La banque américaine porte à 5 300 milliards de dollars ses prévisions de dépenses cumulées (capex) pour Meta, Microsoft, Amazon et Alphabet sur la période 2025 2030, contre 4 500 milliards estimés précédemment. Pour la seule année 2026, l’enveloppe combinée frôle les 725 milliards de dollars, soit un bond de 77 % p...

Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: What is Goldman Sachs' revised forecast for hyperscaler AI capital expenditure from 2025 through 2030, including the new $5.3 trillion estim. Article summary: On Tuesday, June 3, 2026, Goldman Sachs published a research note significantly raising its hyperscaler capital expenditure forecasts and detailing how private infrastructure and real-estate capital will increasingly fin. Topic tags: general, general web. Reference image context from search candidates: Reference image 1: visual subject "# AI to Push Global Data Centre Power Demand Up 165% by 2030: Report. **Goldman Sachs projects global data centre power demand will rise 165% by 2030, driven by AI workloads and hy" source context "AI to Push Global Data Centre Power Demand Up 165% by 2030: Report - Techerati" Reference image 2: visual subject "# Don’t fear the
L'échelle des capitaux investis dans les infrastructures d'intelligence artificielle est en train de changer de dimension. Dans une note de recherche publiée le 3 juin 2026, Goldman Sachs a profondément révisé à la hausse ses projections de dépenses pour les principaux acteurs du secteur. Un signal clair : la construction de l'écosystème IA s'accélère plus vite que ne l'imaginaient les analystes les plus optimistes . Au-delà des montants, c'est toute l'architecture de financement et d'alimentation énergétique qui bascule.
La pièce maîtresse de cette note est une prévision de 5 300 milliards de dollars de dépenses d'investissement (capex) cumulées pour les quatre plus grands hyperscalers — Meta, Microsoft, Amazon et Alphabet — sur les exercices 2025 à 2030. Une révision très nette par rapport à la précédente estimation de Goldman Sachs, qui tablait il y a encore quelques semaines sur 4 500 milliards de dollars sur la même période .
Cette révision est le reflet d’une dynamique de fond. À chaque publication de résultats, les géants de la tech annoncent des budgets d’investissement revus à la hausse. L’institut de recherche de Goldman Sachs anticipait déjà, il y a quelques mois, que les dépenses des hyperscalers pourraient franchir le cap symbolique des 500 milliards de dollars par an. Mais les plans réels des entreprises ont pulvérisé ces projections initiales . Le consensus des analystes pour les dépenses de 2026 a ainsi été constamment relevé trimestre après trimestre
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L'année 2026 s'impose comme un véritable point de bascule. À eux quatre, Meta, Microsoft, Amazon et Alphabet prévoient environ 725 milliards de dollars de dépenses d’investissement cumulées, soit une envolée de 77 % par rapport aux 410 milliards estimés pour 2025 . Les déclarations des entreprises, rendues publiques fin avril 2026, situent la médiane des prévisions à près de 710 milliards, le haut de la fourchette atteignant précisément 725 milliards de dollars
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Ce montant sur une seule année éclipse toutes les références historiques. En 2023, soit seulement trois ans plus tôt, le total des capex de ces mêmes hyperscalers avoisinait 160 milliards de dollars . L'accélération est brutale. Fin 2025, le consensus de Wall Street plaçait déjà la barre de 2026 à 527 milliards, mais les dernières annonces des entreprises font désormais état d'une progression de près de 70 % sur un an
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Et cette manne n'est pas fléchée vers le cloud traditionnel. Environ 75 % des 725 milliards de dollars prévus en 2026, soit près de 500 milliards de dollars, sont directement liés à l'infrastructure de l'intelligence artificielle : processeurs graphiques (GPU), serveurs dernier cri, équipements réseau et construction de data centers .
La note de Goldman Sachs met en lumière un changement structurel majeur dans le financement de cette expansion. L'échelle des investissements nécessaires est telle que les mécanismes classiques — fonds propres et emprunts bancaires — ne suffisent plus. Désormais, ce sont les fonds de capital-investissement spécialisés dans l’infrastructure et l’immobilier qui devraient jouer un rôle prépondérant .
