JPMorgan estime que le dollar, surévalué de 10 %, devrait se déprécier de 0,6 % par an face à l’euro pour atteindre 1,26 dollar pour un euro d’ici 2038. La dette fédérale américaine dépasse 37 800 milliards de dollars et les paiements d’intérêts pèsent plus de 1 200 milliards, un fardeau qui mine la confiance à long...

Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: What is the basis for JPMorgan Asset Management's long-term bearish outlook on the U.S. dollar, how does it reflect broader institutional co. Article summary: ## JPMorgan Asset Management's Bearish Dollar Outlook: Basis and Macroeconomic Backdrop. Topic tags: general, general web. Reference image context from search candidates: Reference image 1: visual subject "* [Products](https://www.prnewswire.com/news-releases/jp-morgan-releases-2026-long-term-capital-market-assumptions-highlighting-resilient-6040-portfolios-and-opportunities-to-enh" source context "J.P. Morgan Releases 2026 Long-Term Capital Market Assumptions ..." Reference image 2: visual subject "* [Products](https://www.prnewswire.com/news-releases/jp-morgan-releases-2026-long-term-capital-market-assumptions-highlighting-resilient-6040-portfolios-and-opport
JPMorgan Asset Management a construit une position baissière de long terme sur le dollar américain, non pas sur l'anticipation d'un effondrement soudain, mais sur celle d'une lente et structurelle érosion. La thèse centrale ? Une trajectoire budgétaire américaine devenue intenable et la lente résorption d'une surévaluation du billet vert, encore d'environ 10 % par rapport à sa juste valeur .
Patrick Thomson, le PDG pour la région EMEA de JPMorgan Asset Management, a résumé la préoccupation centrale lors d'une conférence à Londres fin mai 2026 : « On peut avancer que, sur le long terme, le dollar américain va s'affaiblir. La dynamique de la situation budgétaire aux États-Unis crée un niveau d'endettement qui n'est tout simplement pas soutenable » .
Une déclaration qui reflète une conviction profonde, partagée par l'ensemble des équipes de recherche, de gestion d'actifs et de banque privée de la banque.
La position de JPMorgan n'est pas un pari tactique de court terme. Elle repose sur trois dynamiques qui se chevauchent.
Des finances publiques dans l'impasse. La dette souveraine américaine s'élève désormais à plus de 37 800 milliards de dollars, et le service annuel de cette dette – les seuls intérêts – dépasse 1 200 milliards de dollars . Le ratio dette/PIB atteint déjà 99,9 % et, en l'état actuel des politiques, il devrait grimper au-dessus de 120 % dans la décennie à venir
. Le déficit fédéral pour l'exercice 2025 a atteint 1 809 milliards de dollars (6 % du PIB), quasi stable par rapport à l'année précédente – un chiffre qui aurait même été de 2 043 milliards sans un ajustement comptable ponctuel
. Pendant que les déficits se creusent, le Congrès américain envisage des baisses d'impôts qui pourraient alourdir la facture de près de 6 000 milliards de dollars sur dix ans
. Face à ce constat, le chef stratégiste de J.P. Morgan, David Kelly, a eu une formule choc : l'Amérique « fait doucement faillite »
.
La fin de « l'exceptionnalisme américain ». Le récit d'une économie américaine surperformant toutes les autres s'est érodé. La recherche de J.P. Morgan cite explicitement « l'essoufflement de l'exceptionnalisme américain » comme un moteur de son analyse, notant que les devises des pays émergents sont bien positionnées pour surperformer . La chute de 10,7 % de l'indice DXY sur le premier semestre 2025 a été sa pire performance sur cette période en plus de 50 ans
. Signe révélateur, ce décrochage s'est produit alors même que la Réserve fédérale américaine maintenait ses taux, tandis que d'autres banques centrales de pays développés comme la BCE les baissaient. La preuve, selon la banque, que ce sont désormais le ralentissement de la croissance américaine, l'envolée des déficits et la réallocation des flux de capitaux mondiaux, et non les écarts de taux d'intérêt, qui gouvernent le dollar
.
Une position vendeuse formelle et chiffrée. L'équipe devises de J.P. Morgan, dirigée par Meera Chandan et Arindam Sandilya, a officiellement adopté une position baissière sur le dollar en mars 2025, confirmée depuis . Pour 2026, Meera Chandan qualifie cette vue de « nette baissière, mais de moindre ampleur et moins uniforme qu'en 2025 »
. Les hypothèses de marchés à long terme (LTCMA) de la banque pour 2026 évaluent la juste valeur de l'euro à 1,26 dollar et celle de la livre sterling à 1,48 dollar d'ici 2038, ce qui implique une dépréciation tendancielle du billet vert d'environ 0,6 % par an
.
