Fujitsu prévoit de commercialiser dès 2027 son CPU serveur Arm MONAKA à 144 cœurs, ainsi que des serveurs IA complets, au Japon, aux États Unis et en Asie Pacifique. MONAKA associe des puces de calcul TSMC en 2 nm à des puces SRAM et d’entrées sorties en 5 nm dans une architecture 3D ; deux versions sont prévues, de...
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Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: What is Fujitsu’s plan to enter the global AI-semiconductor and data-center market with its MONAKA processor—including the chip’s Arm-based. Article summary: Fujitsu’s plan is to return to the global data-center CPU market as a fabless, systems-oriented supplier: it will design MONAKA in Japan, have TSMC manufacture it, and sell both the processor and integrated AI-server pla. Topic tags: general, general web, user generated. Style: premium digital editorial illustration, source-backed research mood, clean composition, high detail, modern web publication hero. Use reference image context only for broad subject, composition, and topical grounding; do not copy the exact image. Avoid: logos, brand marks, copyrighted characters, real person likenesses, fake screenshots, UI text, readable text, watermarks, charts with fak
Fujitsu ne cherche pas à redevenir un fondeur de pointe. Sa stratégie MONAKA consiste plutôt à revenir sur le marché mondial des processeurs pour centres de données comme concepteur « fabless » — sans usine de production propre — et comme fournisseur de systèmes. Le groupe japonais conçoit le CPU, confie sa fabrication à TSMC, puis veut vendre des serveurs IA complets et des plateformes logicielles associées. Les ventes sont annoncées à partir de 2027 au Japon, aux États-Unis et dans la région Asie-Pacifique. 17
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MONAKA est un processeur serveur destiné aux charges d’IA, de calcul haute performance (HPC) et de centres de données. Fujitsu décrit une architecture Armv9-A comptant 144 cœurs, compatible avec les extensions vectorielles Arm SVE2 sur 256 bits. Une machine peut accueillir jusqu’à deux processeurs, soit 288 cœurs par nœud. 15
Le projet s’inscrit dans l’héritage de Fujitsu dans le supercalcul, mais l’ambition est cette fois commerciale : transformer ce savoir-faire en une plateforme déployable dans les entreprises et les data centers. Fujitsu met en avant la combinaison d’une gravure de classe 2 nm, d’une microarchitecture maison et de technologies basse tension afin d’améliorer le rapport performances/consommation. 30
Le point distinctif de MONAKA est son assemblage en puces, ou chiplets, empilées en 3D. La puce de calcul est gravée par TSMC selon son procédé N2P en 2 nm, tandis que la mémoire SRAM et les fonctions d’entrées-sorties reposent sur des puces distinctes en 5 nm. La totalité du cache de dernier niveau est placée sur la puce SRAM située sous la puce de calcul. 7
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Cette séparation répond aussi à une logique économique : le silicium de dernière génération est coûteux. En le réservant aux cœurs de calcul, tout en conservant le cache et les E/S sur du 5 nm, Fujitsu cherche à arbitrer entre performances, consommation électrique et coût de fabrication, plutôt qu’à placer toutes les fonctions sur le nœud le plus avancé. 6
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Fujitsu a détaillé deux modèles MONAKA, tous deux dotés de 144 cœurs :
Cette distinction est déterminante pour les exploitants de centres de données. Le modèle à air peut être plus facile à intégrer dans des installations dont la capacité de refroidissement est limitée. Le modèle à refroidissement liquide vise, lui, les clients capables d’accepter une enveloppe thermique plus élevée en échange de davantage de performances. La production en volume est prévue en 2027. 7
L’offensive commerciale ne repose pas sur la vente de CPU seuls. Fujitsu compte proposer des serveurs IA équipés de MONAKA, accompagnés de plateformes destinées au développement et à l’exploitation des applications d’IA. 17
Les objectifs affichés sont ambitieux : 60 000 serveurs IA vendus et 250 milliards de yens de revenus cumulés liés aux CPU d’ici à la fin de l’exercice 2030. Il s’agit d’objectifs du groupe, et non de revenus déjà enregistrés. 17
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Fujitsu aurait déjà obtenu un accord d’approvisionnement avec Super Micro Computer, fabricant américain de serveurs, et cherche aussi à convaincre de grands fournisseurs américains de services cloud. Par ailleurs, 24 entreprises, notamment dans la finance et les télécommunications, testeraient des équipements ; des discussions seraient en cours avec plus de 40 autres sociétés. Ces chiffres signalent l’existence d’un portefeuille commercial actif, mais ne constituent pas des déploiements industriels ou des commandes fermes confirmés. 18
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MONAKA doit être fabriqué par TSMC. À plus long terme, Fujitsu envisage toutefois un successeur de classe 1,4 nm, baptisé MONAKA-X, autour de 2029, avec Rapidus comme partenaire industriel potentiel. 17
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Ce scénario reste nettement plus incertain que la feuille de route de MONAKA chez TSMC. Il dépendra de la capacité de Rapidus à atteindre une production de pointe viable commercialement, ainsi que de la compétitivité effective du futur processeur de Fujitsu. À ce stade, il faut donc y voir un objectif de souveraineté et de diversification de la chaîne d’approvisionnement, non un plan de production définitivement arrêté. 27
MONAKA est davantage qu’un lancement de CPU. Il incarne la tentative de Fujitsu de se positionner comme fournisseur de systèmes, dans un marché des serveurs dominé par les acteurs historiques de l’architecture x86 et où l’IA rend la consommation électrique et le refroidissement de plus en plus décisifs.
Sa promesse repose sur trois éléments liés : 144 cœurs Arm, une architecture d’empilement qui limite l’usage du silicium 2 nm aux fonctions de calcul, et une vente groupée de serveurs et de plateformes. Son succès dépendra toutefois des performances réelles par watt, de la compatibilité logicielle, de la validation par les clients, des capacités de production de TSMC et de la faculté de Fujitsu à convertir ses essais en déploiements. Le lancement de 2027 sera le premier vrai test pour savoir si une technologie issue du supercalcul peut devenir une activité durable dans les centres de données. 7
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Fujitsu prévoit de commercialiser dès 2027 son CPU serveur Arm MONAKA à 144 cœurs, ainsi que des serveurs IA complets, au Japon, aux États Unis et en Asie Pacifique.
Fujitsu prévoit de commercialiser dès 2027 son CPU serveur Arm MONAKA à 144 cœurs, ainsi que des serveurs IA complets, au Japon, aux États Unis et en Asie Pacifique. MONAKA associe des puces de calcul TSMC en 2 nm à des puces SRAM et d’entrées sorties en 5 nm dans une architecture 3D ; deux versions sont prévues, de 350 W à air et de 500 W à refroidissement liquide.
Le groupe vise 60 000 serveurs IA et 250 milliards de yens de revenus cumulés liés aux CPU d’ici à l’exercice 2030, tout en envisageant un successeur en 1,4 nm avec Rapidus vers 2029.