Cette mutation est déjà en marche. Rien qu'en 2025, les hyperscalers ont levé 108 milliards de dollars sur les marchés obligataires, et les projections anticipent jusqu'à 1 500 milliards de dollars d'émissions de dette dans les années à venir pour financer cette expansion . Toujours selon le rapport, Goldman Sachs anticipe que les actifs sous gestion des fonds d’infrastructure pourraient dépasser le seuil des 3 000 milliards de dollars d'ici à 2030, à mesure que les capitaux affluent vers les projets énergétiques, les data centers et les réseaux électriques
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Cette évolution est d'importance : elle élargit bien au-delà des marchés actions le cercle des investisseurs exposés à la thématique de l'IA, et place les besoins de financement de cette révolution technologique au même niveau — voire au-dessus — que ceux des grandes classes d'actifs d'infrastructure traditionnelles.
L'empreinte physique de ces milliards de dollars est immense, et nulle part cela n'est plus visible que dans la consommation électrique. Goldman Sachs Research a drastiquement révisé à la hausse sa projection de croissance de la demande mondiale d'électricité des data centers : + 220 % d'ici 2030 par rapport à 2023, contre une précédente estimation d’environ 160-165 % .
« Nous avons relevé notre prévision de croissance de la demande d'électricité des data centers au niveau mondial, passant de 175 % à 220 % entre 2023 et 2030 », a commenté un analyste de Goldman Sachs Global Investment Research dans un rapport du 23 février 2026 . Les États-Unis devraient capter à eux seuls environ 60 % de cette demande supplémentaire
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Les implications sont considérables. Outre-Atlantique, les data centers pourraient représenter 8 % de la consommation électrique totale du pays d'ici à 2030, contre environ 3 % aujourd'hui. Un tel bond provoquerait la première phase de croissance soutenue de la demande d'électricité américaine depuis une génération . Goldman Sachs estime qu'il faudra près de 47 gigawatts de capacités de production supplémentaires rien que pour les États-Unis
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Pour prendre la pleine mesure de cette dynamique, il faut enfin élargir la focale. Le Goldman Sachs Global Institute, dans un autre rapport, modélise un paysage encore plus vaste. Son scénario « Tracking Trillions » table sur environ 7 600 milliards de dollars de dépenses d’infrastructure IA entre 2026 et 2031, tous acteurs confondus, un montant qui passerait de 765 milliards en 2026 à 1 600 milliards par an en 2031 .
Si ce périmètre dépasse celui des quatre géants évoqués précédemment, la tendance est la même : le cycle d'investissement n'est pas en train de plafonner, il s'emballe. La question qui monte sur les marchés n'est plus tant de savoir si les dépenses vont se poursuivre, mais si les revenus futurs les justifieront. Comme le notait déjà Goldman Sachs en janvier 2026, maintenir une rentabilité des capitaux comparable au passé supposerait pour ces entreprises de générer un profit annuel supérieur à 1 000 milliards de dollars, soit plus du double du bénéfice estimé pour 2026 .
La note de Goldman Sachs de ce 3 juin 2026 est sans ambiguïté : l'engagement de dépenses ne cesse de s'amplifier. Et à mesure que les circuits de financement se réinventent et que les réseaux électriques peinent à suivre, cette frénésie d'investissement ne redessine pas seulement le secteur technologique. Elle engage le reste de la décennie sur le terrain des infrastructures et de l'énergie.
Studio Global AI
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La banque américaine porte à 5 300 milliards de dollars ses prévisions de dépenses cumulées (capex) pour Meta, Microsoft, Amazon et Alphabet sur la période 2025 2030, contre 4 500 milliards estimés précédemment.
La banque américaine porte à 5 300 milliards de dollars ses prévisions de dépenses cumulées (capex) pour Meta, Microsoft, Amazon et Alphabet sur la période 2025 2030, contre 4 500 milliards estimés précédemment. Pour la seule année 2026, l’enveloppe combinée frôle les 725 milliards de dollars, soit un bond de 77 % par rapport à 2025, les trois quarts de cette somme étant destinés à l’infrastructure IA.
Face à ces montants colossaux, Goldman Sachs anticipe un changement de modèle de financement, avec une montée en puissance du capital investissement dans l’immobilier et les infrastructures.