Peu après, le message a cependant évolué. Trump a indiqué avoir donné pour instruction aux négociateurs américains de ne pas se précipiter vers un accord, arguant que « le temps joue en notre faveur » et que les pourparlers devaient avancer prudemment.
Les responsables décrivent désormais les discussions comme en cours mais incomplètes. Selon un haut responsable de l’administration Trump cité par CBS News, les deux parties se sont entendues sur des principes généraux mais travaillent encore à un texte finalisé.
Ce changement suggère que les négociations pourraient approcher d’un cadre politique plutôt que d’un accord signé, les questions techniques et de mise en œuvre restant en discussion.
L’une des sources de pression les plus significatives pour Washington est son blocus naval en cours contre les ports et la navigation iraniens.
Trump a déclaré que le blocus resterait « pleinement en vigueur jusqu’à ce qu’un accord soit conclu, certifié et signé ».
L’opération, entamée en avril 2026, a considérablement pris d’ampleur depuis. Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) rapporte que :
Des bilans précédents de mai faisaient état de 48 navires déroutés en l’espace d’une vingtaine de jours, indiquant que l’opération s’est intensifiée à mesure que les négociations progressaient.
En maintenant le blocus pendant les pourparlers, Washington semble maintenir une pression économique et stratégique plutôt que d’offrir un répit avant un accord définitif.
Bien que les termes finaux restent incertains, des responsables et des sources régionales ont esquissé plusieurs composantes possibles d’un accord-cadre :
Selon certaines sources, l’accord-cadre pourrait servir de point de départ politique, les négociations détaillées sur le nucléaire se poursuivant après coup plutôt que d’être finalisées immédiatement.
Le sujet le plus sensible des pourparlers est le stock iranien d’uranium hautement enrichi.
Des responsables régionaux ont indiqué qu’un possible accord pourrait exiger de Téhéran qu’il se défasse ou se débarrasse de ce stock, bien que les spécificités restent floues.
Un responsable américain a confié à CBS News que l’Iran a accepté « en principe » un accord incluant l’élimination de l’uranium hautement enrichi, mais que cet engagement devait encore se traduire en mécanismes concrets.
Parmi les grandes questions sans réponse figurent :
Ces détails techniques étant complexes et politiquement sensibles, ils nécessiteront probablement des négociations de suivi approfondies.
Un autre élément non résolu concerne le calendrier de négociation d’un règlement nucléaire global.
Certaines sources suggèrent qu’une fois un accord politique trouvé, les deux parties pourraient entamer des négociations nucléaires détaillées dans un délai de 30 à 60 jours.
Ce calendrier n’a toutefois pas été pleinement confirmé par l’ensemble des rapports, et les responsables soulignent que de nombreux aspects — y compris le séquençage, les étapes de vérification et l’allègement des sanctions — sont encore en discussion.
Malgré les signaux antérieurs d’un accord imminent, les négociations américano-iraniennes semblent être dans une phase d’attente prudente.
Jusqu’à ce que ces détails soient réglés, il est probable que les discussions continuent de progresser lentement, même si les deux camps laissent entendre que des progrès vers un accord plus large sont possibles.