Contournement C2 via Tor : Le malware lance un binaire Tor renommé (ugate.exe) dans une fenêtre cachée, attend environ 60 secondes que Tor soit prêt, génère un identifiant unique (GUID) pour la victime, et enregistre l'appareil infecté auprès d'un serveur de commande et contrôle (C2) accessible via un service caché Tor . La communication avec le C2 passe par le proxy SOCKS5 local de Tor sur localhost:9050, évitant ainsi les infrastructures IP conventionnelles
.
Propagation de type ver via clés USB : L'infection initiale se fait par des fichiers de raccourci .lnk malveillants distribués sur des périphériques USB . Ce
.lnk déclenche un composant ver qui vérifie si la machine est déjà infectée et, si ce n'est pas le cas, va chercher la charge utile depuis le C2 via Tor . Ce mécanisme permet au malware de se propager dans des environnements isolés (air-gapped) lorsque des clés USB infectées sont utilisées sur d'autres machines
.
Capacités supplémentaires : Le malware peut prendre des captures d'écran et les envoyer via Tor, et peut exécuter du code arbitraire fourni par l'attaquant si le C2 renvoie une réponse de type EVAL .
.lnk depuis les lecteurs amovibles via la stratégie de groupe (Group Policy) wscript.exe et cscript.exe curl, PowerShell ou cmd.exe La campagne CryptoBandits s'inscrit dans un contexte plus large d'activité de clippers et de détournements de presse-papiers . Parmi les autres opérations notables signalées récemment, on trouve :
Pro.exe / peeek.exe L'ensemble de ces rapports montre une activité de clipper utilisant des charges utiles Windows pilotées par scripts, une infrastructure Tor, une propagation via USB, une distribution via les réseaux sociaux, et un ciblage de Linux .