La nouvelle feuille de route, détaillée dans une note interne du vice-président wearables de Meta, Alex Himel, et rapportée par le média américain The Information, représente un recentrage clair vers des appareils « AI-first » .
Meta prévoit de débuter le test d'un pendentif alimenté par IA dans le courant de l'année prochaine . Encore flou, ce projet s'inscrit dans une volonté plus large de populariser ses assistants IA et de créer de nouvelles catégories de produits au-delà des lunettes connectées
. Les spécifications exactes, le prix ou la stratégie de distribution de ce pendentif restent confidentiels. En revanche, une chose est sûre : Meta entre de plain-pied dans une catégorie où Apple développe aussi un dispositif similaire
.
Au-delà des consommateurs, Meta compte lancer un service pour les entreprises baptisé « Wearables for Work » . L'initiative vise clairement le marché professionnel, avec l'ambition de créer une source de revenus récurrents bien distincte des ventes matérielles aux particuliers. Si les fonctionnalités précises pour les entreprises n'ont pas été dévoilées publiquement, le service semble taillé pour compléter une gamme de produits en expansion avec des usages résolument tournés vers le travail
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Meta a l'intention d'élargir très sensiblement sa sélection de lunettes IA au-delà de son partenariat actuel avec Ray-Ban . L'ambition est chiffrée : l'entreprise veut vendre 10 millions de wearables rien qu'au second semestre 2026
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Cet objectif a de quoi impressionner quand on sait que la totalité du marché mondial des lunettes IA est évaluée, par le cabinet Omdia, à environ 10 millions d'unités pour l'ensemble de l'année 2026 . Si Meta réussissait son pari en six mois, elle égalerait ou dépasserait les prévisions annuelles de toute l'industrie.
La catégorie des wearables dopés à l'IA attire des investissements colossaux de la part des géants de la tech. Omdia prévoit que le marché des lunettes IA passera de 5,1 millions d'unités en 2025 à plus de 10 millions en 2026, soit une croissance de 158 % en un an . Le cabinet table sur 35 millions d'unités d'ici 2030, avec un taux de croissance annuel composé de 47 % sur la période 2025-2030
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Apple poursuit une stratégie étonnamment similaire avec trois appareils concurrents, selon des révélations de Bloomberg de février 2026. La firme à la pomme accélère le développement de lunettes connectées, d'un pendentif IA à épingler sur un vêtement ou à porter en collier, et d'AirPods équipés d'une caméra . Ces trois dispositifs sont bâtis autour d'une version profondément améliorée de l'assistant vocal Siri, capable d'interpréter le contexte visuel de l'utilisateur
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Les lunettes connectées d'Apple, sous le nom de code N50, sont directement positionnées comme une concurrente des Ray-Ban Meta . La marque californienne visait une production pour fin 2026, mais certaines sources évoquent désormais un lancement qui glisserait vers 2027
. Contrairement à Meta qui commercialise déjà ses lunettes IA en partenariat avec Ray-Ban, Apple arrive ici en challenger et non en pionnier
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Du côté de Google, la feuille de route est moins étayée dans les sources disponibles. Si Omdia cite Google parmi les acteurs qui alimenteront la croissance des lunettes IA en 2026, aucun détail concret sur un pendentif ou une stratégie « wearables d'entreprise » propre à Google n'apparaît dans notre corpus de sources . Google a bien introduit des interfaces logicielles spatiales pouvant servir de socle à de futurs wearables, mais une comparaison directe avec la stratégie à trois axes de Meta demanderait des sources complémentaires
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Ce changement stratégique chez Meta reflète une tendance de fond : les wearables dopés à l'IA sont perçus comme la prochaine grande plateforme informatique. L'entreprise cherche à abandonner une stratégie matérielle centrée sur la VR au profit d'assistants IA intégrés dans des accessoires du quotidien — lunettes, pendentifs, et sans doute d'autres formes à venir .
L'objectif de 10 millions d'unités pour le seul second semestre 2026 montre que Meta n'est pas dans une logique de test grandeur nature, mais de conquête de parts de marché immédiate .
Reste à savoir si cette stratégie pourra réellement combler le trou béant laissé par plus de 80 milliards de dollars de pertes cumulées. Au premier trimestre 2026, la division n'a généré que 402 millions de dollars de revenus contre 4,03 milliards de pertes opérationnelles — un ratio qui exigerait une explosion des ventes et des prix moyens pour espérer un retour à l'équilibre .
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