Le tableau budgétaire qui sous-tend ce pessimisme est dur, mais pas apocalyptique. Si rien ne change, le déficit fédéral devrait rester dans une fourchette de 7 % à 8 % du PIB pour les dix prochaines années . Sans ajustement législatif majeur, la dette rapportée au PIB dépassera les 120 %
.
Jamie Dimon, le PDG très écouté de JPMorgan Chase, a élevé l'alerte au-delà d'un simple exercice académique. Mi-2025, il avertissait : « le marché obligataire va traverser une période difficile. Je ne sais pas si c'est dans six mois ou dans six ans », prévenant qu'une pleine prise de conscience de l'impact de la dette par les investisseurs pourrait faire flamber les taux d'intérêt et déstabiliser les marchés .
Pour autant, le scénario central de la banque n'est pas une crise désordonnée. La banque privée de JPMorgan reconnaît que le statut de devise de réserve du dollar est intact, porté par une confiance profonde et une réelle absence d'alternative viable . Le PDG pour l'EMEA le confirme : « L'hégémonie du Trésor américain est toujours bien vivante »
. Le risque est une érosion graduelle, pas une rupture brutale.
L'attitude de la Fed est un rouage clé. Dans les perspectives de marchés 2026 de J.P. Morgan, une Réserve fédérale qui « continue de s'inquiéter de la mollesse du marché du travail » est un pilier qui soutient la thèse d'un dollar faible . À mesure que la banque centrale assouplit sa politique monétaire – ou signale sa volonté de le faire –, les différentiels de taux d'intérêt qui ont si longtemps soutenu le dollar face aux autres grandes devises s'amenuisent. J.P. Morgan s'attend à une convergence des rendements obligataires à court terme entre blocs monétaires dans les prochaines années, ce qui rend, selon sa branche de gestion d’actifs, les stratégies de couverture de change de plus en plus attractives pour les investisseurs de long terme
.
Les tensions commerciales amplifient la tendance baissière. Des droits de douane américains de grande ampleur pourraient réduire la demande étrangère pour les actifs américains, affaiblissant le dollar . En face, l'expansion budgétaire européenne – en particulier le virage de l’Allemagne vers un plus grand soutien budgétaire – crée une dynamique de croissance alternative qui nourrit des perspectives haussières pour l'euro face au billet vert
. Les frictions commerciales, selon l'analyse de la banque, sapent directement l'appétit des investisseurs étrangers pour la dette américaine, qui a historiquement constitué une source essentielle de demande de dollars
.
Ce qui distingue l'analyse de JPMorgan Asset Management de scénarios plus alarmistes, c'est son cadrage. La banque affirme explicitement qu'elle ne voit pas là un effondrement du dollar . La banque privée, dans ses perspectives de mi-2025, a décrit le dégonflement de la surévaluation historique comme pouvant entraîner une baisse de 10 % à 20 % du dollar face à ses principaux pairs – comme l'euro ou le yen – sur le moyen terme, mais parle de « rééquilibrage » (reset)
.
Pour les investisseurs mondiaux qui suivent la première monnaie de réserve de la planète, le message de l'un des plus grands gestionnaires d'actifs au monde est limpide : la trajectoire du dollar pour la prochaine décennie est orientée à la baisse – lentement, depuis une position de force, mais bien à la baisse.
L'implication n'est pas la panique, mais une diversification réfléchie. L'institution suggère que, si les États-Unis restent un cœur de portefeuille précieux, un environnement de lente dépréciation du dollar rend une diversification géographique et en devises incontournable .
Studio Global AI
Use this topic as a starting point for a fresh source-backed answer, then compare citations before you share it.
JPMorgan estime que le dollar, surévalué de 10 %, devrait se déprécier de 0,6 % par an face à l’euro pour atteindre 1,26 dollar pour un euro d’ici 2038.
JPMorgan estime que le dollar, surévalué de 10 %, devrait se déprécier de 0,6 % par an face à l’euro pour atteindre 1,26 dollar pour un euro d’ici 2038. La dette fédérale américaine dépasse 37 800 milliards de dollars et les paiements d’intérêts pèsent plus de 1 200 milliards, un fardeau qui mine la confiance à long terme.
Jamie Dimon, PDG de JPMorgan Chase, prévient que le marché obligataire va « traverser une période difficile », même si le dollar conservera son statut de devise de réserve mondiale.