Le tableau de bord repose principalement sur quatre mesures :
Ces indicateurs ne mesurent donc pas exactement la même chose. Une marque peut être souvent citée comme source sans être fréquemment recommandée, ou être mentionnée dans une réponse sans que l’assistant s’appuie directement sur son site.
La plupart des outils de visibilité dans l’IA fonctionnent en envoyant une sélection de requêtes à des chatbots, puis en analysant leurs réponses. Cette méthode permet de repérer les marques citées, mais ses résultats dépendent fortement des prompts utilisés et du rythme des tests .
Cloudflare revendique une approche différente : exploiter sa position au niveau de l’infrastructure réseau. En tant qu’opérateur d’un vaste réseau de diffusion de contenu, l’entreprise peut observer le trafic des robots d’IA qui explorent les sites ainsi que les journaux de visites générées par ces assistants .
Le tableau de bord ajoute ainsi un panneau AI Operator Activity, consacré à l’activité observée des opérateurs d’IA. Il peut montrer quels robots accèdent réellement au contenu d’un site et à quelle fréquence, en complément des scores de citation obtenus grâce aux requêtes testées .
L’intérêt de cette méthode est de distinguer deux questions souvent confondues : l’assistant cite-t-il la marque ? et les systèmes d’IA explorent-ils réellement son contenu ? Les outils limités aux tests de prompts ne peuvent généralement répondre qu’à la première.
Le tableau de bord accompagne Agent Readiness, un outil complémentaire intégré à la suite AEO de Cloudflare. Là où Visibility mesure la présence d’une marque dans les réponses, Agent Readiness s’intéresse à l’accès technique au site .
Son module de diagnostic vérifie notamment si un agent peut être autorisé à entrer sur le site, découvrir ses contenus, récupérer une version lisible par machine et identifier les interfaces qu’il peut utiliser . En pratique, Cloudflare sépare donc le problème technique — un agent peut-il lire le site ? — du problème de visibilité — le recommande-t-il ensuite ?
Le produit reste encore limité sur plusieurs points :
Le nouvel outil ne remplace donc pas les tests directs sur les différents assistants. Il ajoute plutôt une couche d’observation difficile à obtenir autrement : celle du trafic réel des robots et des recommandations provenant de l’écosystème d’IA.