Contrairement aux avatars prédéfinis déjà disponibles dans l’outil Google Vids pour un usage professionnel , le nouvel Avatar Gemini est une représentation IA personnelle et persistante de l’utilisateur. Concrètement, le système utilise votre vrai visage et votre voix pour construire un modèle qui « vous ressemble et parle comme vous », puis le stocke dans l’app Gemini pour créer des vidéos à la demande
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Cette fonction est accessible uniquement aux abonnés à un forfait payant Google AI Pro ou Ultra, et exclusivement via l’application mobile Gemini, dans le menu Paramètres > Avatar . Aucune version web n’est disponible pour l’instant.
La configuration est volontairement simple, mais la technologie sous-jacente combine plusieurs modèles très puissants :
Le test réalisé par PCWorld confirme qu’il faut environ cinq minutes pour tout paramétrer, et que le résultat peut être si bluffant qu’il en devient troublant .
Google a commercialisé cette fonctionnalité en mettant en avant la sécurité. Les protections sont multiples :
Derrière les discours rassurants de Google, la carte des disponibilités en dit long. L’outil d’avatar personnalisé est pour le moment disponible aux États-Unis et dans quelques régions, mais il est explicitement bloqué pour tout compte ou localisation basé dans l’Espace économique européen (EEE), en Suisse et au Royaume-Uni . Un périmètre bien plus restreint que celui de l’application web Gemini, qui est, elle, accessible dans plus de 230 pays et territoires
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Ce blocage géographique est directement lié aux cadres juridiques plus stricts de l’Europe, notamment le règlement sur l’IA (AI Act), en matière de données biométriques et de responsabilité des systèmes d’IA. Google semble avoir choisi d’éviter par précaution tout risque de non-conformité sur ces marchés, quitte à priver pour l’instant les utilisateurs français et européens .
Cette annonce ne fait pas l’unanimité. Elle remet au contraire sur le devant de la scène les questions fondamentales que pose la synthèse d’image par IA :
La fonction d’avatar de Google constitue un bond en avant pour la création vidéo grand public par IA, mais elle met aussi en lumière une évidence : les règles, les outils et les normes sociales pour vivre avec les médias de synthèse s’écrivent en ce moment même, en temps réel.