Le plan en quatre phases de l'Iran, dévoilé le 3 juin 2026, exige un arrêt complet des combats régionaux et une levée des sanctions américaines avant toute négociation nucléaire — un revirement radical par rapport à l... La feuille de route impose un cessez le feu vérifié sur tous les fronts (Phase 1), des mesures t...

Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: What is Iran's proposed four-phase plan for a potential memorandum of understanding with the United States, including the stages of a comple. Article summary: On June 3, 2026, Iran disclosed a four-phase roadmap for a potential memorandum of understanding (MoU) with the United States, outlined by Saeed Ajorlou, a member of Tehran's negotiating delegation, via the IRGC-affiliat. Topic tags: general, general web, user generated, government. Reference image context from search candidates: Reference image 1: visual subject "[Intelbrief](https://thesoufancenter.org/intelbrief/) / U.S. and Iran Close in on a Framework Accord. **U.S. President Trump and Iranian officials have confirmed a wide range of g" source context "U.S. and Iran Close in on a Framework Accord - The Soufan Center" Reference image 2: visual subject "[Int
Le 3 juin 2026, Téhéran a rendu publique une feuille de route par étapes en vue d'un éventuel protocole d'accord (Memorandum of Understanding, ou MoU) avec Washington. Cette annonce est intervenue seulement deux jours après que l'Iran a suspendu les négociations de paix indirectes. Le plan en quatre phases, dévoilé par Saeed Ajorlou, membre de la délégation iranienne, dans les colonnes de l'agence Fars, affiliée aux Gardiens de la révolution, vise à verrouiller un cessez-le-feu régional et une levée des sanctions bien avant que Téhéran n'accepte de discuter de son programme nucléaire controversé . Voici une analyse détaillée de chaque phase, les différences avec l'accord de 2015 et l'état fragile des pourparlers.
La première exigence, présentée comme non négociable, est une cessation complète des hostilités sur tous les fronts militaires. L'Iran insiste pour que cela ne se limite pas aux échanges de tirs directs avec les États-Unis, mais couvre l'ensemble du « front de la résistance », en citant explicitement le Liban et Gaza comme théâtres d'opérations inclus . L'objectif affiché est une fin définitive de la guerre, et non une simple pause prolongée
.
La deuxième phase concerne ce que M. Ajorlou a décrit comme des « mesures exécutives et tangibles », centrées sur le stratégique détroit d'Ormuz . Ces mesures incluent le déminage du détroit, la levée du blocus naval américain, la suppression des sanctions pétrolières et le déblocage d'une partie des avoirs iraniens gelés
. Un responsable iranien a précisé au Washington Post que les premières étapes concrètes consisteraient à libérer 12 milliards de dollars d'avoirs gelés, à lancer les opérations de déminage et à mettre fin au blocus américain
. Cette phase place les priorités économiques et maritimes de l'Iran en tête de l'agenda, avant toute concession sur le nucléaire
.
C'est uniquement après la mise en œuvre vérifiable des phases 1 et 2 que l'Iran acceptera d'entamer des négociations formelles sur la levée des sanctions et les questions nucléaires . Ce séquençage constitue le pivot stratégique central du plan iranien. Téhéran refuse de discuter de son programme nucléaire tant que la guerre se poursuit et exige la preuve que les engagements antérieurs ont été tenus avant d'aller plus loin
. Cette approche retarde la négociation la plus difficile, offrant à l'Iran du temps et un levier stratégique
.
Un comité de supervision conjoint serait créé pour vérifier le respect des engagements et résoudre les différends . Contrairement à l'accord de Vienne de 2015 (JCPOA) qui s'appuyait fortement sur les vérifications de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), cet organe de suivi serait bilatéral ou supervisé par une tierce partie, sans le même niveau d'infrastructure d'inspection technique
. Les rapports sur le projet d'accord plus large notent l'absence de mécanismes d'application spécifiques pour les engagements nucléaires, au-delà d'une vague fenêtre de négociation de 60 jours
.
Ce cadre représente une inversion délibérée de la logique de l'accord sur le nucléaire de 2015.
Inversion du séquençage. Le JCPOA liait dès le départ les restrictions nucléaires et la levée des sanctions, de manière parallèle. Le plan en quatre phases de l'Iran fait de la désescalade régionale totale un préalable strict, repoussant les pourparlers nucléaires à la phase 3, seulement après un cessez-le-feu vérifié et la normalisation de la situation dans le détroit d'Ormuz . Ali Vaez, directeur du programme Iran à l'International Crisis Group, l'a décrit comme « un changement de séquençage pour sauver la face : placer Ormuz en premier dans le cadre d'accords de fin de guerre, et non de négociations formelles, lever le blocus et reporter les questions les plus épineuses pour qu'elles ne fassent pas couler le processus dès le départ »
.
Périmètre. Le JCPOA était strictement centré sur le programme nucléaire iranien. Le protocole d'accord proposé est un cadre plus large de fin de guerre qui aborde d'abord les fronts militaires régionaux, la sécurité maritime et le blocus naval, laissant les questions nucléaires pour une phase secondaire .
Architecture de vérification. Le JCPOA s'appuyait sur l'AIEA pour surveiller les centrifugeuses, l'enrichissement et les stocks. Le comité de la phase 4 du nouveau plan ne dispose pas d'un mandat technique aussi défini . Les informations disponibles indiquent que le projet actuel ne contient aucun mécanisme spécifique pour vérifier ou faire respecter les engagements nucléaires au-delà d'une fenêtre de négociation temporaire
.
Alors même que l'Iran rendait public son plan, la piste diplomatique s'effritait déjà. Fin mai, des responsables américains et iraniens confirmaient que le protocole d'accord n'était ni finalisé ni approuvé par le président Donald Trump ou le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei . Des clauses non résolues et la méfiance persistante liée au retrait américain du JCPOA en 2018 restent des points de blocage majeurs
.
Le 1er juin — deux jours avant la présentation de la feuille de route — l'Iran a suspendu toutes les négociations indirectes, accusant Israël de violer les accords de cessez-le-feu par la poursuite de son action militaire au Liban . L'agence Tasnim, proche des Gardiens de la révolution, a rapporté que toute rupture du cessez-le-feu sur un front rompait la trêve dans son ensemble et menaçait d'une « fermeture complète » du détroit d'Ormuz
.
Le président Trump a publié sur Truth Social un message affirmant que « les discussions se poursuivent, à un rythme rapide » avec l'Iran, alors même que Téhéran claquait publiquement la porte . Ces signaux contradictoires illustrent un moment de profonde fragilité : l'Iran annonce une pause, Washington assure que les discussions continuent, et aucune des deux capitales n'a donné son feu vert au projet d'accord.
En résumé, le plan en quatre phases est l'offre séquencée maximaliste de Téhéran — désescalade vérifiée et levée des sanctions d'abord, concessions nucléaires ensuite — mais la fenêtre pour le transformer en un protocole d'accord signé semble s'être brutalement refermée presque aussitôt qu'elle s'est ouverte.
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Le plan en quatre phases de l'Iran, dévoilé le 3 juin 2026, exige un arrêt complet des combats régionaux et une levée des sanctions américaines avant toute négociation nucléaire — un revirement radical par rapport à l...
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Malgré les déclarations de Donald Trump assurant que les discussions continuent, aucun accord n'a été approuvé ni par Washington ni par Téhéran, et des clauses non résolues ainsi qu'une profonde méfiance mutuelle bloq...