Après des débuts prometteurs en 2025, 2026 est un retournement de situation brutal . En sept courses, les chiffres sont sans appel :
Sainz a qualifié cette chute de « choc » et admis que la saison a « mis sa foi en l’équipe à rude épreuve » . Sa frustration est palpable : après avoir joué les podiums en 2025, il se bat aujourd’hui pour sortir de la Q1.
Les problèmes de la FW48 sont multiples et s’auto-alimentent.
1. Un surpoids rédhibitoire : La voiture est arrivée avec environ 28 kg de trop en début de saison . Après des mois de travail, on parle encore de 24 kg d’excès
. Ce poids supplémentaire provoque une surchauffe des pneus en quelques tours, une perte d’adhérence « brutale » et oblige les pilotes à freiner plusieurs mètres plus tôt que leurs rivaux
.
2. Un manque fondamental d’appui : Même sans le problème de poids, Sainz répète que la voiture manque « fondamentalement » d’appui . « Je pense que nous reconnaissons que, même sans le problème de poids, cette voiture n’est tout simplement pas assez bonne », a-t-il déclaré
. Le circuit de Barcelone, avec ses virages rapides, a cruellement mis en lumière cette carence
.
3. Un défaut historique qui resurgit : Un problème de tenue de route persistant est réapparu. Sainz et Albon ont identifié une perte de charge sur le pneu avant intérieur dans les virages rapides, donnant l’impression que la voiture « roule sur trois roues » . Albon a noté que le problème s’est « aggravé » en 2026
.
4. Problèmes de fiabilité et retards : La FW48 a manqué son premier roulage hivernal, ce qui a mis l’équipe en retard d’avance . Sainz a ensuite subi une casse moteur en EL3 à Melbourne, l’empêchant de participer aux qualifications
.
Au total, la FW48 est considérée comme la neuvième voiture la plus rapide du plateau, derrière Alpine qui utilise pourtant le même moteur Mercedes .
Sainz a signé un contrat de quatre ans avec Williams, courant jusqu’en 2028, mais il comporte une clause de rupture essentielle . James Vowles a confirmé que les deux parties peuvent mettre fin à l’accord fin 2026, laissant Sainz libre de « réévaluer » son avenir
.
Des informations persistantes, notamment en provenance d’Allemagne, affirment que le contrat permet spécifiquement à Sainz de partir s’il reçoit une offre d’une écurie de premier plan comme Mercedes ou Red Bull . Vowles a nié publiquement cette clause spécifique, la qualifiant de « spéculation »
, mais l’existence de la clause de rupture générale pour 2026 offre à Sainz une porte de sortie bien réelle et très publique.
Cette clause est déjà actionnable. Des rapports indiquent que l’entourage de Sainz a pris contact avec Red Bull, et Ferrari et McLaren suivraient la situation de près . Helmut Marko, conseiller de Red Bull, a même laissé entendre qu’il était au courant de cette clause, alimentant ainsi les flammes
.
James Vowles doit naviguer en eaux troubles.
La convergence des facteurs crée un récit implacable. Un quadruple vainqueur de Grand Prix est coincé dans la neuvième voiture du plateau. Son contrat lui offre une porte de sortie garantie en fin de saison. Son directeur d’équipe a publiquement confirmé cette possibilité. Les top teams font le siège. Et une légende de la F1 a déclaré publiquement que le pilote « regarde déjà ailleurs » .
Même si Sainz a déclaré que sa « priorité » est de rester chez Williams , le bruit ambiant – y compris les discussions concrètes avec Red Bull – suggère fortement que lui et son équipe préparent des plans de secours. À moins d’une transformation miraculeuse de la FW48 d’ici la fin de l’année, les spéculations sur l’avenir de Carlos Sainz ne feront que s’intensifier.