tom Lee interprète cette cassure comme un premier signe que les marchés pourraient commencer à anticiper une adoption plus forte d’Ethereum.
La comparaison avec le cycle précédent invite cependant à la prudence. Le ratio avait atteint environ 0,08 en 2021 : à 0,02994, il reste donc inférieur d’environ 63 % à ce sommet. Le mouvement récent marque un changement de direction, mais pas un retour à l’ampleur de la phase de surperformance d’Ethereum observée lors du cycle précédent.
L’analogie historique de Lee est la suivante : la performance relative d’Ethereum s’améliore lorsque des applications propres à son écosystème créent une demande supplémentaire. Il cite les levées de fonds en cryptomonnaies — les ICO — de 2017-2018, les NFT de 2020-2021 et, plus récemment, les stablecoins. Selon lui, les titres financiers tokenisés et l’IA agentique pourraient constituer la prochaine grande source de demande, potentiellement plus importante encore.
La stratégie de trésorerie de BitMine est l’expression la plus visible de la confiance de Tom Lee. Le 16 août, l’entreprise a déclaré détenir 5 815 164 ETH, valorisés à environ 11 milliards de dollars sur la base d’un cours de 1 893 dollars par ETH. Elle a indiqué que cette position représentait environ 4,8 % de l’offre annoncée de 120,7 millions d’ETH.
BitMine a également déclaré avoir placé en staking 5 067 309 ETH, soit environ 87 % de ses avoirs, et prévoit un revenu annualisé de staking d’environ 250 millions de dollars. Dans un scénario où la totalité de ses ETH serait mise en staking, ce revenu atteindrait 287 millions de dollars selon les projections de l’entreprise. BitMine affirme acheter de l’ETH chaque semaine depuis le lancement de sa stratégie, le 30 juin 2025, même si son dernier achat était inférieur à certaines acquisitions précédentes.
Pour Tom Lee, cette stratégie transforme la détention d’ETH en autre chose qu’un simple pari sur la hausse du cours : la trésorerie pourrait générer des revenus de staking tout en conservant une exposition à un réseau appelé, selon lui, à devenir une infrastructure financière majeure.
Il faut néanmoins distinguer conviction et validation indépendante. L’accumulation de BitMine est une décision d’entreprise menée par un fervent défenseur d’Ethereum. Elle montre l’ampleur de la confiance de sa direction, mais ne démontre pas à elle seule que le marché adoptera Ethereum à l’échelle envisagée par Tom Lee.
BitMine a aussi racheté 1,7 million d’actions ordinaires au cours de la dernière semaine et plus de 20,8 millions d’actions depuis le 1er juillet 2026, dans le cadre d’un programme de rachats autorisé de 4 milliards de dollars.
Ces opérations peuvent traduire la conviction de la direction que l’action BMNR est sous-évaluée. Elles doivent toutefois être séparées de la thèse Ethereum. Racheter ses propres titres relève d’une décision d’allocation du capital ; ce n’est pas l’équivalent d’une demande institutionnelle indépendante pour l’ETH et cela ne confirme pas l’arrivée de la tokenisation ou de l’adoption de l’IA.
Lorsque Tom Lee a exposé sa thèse, le contexte à court terme était contrasté. Les ETF américains au comptant sur l’ETH ont enregistré 2,26 millions de dollars de sorties nettes au cours de la semaine du 10 au 14 août, mettant fin à une série de cinq semaines d’entrées.
L’ETH évoluait près de 1 893 dollars. Il se maintenait au-dessus de ses moyennes mobiles exponentielles à 20 et 50 jours, ce qui suggérait un certain soutien à court terme, mais restait sous la moyenne mobile exponentielle à 100 jours, située autour de 1 918 dollars. Après plusieurs échecs à franchir ce niveau, celui-ci faisait office de résistance.
Pour évaluer la thèse, il est utile de séparer trois horizons :
Tom Lee voit Ethereum comme une possible couche de règlement pour un système financier plus programmable. Dans son scénario, Wall Street tokeniserait des actions, des obligations et des fonds, tandis que des agents logiciels réaliseraient en continu des paiements et des opérations entre eux.
La trésorerie de 5,82 millions d’ETH de BitMine donne à cette vision un soutien corporate particulièrement important. Le ratio ETH/BTC apporte également un premier élément favorable, mais son niveau de 0,02994 reste très inférieur au sommet d’environ 0,08 atteint en 2021.
Tant que l’adoption ne se traduira pas par une activité durable sur le réseau, une surperformance persistante face au bitcoin et des flux institutionnels plus réguliers, les données décrivent un scénario Ethereum plausible — pas encore une conclusion établie selon laquelle l’ETH dépassera le BTC.
Le raisonnement de Tom Lee part d’un scénario dans lequel des actions, obligations, fonds et autres instruments financiers seraient de plus en plus émis, transférés ou utilisés comme garanties sur des réseaux blockchain. Ethereum pourrait alors se distinguer du bitcoin : il est conçu comme un réseau programmable de règlement et d’exécution, plutôt que principalement comme une réserve de valeur.
Dans ce scénario, l’ETH pourrait jouer plusieurs rôles : payer les frais de transaction, servir de garantie et contribuer à la sécurité du réseau grâce au mécanisme de preuve d’enjeu (proof of stake). L’IA agentique ajouterait une autre source potentielle de demande si des logiciels autonomes effectuaient des paiements, coordonnaient des opérations ou réglaient des transactions sans validation humaine à chaque étape.
