De nombreux médias rapportent que Williams a proposé ou prépare une prolongation de contrat d’environ 30 millions d’euros par saison — soit plus du double de son salaire actuel estimé à 13 millions d’euros . L’offre est décrite comme une extension pluriannuelle couvrant 2027 et potentiellement 2028, et non un simple contrat d’un an
.
Mais le paddock est divisé sur la réponse de Sainz :
Cette contradiction n’a pas été levée publiquement, ce qui suggère que les négociations sont encore très mouvantes.
Sainz a signé chez Williams en s’attendant à une équipe en pleine ascension. En 2025, sa saison de débuts, Williams avait terminé 5e du championnat des constructeurs et Sainz était monté deux fois sur le podium. La voiture était équilibrée et constamment à trois ou quatre dixièmes de la pole position .
2026 a été un désastre. Williams est tombé à la 9e place avec seulement 11 points en 11 courses . La FW48 a été plombée par un surpoids important — jusqu’à 28 kg au-dessus de la limite à un moment donné — et l’équipe a manqué les essais de pré-saison
. Ni Sainz ni son coéquipier Alex Albon n’ont inscrit le moindre point depuis le Grand Prix de Barcelone-Catalogne
.
La frustration de Sainz a été palpable et publique :
Vowles a reconnu l’ampleur de la reconstruction, déclarant à la Press Association qu’il faudrait probablement attendre 2028 pour que Williams puisse offrir à Sainz une voiture capable de gagner . Ce calendrier est difficile à concilier avec un pilote qui veut gagner maintenant.
La principale raison pour laquelle Sainz hésite à signer un contrat longue durée avec Williams est la possibilité d’un baquet chez Red Bull. La situation dépend presque entièrement de la décision de Max Verstappen, sous contrat jusqu’en 2028 mais avec des clauses de performance évoquées, de quitter l’équipe .
De nombreuses sources confirment que Sainz explore activement cette option :
Mais un baquet chez Red Bull est loin d’être garanti, même en cas de départ de Verstappen. L’équipe ne verrait Sainz que comme un candidat de « transition » — leur cible prioritaire serait Oscar Piastri (McLaren), et ils ne se tourneraient vers Sainz que si Piastri rejoignait Audi à la place . Certaines sources suggèrent que l’intérêt de Red Bull pour Sainz ne se concrétiserait pas avant 2028 au plus tôt
.
Cette dynamique crée un dilemme stratégique pour Sainz : signer une prolongation pluriannuelle avec Williams maintenant pourrait lui fermer la porte d’un baquet Red Bull si Verstappen partait pour 2027 ou 2028. Garder ses options ouvertes — soit par un engagement plus court, soit en conservant des clauses de sortie — est le seul moyen de laisser cette porte entrouverte.
Sainz explore également d’autres alternatives que Red Bull et Williams :
À l’heure de la trêve estivale, aucun contrat n’est signé. Sainz pèse une prolongation d’environ 30 millions d’euros par an chez Williams — un salaire colossal qui ferait de lui l’un des pilotes les mieux payés de la grille — contre la chance d’un baquet Red Bull qui n’existe que si Verstappen part. Les informations contradictoires venues du paddock (refus vs. signature imminente) suggèrent que les discussions sont vraiment en pleine évolution, et la décision finale pourrait ne pas intervenir avant la fin de la trêve, lorsque Sainz et Vowles auront leur « discussion cruciale » prévue.
Comme le résume une analyse, le « silly season » dépend de la décision de Verstappen . Jusqu’à ce que ce domino tombe, Carlos Sainz restera la pièce la plus importante du puzzle du marché des pilotes.