Jensen Huang déclare que les contrôles à l’exportation américains sont un « échec », faisant chuter la part de marché de Nvidia en Chine de 95 % à zéro, tout en avertissant qu’un écosystème chinois totalement découplé... Huawei s'impose comme le grand vainqueur : son processeur Ascend 950PR vise 60 % du marché chino...

Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: What is Nvidia CEO Jensen Huang’s position on the U.S.-China AI ecosystem split, and what are the key points he has made about Nvidia’s stra. Article summary: Jensen Huang has become increasingly blunt and urgent in his criticism of U.S. export controls on China, arguing they are counterproductive and have backfired badly — handing Nvidia's former near-monopoly in China to dom. Topic tags: general, general web, user generated. Reference image context from search candidates: Reference image 1: visual subject "I believe the U.S.-China tech rivalry will guide the direction of AI for years to come. Both nations are moving quickly, and the technologies" source context "Nvidia’s Jensen Huang Warns China Could Overtake the U.S.in the AI Arms Race – USFunds" Reference image 2: visual subject "I believe the U.S.-China tech ri
La guerre des puces atteint un point de rupture. Jensen Huang, le PDG de Nvidia, a tiré à boulets rouges sur la stratégie américaine, qualifiant les contrôles à l’exportation d’« échec » cuisant qui a balayé la suprématie de son entreprise en Chine . En l'espace de quelques années, ce n'est pas un simple recul que le géant californien a subi, mais une véritable Berezina commerciale : sa part de marché dans l'Empire du Milieu pour les accélérateurs d'IA est passée d'un quasi-monopole à un zéro pointé
. Une onde de choc dont les répliques redessinent la carte de la tech mondiale.
Pour Jensen Huang, le diagnostic est sans appel. Il a répété à plusieurs reprises, notamment lors d'un forum tech à Taipei, que les fondations intellectuelles de la régulation américaine étaient « viciées à la base » . Son argumentaire se résume à un paradoxe géopolitique : les sanctions n'ont pas empêché la Chine de développer son IA ; elles ont seulement redirigé ses investissements colossaux vers des alternatives locales
.
"Au final, le contrôle des exportations a été un échec", a-t-il lancé, repris par Reuters . Les chiffres donnent raison à cette colère froide. Avant les restrictions de l'administration Biden en 2022, Nvidia régnait sur 95 % du marché. Les blocages successifs ont d'abord amputé cette part à 50 %, avant que le coup de grâce ne survienne : l'obligation d'obtenir une licence pour vendre les puces H20, pourtant conçues pour respecter les limites précédentes
. "En Chine, nous sommes désormais tombés à zéro", a sobrement constaté Huang en mai 2026
. Conséquence directe : Nvidia a rayé la Chine de ses prévisions financières, admettant dans ses documents boursiers être « effectivement exclue du marché des centres de données chinois »
.
La nature ayant horreur du vide, le retrait forcé de Nvidia a ouvert un boulevard pour son rival historique, Huawei. Jensen Huang l'a reconnu sans détour : Nvidia a « largement concédé » le marché chinois à l'entreprise de Shenzhen, qui enchaîne les années record .
Le fer de lance de cette reconquête ? La puce Ascend 950PR, un monstre de calcul délivrant environ 2 PFLOPs de performance, qui pourrait capter près de 60 % du marché chinois des processeurs IA d'ici la fin 2026 . L'enjeu financier est faramineux : Huawei viserait 12 milliards de dollars de revenus liés aux puces IA pour 2026, un magot directement issu du vide laissé par les Américains
. Ce basculement économique s'accompagne d'une migration logicielle massive, de l'écosystème CUDA de Nvidia vers le framework propriétaire CANN de Huawei, menaçant de déconnecter durablement la pile logicielle chinoise du matériel américain
.
Mais ce qui inquiète le plus le patron de Nvidia ne se lit pas dans les bilans comptables à court terme. Son alerte la plus grave concerne l'avenir de la domination technologique américaine. Sur le podcast Dwarkesh, il a évoqué un scénario où les laboratoires d'IA chinois, comme la start-up DeepSeek, optimiseraient leurs modèles pour les puces Huawei, qualifiant cette perspective d'« issue horrible » pour les États-Unis. Son cauchemar ? Le lancement prévu du modèle V4 de DeepSeek sur l'Ascend 950PR .
Pour Huang, ce découplage permettrait à la Chine, dotée de ressources énergétiques « abondantes » et d'un large vivier de chercheurs, d'établir un standard d'IA souverain supérieur.
Il prévient que si l'IA mondiale se diffuse avec des standards chinois, les États-Unis risquent de perdre leur avantage technologique . « La Chine n'est pas en retard », a-t-il martelé, la jugeant à une « distance frappante » de prendre le leadership mondial
.
Face à ce séisme industriel et à une dépréciation de stocks de 5,5 milliards de dollars sur les puces H20 bloquées, Jensen Huang n'a pas jeté l'éponge . Sa contre-offensive est politique. Il multiplie les rencontres au sommet, plaidant pour une approche plus « nuancée » que la politique du tout ou rien actuelle
. Il a ainsi rencontré séparément le président Donald Trump et les sénateurs républicains pour défendre une politique fédérale autorisant des ventes limitées de puces avancées vers la Chine. Son argument est pragmatique : forcer les entreprises américaines à « dégrader » leurs puces pour l'exportation n'a jamais ralenti les progrès chinois
.
Publiquement, il continue de laisser la porte ouverte. Lors d'une visite à Pékin en juillet 2025, il a réaffirmé que Nvidia n'abandonnerait pas le premier marché mondial des semi-conducteurs . Et en mai 2026, il a évoqué la possibilité de revenir avec des exportations limitées de puces H200 si les restrictions s'assouplissaient, conditionnant toutefois ce retour à la volonté du gouvernement chinois de s'ouvrir aux produits américains
. Pour Huang, l'engagement reste la seule voie pour préserver la compétitivité et l'influence des États-Unis
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Jensen Huang déclare que les contrôles à l’exportation américains sont un « échec », faisant chuter la part de marché de Nvidia en Chine de 95 % à zéro, tout en avertissant qu’un écosystème chinois totalement découplé...
Jensen Huang déclare que les contrôles à l’exportation américains sont un « échec », faisant chuter la part de marché de Nvidia en Chine de 95 % à zéro, tout en avertissant qu’un écosystème chinois totalement découplé... Huawei s'impose comme le grand vainqueur : son processeur Ascend 950PR vise 60 % du marché chinois et un chiffre d'affaires de 12 milliards de dollars, tandis que Nvidia passe une dépréciation de 5,5 milliards sur ses...
Malgré l'effondrement, Huang continue de prôner l'engagement plutôt que l'isolement, rencontrant le président Trump pour défendre une approche plus nuancée qui permettrait des ventes limitées de puces avancées.