Quantum Motion veut construire des ordinateurs quantiques à partir de puces en silicium
Quantum Motion, une startup britannique issue d’Oxford et de l’UCL, a levé 160 millions $ en série C pour développer des ordinateurs quantiques basés sur des transistors en silicium similaires à ceux des puces classiq... Le tour de table mené par DCVC et Kembara, avec la participation de la British Business Bank et...
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Quantum Motion, une startup britannique issue d’Oxford et de l’UCL, a levé 160 millions $ en série C pour développer des ordinateurs quantiques basés sur des transistors en silicium similaires à ceux des puces classiq...
Le tour de table mené par DCVC et Kembara, avec la participation de la British Business Bank et de Firgun, porte le financement total de l’entreprise à plus de 200 millions $ et en fait la startup quantique la mieux f...
L’approche basée sur le silicium pourrait réduire fortement les coûts, l’espace occupé et la consommation énergétique des systèmes quantiques en s’appuyant sur l’infrastructure existante de l’industrie des semi‑conduc...
What is Quantum Motion, the UK university spinout building full‑stack quantum computers using silicon chips, and why is its recent $160M SerQuantum Motion is building quantum processors using silicon transistor technology compatible with conventional semiconductor manufacturing.
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La société britannique Quantum Motion développe une nouvelle génération d’ordinateurs quantiques construits à partir de puces en silicium proches de celles utilisées dans l’électronique classique. Créée en 2017 comme spin‑out universitaire d’Oxford University et de l’University College London (UCL), l’entreprise cherche à rendre le calcul quantique plus facile à fabriquer à grande échelle grâce aux technologies industrielles déjà utilisées pour les semi‑conducteurs.
En 2026, la startup a annoncé une levée de fonds de 160 millions de dollars en série C, une étape majeure qui la positionne comme l’entreprise de calcul quantique la mieux financée du Royaume‑Uni et qui doit accélérer la mise sur le marché de systèmes quantiques reposant sur le silicium.
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Que dois-je faire ensuite en pratique ?
L’approche basée sur le silicium pourrait réduire fortement les coûts, l’espace occupé et la consommation énergétique des systèmes quantiques en s’appuyant sur l’infrastructure existante de l’industrie des semi‑conduc...
Quantum Motion conçoit une architecture de calcul quantique basée sur le silicium. Dans ce modèle, les bits quantiques — ou qubits — sont créés à partir d’électrons contrôlés dans des transistors en silicium. Ces dispositifs reposent sur des techniques très proches des procédés CMOS utilisés pour fabriquer les puces électroniques modernes.
Contrairement à certaines approches concurrentes utilisant des matériaux ou des équipements très spécialisés, la stratégie du silicium vise à tirer parti de l’infrastructure industrielle existante des fabricants de puces. En théorie, cela pourrait faciliter la production à grande échelle et l’intégration avec l’informatique classique.
L’entreprise adopte aussi une approche dite « full‑stack » : elle ne se limite pas au processeur quantique, mais développe également l’architecture du système, l’électronique de contrôle et les logiciels nécessaires pour exploiter ces machines.
Des racines académiques à Oxford et à l’UCL
Quantum Motion a été fondée en 2017 par les professeurs John Morton et Simon Benjamin, deux chercheurs spécialisés dans les technologies quantiques.
Leur travail s’appuie sur des années de recherche sur les spin qubits en silicium, une piste jugée prometteuse car ces dispositifs peuvent être fabriqués avec des techniques déjà maîtrisées par l’industrie mondiale des semi‑conducteurs.
Pourquoi le silicium pourrait changer la donne
Aujourd’hui, la plupart des ordinateurs quantiques expérimentaux reposent sur des technologies comme les circuits supraconducteurs ou les ions piégés. Ces solutions fonctionnent, mais leur fabrication et leur mise à l’échelle restent complexes.
Selon Quantum Motion, l’utilisation de transistors en silicium pourrait ouvrir la voie à une production plus industrielle. L’entreprise avance notamment que son architecture pourrait permettre :
jusqu’à 100 fois moins de coûts et d’espace physique que certaines architectures concurrentes
jusqu’à 1 000 fois moins de consommation énergétique, selon les estimations associées à sa conception matérielle
des processeurs quantiques capables de s’intégrer dans des racks de centres de données standards, plutôt que dans de grandes installations expérimentales
Si ces gains se confirment à grande échelle, ils pourraient rendre les ordinateurs quantiques beaucoup plus accessibles pour des applications industrielles.
Les détails de la levée de 160 millions de dollars
Le tour de financement série C de 160 millions $ a été co‑mené par le fonds de capital‑risque DCVC et l’investisseur deep‑tech Kembara.
Parmi les autres participants figurent :
la British Business Bank, qui aurait réalisé un investissement d’ancrage d’environ 40 millions de livres sterling
Firgun
des investisseurs existants tels que Oxford Science Enterprises, Inkef et Bosch Ventures
Après cette opération, Quantum Motion indique avoir levé plus de 200 millions de dollars au total, renforçant sa position dans la compétition mondiale pour développer du matériel quantique évolutif.
À quoi servira le nouveau financement
La nouvelle levée vise à accélérer le passage du laboratoire à la commercialisation des technologies quantiques basées sur le silicium.
Les priorités annoncées incluent :
la poursuite de la recherche et développement sur l’architecture de qubits en silicium
l’industrialisation de méthodes de fabrication compatibles avec les procédés de semi‑conducteurs
la conception de systèmes capables de fonctionner dans des centres de données standards
le renforcement des activités de commercialisation et d’expansion internationale
L’entreprise décrit cette étape comme le possible « moment transistor » du calcul quantique : un passage d’expériences scientifiques à des processeurs quantiques réellement fabriqués à grande échelle grâce aux technologies des transistors.
Un signal fort pour l’industrie quantique
Le calcul quantique reste un domaine émergent où plusieurs architectures matérielles se disputent l’avenir du secteur. Les qubits en silicium sont particulièrement attractifs car ils promettent une mise à l’échelle grâce aux chaînes de production existantes de l’industrie des puces.
La levée de fonds de Quantum Motion montre que les investisseurs croient de plus en plus à cette stratégie. En combinant recherche académique et fabrication de semi‑conducteurs, l’entreprise tente de combler l’écart entre les prototypes de laboratoire et des ordinateurs quantiques exploitables à l’échelle industrielle.