Une bague-sceau en bronze représentant le phare d’Alexandrie a été mise au jour lors de fouilles sous-marines à Antirhodos, une île aujourd’hui submergée dans le port oriental d’Alexandrie. La mission archéologique la décrit comme la première bague-sceau connue portant l’image du phare. La découverte est remarquable, mais les informations disponibles ne permettent pas de déterminer quand la bague a été fabriquée, à qui elle appartenait ni comment elle a servi.
8
12
Une découverte dans l’ancien quartier royal
La bague provient des vestiges d’un palais d’Antirhodos, qui faisait autrefois partie du quartier royal de Portus Magnus, le « Grand Port » d’Alexandrie. Les fouilles sont menées par l’Institut européen d’archéologie sous-marine (IEASM), en collaboration avec les autorités égyptiennes chargées des antiquités.
5
6
12
La formule « première connue » désigne ici une bague-sceau gravée du phare, et non la plus ancienne image conservée du monument, tous supports confondus. Le motif gravé ressemble à des représentations du phare d’Alexandrie figurant sur des monnaies datées du IIe siècle apr. J.-C.
3
5 Cette comparaison iconographique ne permet toutefois pas, à elle seule, de dater la bague avec certitude.
5
27
Une annonce dont la chronologie reste floue
L’annonce de l’IEASM est datée du 7 octobre 2026. Un autre compte rendu indique que le ministre égyptien du Tourisme et des Antiquités, Sherif Fathy, a rendu visite à la mission le 5 octobre et que la découverte a été annoncée lors de cette visite. Les récits ne donnent donc pas la même chronologie de l’annonce, et aucun ne précise le jour exact où la bague a été récupérée.
12
31
Le ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités et le Conseil suprême des antiquités sont cités parmi les partenaires des recherches sous-marines. Hisham El-Leithy, secrétaire général du Conseil, a communiqué des éléments sur la découverte.
6
9
30 Franck Goddio, qui dirige les travaux de l’IEASM, a annoncé la découverte par l’intermédiaire des canaux de l’institut.
8
12
Un article indique qu’Ahmed Rehema accompagnait Sherif Fathy lors d’une inspection à bord du navire de recherche. Les informations disponibles ne précisent pas davantage le rôle de Rehema dans la récupération ou l’étude de la bague.
7
Ce que l’objet peut suggérer — et ce qu’il ne prouve pas
Une bague-sceau pouvait servir à imprimer un motif dans de la cire ou de l’argile molle, par exemple pour sceller ou authentifier un document ou un contenant. C’est une fonction possible pour ce type d’objet, mais rien ne prouve que cette bague ait été utilisée de cette manière.
6
La découverte dans un palais a conduit à suggérer que le site pouvait avoir des liens administratifs avec le phare, qui marquait l’entrée du port. Mais elle ne démontre ni que le propriétaire de la bague gérait le phare ni que le palais abritait les services chargés de son fonctionnement.
7
12
Des récits évoquent aussi Strabon, qui se serait rendu à Alexandrie vers 29–25 av. J.-C. Ce contexte historique ne permet pas, à lui seul, d’établir combien de temps le palais a conservé une fonction administrative, ni si ses occupants géraient le phare.
21
27
Les principales inconnues demeurent simples : les comptes rendus disponibles ne donnent ni les dimensions de la bague, ni le nom de son propriétaire, ni une datation assurée de sa fabrication. La ressemblance avec des images monétaires du IIe siècle est un parallèle, pas une preuve suffisante pour trancher ces questions.
5
27
D’autres secteurs explorés dans le port
Un compte rendu de la campagne décrit quatre zones étudiées dans le port oriental d’Alexandrie : un temple d’Isis, les vestiges d’un palais, un obélisque et le Timonium.
27 Un autre article mentionne des objets en céramique et en verre issus des prospections sous-marines plus larges, sans en préciser la datation dans l’extrait disponible.
35
La bague est donc à considérer comme une découverte rare, remarquable par son motif et son contexte archéologique — mais pas comme un objet daté avec certitude qui révélerait l’identité de son propriétaire ou un lien direct avec la gestion du phare.