Les drones ukrainiens frappent le cœur du raffinage pétrolier russe
Des attaques de drones ukrainiens contre des raffineries en Russie centrale ont perturbé plus de 83 millions de tonnes de capacité annuelle — environ 25 % du raffinage russe. Parmi les installations touchées figurent les raffineries de Moscou, Ryazan, Nizhny Novgorod (NORSI), Yaroslavl (Slavneft‑YANOS) et Kirishi.
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Des attaques de drones ukrainiens contre des raffineries en Russie centrale ont perturbé plus de 83 millions de tonnes de capacité annuelle — environ 25 % du raffinage russe.
Parmi les installations touchées figurent les raffineries de Moscou, Ryazan, Nizhny Novgorod (NORSI), Yaroslavl (Slavneft‑YANOS) et Kirishi.
Cette campagne vise à affaiblir l’économie de guerre russe en perturbant la production de carburants, les exportations de produits pétroliers et les revenus énergétiques.
What impact have Ukrainian drone strikes had on Russia’s oil refining infrastructure in central Russia, which major refineries were affectedUkrainian long‑range drone attacks have increasingly targeted Russia’s oil refineries, disrupting fuel production at major plants in central Russia.
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L’Ukraine a intensifié ses frappes de drones à longue portée contre les infrastructures énergétiques russes, visant plusieurs raffineries majeures en Russie centrale. Ces attaques ont forcé certaines installations à interrompre leurs opérations ou à réduire fortement leur production.
Selon des données industrielles citées par Reuters, les raffineries touchées représentent plus de 83 millions de tonnes de capacité de raffinage par an, soit environ un quart de la capacité totale de raffinage de la Russie.
Comme ces sites alimentent à la fois le marché intérieur et les exportations de produits pétroliers, les perturbations affectent une part importante de la production russe d’essence et de diesel, tout en mettant sous pression un secteur clé des recettes de l’État.
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Des attaques de drones ukrainiens contre des raffineries en Russie centrale ont perturbé plus de 83 millions de tonnes de capacité annuelle — environ 25 % du raffinage russe.
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Des attaques de drones ukrainiens contre des raffineries en Russie centrale ont perturbé plus de 83 millions de tonnes de capacité annuelle — environ 25 % du raffinage russe. Parmi les installations touchées figurent les raffineries de Moscou, Ryazan, Nizhny Novgorod (NORSI), Yaroslavl (Slavneft‑YANOS) et Kirishi.
Que dois-je faire ensuite en pratique ?
Cette campagne vise à affaiblir l’économie de guerre russe en perturbant la production de carburants, les exportations de produits pétroliers et les revenus énergétiques.
Une série de frappes rapprochées a visé plusieurs raffineries en Russie centrale, forçant certaines à arrêter leurs unités ou à réduire leur production de carburants.
Selon des estimations citées par Reuters, la capacité combinée des installations touchées dépasse 83 millions de tonnes par an (environ 238 000 tonnes par jour).
Cette capacité représente environ 25 % de la capacité totale de raffinage du pays. Les raffineries concernées produisent également plus de 30 % de l’essence russe et près de 25 % de son diesel, ce qui rend ces perturbations particulièrement sensibles pour l’approvisionnement intérieur et les exportations.
D’autres calculs relayés par Reuters estiment qu’au début de 2026, les attaques de drones ont temporairement mis hors service environ 700 000 barils par jour de capacité de raffinage en Russie.
Les principales raffineries touchées
Plusieurs grandes raffineries alimentant la Russie centrale ont été visées ou contraintes d’arrêter leurs activités.
Raffinerie de Moscou (Gazprom Neft)
Située dans le sud‑est de la capitale, cette raffinerie est l’un des principaux fournisseurs de carburant pour Moscou et sa région. Les opérations auraient été suspendues après des frappes de drones en mai 2026.
Raffinerie de Ryazan (Rosneft)
L’une des plus grandes raffineries du pays, située au sud‑est de Moscou. Des frappes ont provoqué des incendies et forcé l’arrêt du traitement du brut, perturbant l’approvisionnement en carburant de la région de Moscou.
Nizhny Novgorod – raffinerie NORSI de Lukoil
Important complexe de raffinage du centre de la Russie, également visé dans la campagne d’attaques contre le secteur pétrolier du pays.
Yaroslavl – raffinerie Slavneft‑YANOS
Autre grande installation de la ceinture industrielle centrale, signalée parmi les raffineries ayant dû réduire ou suspendre leur production après les frappes.
Kirishi – raffinerie Kinef
L’un des plus grands complexes de raffinage de Russie, situé près de Saint‑Pétersbourg. Il joue un rôle clé dans l’approvisionnement du nord‑ouest du pays et dans les exportations via les ports de la Baltique. Il figure également parmi les sites touchés par la vague d’attaques.
D’autres installations hors de ce cœur industriel ont aussi été visées. Par exemple, la raffinerie Permnefteorgsintez à Perm, la septième plus grande du pays, aurait interrompu le traitement du pétrole brut après qu’une frappe de drone a endommagé des unités de distillation essentielles.
Conséquences sur l’approvisionnement en carburant et les exportations
Les raffineries transforment le pétrole brut en essence, diesel, kérosène et autres produits pétroliers. En perturbant ces installations — plutôt que seulement l’extraction de pétrole — les attaques peuvent toucher à la fois l’approvisionnement domestique et les recettes d’exportation.
Plusieurs effets indirects sont observés :
réduction de la production de carburants raffinés comme l’essence et le diesel ;
baisse potentielle des exportations de produits pétroliers générant des devises ;
pression logistique accrue pour rediriger le pétrole brut vers d’autres raffineries ;
hausse des coûts de réparation et de protection des infrastructures énergétiques.
La concentration des frappes en Russie centrale est particulièrement significative : ces raffineries alimentent à la fois les grands centres urbains et les réseaux de transport tout en soutenant les exportations énergétiques du pays.
Une stratégie visant l’économie de guerre russe
La campagne de drones ukrainienne vise de plus en plus les infrastructures énergétiques liées à la logistique militaire et aux finances de la Russie. Les raffineries sont des cibles stratégiques car elles se situent à la jonction entre carburant militaire, approvisionnement civil et revenus d’exportation.
Selon des informations relayées par Reuters, au moins 16 raffineries russes ont été frappées entre janvier et mai 2026, soit environ deux fois plus que sur la même période l’année précédente.
En multipliant les frappes, Kyiv cherche notamment à :
mettre sous tension le système de production et de distribution de carburant russe ;
réduire les revenus tirés des exportations de produits pétroliers ;
contraindre la Russie à déployer davantage de systèmes de défense aérienne pour protéger ses infrastructures industrielles ;
augmenter le coût économique de la poursuite de la guerre.
Perturbation temporaire ou pertes durables ?
Un point important : capacité perturbée ne signifie pas capacité définitivement détruite. Les raffineries peuvent souvent redémarrer partiellement une fois les incendies maîtrisés ou les unités réparées.
Les analystes considèrent donc le chiffre de 83 millions de tonnes comme une capacité affectée à court terme, et non une perte permanente de production.
Même ainsi, la répétition des frappes démontre que les drones à longue portée peuvent atteindre profondément le cœur industriel russe et perturber temporairement une part substantielle de son système de transformation du pétrole.