La distinction importante est celle-ci : un chatbot répond à une question ; un agent IA peut être conçu pour agir. D’après le compte rendu de Benzinga sur l’intervention de Visser du 9 mai dans The Pomp Podcast, il estime que la prochaine phase de l’IA ira au-delà des chatbots vers des systèmes « agentiques » capables d’exécuter de manière autonome des actions, des transactions et des flux de travail . Un autre résumé de sa vision décrit le passage des entreprises des applications IA vers des agents capables de réaliser des processus de bout en bout, avec une demande accrue en calcul, réseau, sécurité et infrastructure de données
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C’est là que la crypto entre dans son raisonnement. Si un logiciel commence à prendre des décisions économiques, il ne lui suffit pas d’être intelligent. Il lui faut des permissions, un portefeuille, des moyens de paiement, des règles de règlement et une façon d’interagir avec des actifs numériques. Dans cette hypothèse, les tokens peuvent devenir un support pratique pour des transactions machine-à-machine, notamment lorsque les processus doivent tourner en continu sans attendre le clic d’un humain .
Ethereum compte dans cette thèse parce qu’il n’est pas seulement un actif spéculatif : c’est aussi un environnement de contrats intelligents, c’est-à-dire de programmes qui exécutent des règles sur une blockchain. Les comptes rendus de l’achat d’Ether par Visser indiquent qu’il voit l’infrastructure de contrats intelligents d’Ethereum bénéficier d’un rapprochement entre IA et tokenisation . KuCoin résume aussi sa position ainsi : les agents IA utiliseraient des actifs tokenisés pour des transactions autonomes, avec Ethereum au centre de ce dispositif
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La mécanique d’investissement est simple, mais très conditionnelle : davantage d’activité numérique autonome pourrait signifier plus de paiements tokenisés, plus d’instructions de règlement, plus de mouvements de collatéral et plus d’utilisation de contrats intelligents. Si cette activité se déroule sur Ethereum ou sur des infrastructures liées à Ethereum, le réseau pourrait voir augmenter la demande pour ses capacités de transaction et de règlement .
Plusieurs canaux expliquent le raisonnement de Visser.
Le point de départ est l’idée que les agents IA ne se contenteront pas de suggérer des actions. Ils pourraient les exécuter. Les résumés disponibles décrivent l’IA agentique comme des logiciels capables de mener des actions, des transactions et des workflows, voire de réaliser des processus d’entreprise de bout en bout . Si ces processus nécessitent un paiement ou un règlement, les tokens deviennent une couche possible d’exécution.
Les comptes rendus consacrés à l’achat d’Ether indiquent que Visser s’attend à ce que l’IA stimule la demande d’actifs tokenisés et de transactions autonomes sur chaîne . Dans ce scénario, des équivalents de trésorerie, du collatéral ou certains droits financiers pourraient exister sous forme tokenisée et être déplacés par des logiciels selon des règles prédéfinies.
Un autre élément de la thèse est la monnaie programmable. Si des agents IA doivent payer, recevoir ou régler des opérations à toute heure, des stablecoins pourraient servir de support numérique disponible en continu. La note de VisserLabs présente justement la convergence entre tokenisation, stablecoins et agents IA comme l’un des grands points d’inflexion de ce marché . Cela ne prouve pas qu’Ethereum captera la demande, mais cela explique pourquoi les rails crypto reviennent dans la discussion.
La thèse est particulièrement parlante dans les marchés où le timing, le collatéral et le règlement comptent. VisserLabs soutient que, dans un monde allant vers le règlement à J+0 — autrement dit le jour même — l’humain peut devenir un goulot d’étranglement lorsqu’il faut surveiller du collatéral sur plusieurs fuseaux horaires ou exécuter une action urgente en quelques secondes . Les contrats intelligents et les actifs tokenisés sont présentés comme une manière possible d’automatiser cette infrastructure de marché.
Visser rattache aussi sa thèse crypto au boom plus large de l’infrastructure IA. Benzinga rapporte qu’il voit l’adoption de l’IA créer une demande en infrastructure de calcul, en énergie et en systèmes de règlement numérique . Séparément, un résumé de sa vision des agents IA en entreprise associe leur adoption à une demande durable en calcul, réseau, sécurité et infrastructure de données
. Dans cette lecture, la demande crypto ne viendrait pas seulement de la spéculation, mais de la couche transactionnelle entourant l’activité pilotée par l’IA.
La thèse IA-crypto de Visser ne se limite pas à l’Ether. Benzinga rapporte qu’il estime que Bitcoin et Ethereum pourraient bénéficier de l’expansion des agents IA, car ces agents auront besoin de tokens . Stocktwits résume également sa position en indiquant que le cycle d’investissement lié à l’IA serait structurellement favorable à Bitcoin, tandis qu’Ethereum profiterait de la tokenisation
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La différence, dans les comptes rendus disponibles, tient à l’angle d’utilité. Bitcoin apparaît plutôt dans le récit de rareté et d’exposition à la crypto. Ether, lui, est plus directement rattaché aux contrats intelligents, aux actifs tokenisés et au règlement programmable .
La chaîne de causalité est longue, et chaque maillon peut casser.
D’abord, les agents IA doivent devenir économiquement utiles, pas seulement impressionnants sur le plan technique. Ensuite, ils doivent réellement avoir besoin de rails externes de paiement et de règlement. Puis les tokens et les contrats intelligents doivent se révéler plus efficaces que les systèmes bancaires, cartes ou fintech existants pour certains usages automatisés. Enfin, Ethereum doit capter une part suffisante de cette activité, tandis que les régulateurs doivent permettre aux actifs tokenisés et aux paiements autonomes de se développer à grande échelle.
Les sources disponibles soutiennent l’idée que Visser voit dans les agents IA et la tokenisation un moteur potentiel de nouvelle demande crypto, mais elles ne démontrent ni que le prix de l’Ether montera, ni qu’Ethereum dominera ce futur marché . C’est une thèse macro, pas un résultat acquis.
Le pari Ethereum de Jordi Visser est un pari sur un futur où les agents IA deviendraient des acteurs économiques. S’ils ont besoin de monnaie programmable, d’actifs tokenisés et de règlements par contrats intelligents, Ethereum pourrait en bénéficier. Mais entre l’adoption de l’IA agentique et une demande durable pour l’Ether, il reste plusieurs étapes : usage réel, régulation, concurrence des rails existants et capacité d’Ethereum à transformer cette activité en valeur durable.