D’autres analyses signalent également que les stocks approchent de leurs plus bas niveaux depuis plusieurs années, le marché étant passé d’un excédent à un déficit à la suite des perturbations d’approvisionnement au Moyen‑Orient.
Ces baisses rapides apparaissent lorsque la demande mondiale dépasse l’offre disponible. Dans ce cas précis, les pertes de production, les routes maritimes perturbées et les difficultés logistiques dans le Golfe obligent les marchés à puiser massivement dans les réserves existantes pour répondre à la consommation.
Plusieurs analyses estiment que la production et les exportations de pétrole de la région du Golfe ont été fortement limitées durant la crise.
Certaines évaluations évoquent plusieurs millions de barils par jour de production interrompue ou retardée, les producteurs ne pouvant plus exporter leur pétrole normalement via le détroit d’Ormuz.
Même des restrictions partielles peuvent avoir des effets disproportionnés. Des analystes préviennent que si les perturbations autour du détroit se prolongent, les marchés mondiaux pourraient faire face à un déficit d’offre de plusieurs millions de barils par jour.
C’est précisément ce qui explique la chute rapide des stocks : le pétrole stocké sert à remplacer les exportations manquantes du Golfe.
À première vue, les stocks mondiaux semblent considérables. On estime que le monde disposait d’environ 8,4 milliards de barils de pétrole stockés au début de 2026, en incluant les stocks commerciaux, les réserves gouvernementales et les stocks industriels.
Mais tout ce pétrole n’est pas immédiatement disponible.
Selon certaines analyses, environ 800 millions de barils seulement seraient réellement accessibles rapidement avant que le système ne commence à subir des contraintes opérationnelles, comme des perturbations d’approvisionnement pour les raffineries ou des goulets d’étranglement logistiques.
Autrement dit, la réserve de sécurité effective du marché est bien plus petite que les chiffres globaux ne le suggèrent.
Pour amortir les chocs d’approvisionnement, de nombreux pays maintiennent des réserves stratégiques de pétrole. Ces stocks publics servent de filet de sécurité en cas de crise majeure.
Certains rapports évoquent des libérations coordonnées de réserves particulièrement importantes pour compenser les pertes d’approvisionnement récentes, signe de la gravité de la situation. Cependant, l’ampleur exacte et le calendrier précis de ces mesures ne sont pas toujours confirmés par des sources officielles de premier rang.
Les analystes s’accordent néanmoins sur un point essentiel : les réserves stratégiques peuvent stabiliser temporairement le marché, mais elles ne peuvent pas remplacer durablement la production perdue.
Le système pétrolier mondial dépend d’un équilibre constant entre production, transport maritime et consommation.
Lorsqu’un point de passage aussi stratégique que le détroit d’Ormuz devient instable, le marché se tourne naturellement vers les stocks existants pour combler le manque.
Si les perturbations persistent, les stocks continueront de diminuer jusqu’à ce que l’une des situations suivantes se produise :
Étant donné la part considérable du pétrole mondial qui transite par Ormuz, des perturbations prolongées pourraient transformer un choc temporaire en pénurie structurelle plus large.
La baisse rapide des stocks mondiaux de pétrole s’explique principalement par les perturbations géopolitiques dans le golfe Persique et par les difficultés de transit autour du détroit d’Ormuz, l’un des points de passage énergétiques les plus stratégiques au monde.
Les estimations de déstockage proches de 8 à 9 millions de barils par jour illustrent la rapidité avec laquelle les réserves peuvent s’épuiser lorsque production et routes maritimes sont perturbées.
Cependant, certaines affirmations très spectaculaires circulant dans les analyses de marché — notamment concernant l’ampleur exacte des blocages ou des déficits — proviennent de sources secondaires et doivent être interprétées avec prudence. Ce qui est solidement établi, en revanche, c’est le rôle central du détroit d’Ormuz dans la sécurité énergétique mondiale : toute perturbation dans cette zone peut rapidement déstabiliser les marchés pétroliers.