Mais la tokenisation ne garantit pas à elle seule la victoire d’Ethereum. Les institutions pourraient privilégier des réseaux concurrents, les autorités pourraient restreindre certains usages et la capacité, la sécurité ainsi que le modèle économique des différentes chaînes détermineraient la part de valeur revenant réellement à l’ETH.
Le ratio ETH/BTC mesure la valeur d’un ether par rapport à celle d’un bitcoin. Lorsqu’il monte, l’ETH gagne du terrain face au BTC ; lorsqu’il baisse, le bitcoin surperforme Ethereum sur la période observée.
Le ratio a atteint 0,02994 après être passé au-dessus d’une tendance baissière de long terme. Tom Lee interprète cette cassure comme un premier signe que les marchés pourraient commencer à anticiper une adoption plus forte d’Ethereum.
La comparaison avec le cycle précédent invite cependant à la prudence. Le ratio avait atteint environ 0,08 en 2021 : à 0,02994, il reste donc inférieur d’environ 63 % à ce sommet. Le mouvement récent marque un changement de direction, mais pas un retour à l’ampleur de la phase de surperformance d’Ethereum observée lors du cycle précédent.
L’analogie historique de Lee est la suivante : la performance relative d’Ethereum s’améliore lorsque des applications propres à son écosystème créent une demande supplémentaire. Il cite les levées de fonds en cryptomonnaies — les ICO — de 2017-2018, les NFT de 2020-2021 et, plus récemment, les stablecoins. Selon lui, les titres financiers tokenisés et l’IA agentique pourraient constituer la prochaine grande source de demande, potentiellement plus importante encore.
La stratégie de trésorerie de BitMine est l’expression la plus visible de la confiance de Tom Lee. Le 16 août, l’entreprise a déclaré détenir 5 815 164 ETH, valorisés à environ 11 milliards de dollars sur la base d’un cours de 1 893 dollars par ETH. Elle a indiqué que cette position représentait environ 4,8 % de l’offre annoncée de 120,7 millions d’ETH.
BitMine a également déclaré avoir placé en staking 5 067 309 ETH, soit environ 87 % de ses avoirs, et prévoit un revenu annualisé de staking d’environ 250 millions de dollars. Dans un scénario où la totalité de ses ETH serait mise en staking, ce revenu atteindrait 287 millions de dollars selon les projections de l’entreprise. BitMine affirme acheter de l’ETH chaque semaine depuis le lancement de sa stratégie, le 30 juin 2025, même si son dernier achat était inférieur à certaines acquisitions précédentes.
Pour Tom Lee, cette stratégie transforme la détention d’ETH en autre chose qu’un simple pari sur la hausse du cours : la trésorerie pourrait générer des revenus de staking tout en conservant une exposition à un réseau appelé, selon lui, à devenir une infrastructure financière majeure.
Il faut néanmoins distinguer conviction et validation indépendante. L’accumulation de BitMine est une décision d’entreprise menée par un fervent défenseur d’Ethereum. Elle montre l’ampleur de la confiance de sa direction, mais ne démontre pas à elle seule que le marché adoptera Ethereum à l’échelle envisagée par Tom Lee.
BitMine a aussi racheté 1,7 million d’actions ordinaires au cours de la dernière semaine et plus de 20,8 millions d’actions depuis le 1er juillet 2026, dans le cadre d’un programme de rachats autorisé de 4 milliards de dollars.
Ces opérations peuvent traduire la conviction de la direction que l’action BMNR est sous-évaluée. Elles doivent toutefois être séparées de la thèse Ethereum. Racheter ses propres titres relève d’une décision d’allocation du capital ; ce n’est pas l’équivalent d’une demande institutionnelle indépendante pour l’ETH et cela ne confirme pas l’arrivée de la tokenisation ou de l’adoption de l’IA.
Lorsque Tom Lee a exposé sa thèse, le contexte à court terme était contrasté. Les ETF américains au comptant sur l’ETH ont enregistré 2,26 millions de dollars de sorties nettes au cours de la semaine du 10 au 14 août, mettant fin à une série de cinq semaines d’entrées.
L’ETH évoluait près de 1 893 dollars. Il se maintenait au-dessus de ses moyennes mobiles exponentielles à 20 et 50 jours, ce qui suggérait un certain soutien à court terme, mais restait sous la moyenne mobile exponentielle à 100 jours, située autour de 1 918 dollars. Après plusieurs échecs à franchir ce niveau, celui-ci faisait office de résistance.
Pour évaluer la thèse, il est utile de séparer trois horizons :
Tom Lee voit Ethereum comme une possible couche de règlement pour un système financier plus programmable. Dans son scénario, Wall Street tokeniserait des actions, des obligations et des fonds, tandis que des agents logiciels réaliseraient en continu des paiements et des opérations entre eux.
La trésorerie de 5,82 millions d’ETH de BitMine donne à cette vision un soutien corporate particulièrement important. Le ratio ETH/BTC apporte également un premier élément favorable, mais son niveau de 0,02994 reste très inférieur au sommet d’environ 0,08 atteint en 2021.
Tant que l’adoption ne se traduira pas par une activité durable sur le réseau, une surperformance persistante face au bitcoin et des flux institutionnels plus réguliers, les données décrivent un scénario Ethereum plausible — pas encore une conclusion établie selon laquelle l’ETH dépassera le BTC.