Selon des récits citant son fils, Mohammed Asasa, Hussein Asasa est mort de causes naturelles avant d’être enterré le soir même dans le cimetière du village d’Asasa, près de Jénine . Plusieurs articles le présentent comme âgé de 80 ans, tandis que certains médias locaux indiquent 85 ans . Mohammed Asasa affirme que l’enterrement avait été coordonné avec l’armée israélienne et que les autorisations nécessaires étaient en place .
Peu après les funérailles, des habitants auraient rappelé la famille au cimetière, en disant que des colons se trouvaient près de la tombe et ordonnaient qu’elle soit ouverte, selon Mohammed Asasa . D’après le récit familial, les colons affirmaient que le terrain faisait partie d’une colonie voisine ; les proches auraient retiré eux-mêmes le corps après avoir été avertis que les colons utiliseraient un bulldozer s’ils ne le faisaient pas . La famille a ensuite réinhumé Hussein Asasa dans un autre cimetière .
Reuters, dans une vidéo reprise par MarketScreener, indique avoir vérifié le lieu des images, mais pas leur date ; ce reportage précise que des soldats israéliens sont visibles dans la séquence . D’autres comptes rendus indiquent qu’une vidéo vérifiée semble montrer des personnes retirant ce qui ressemble à un corps sur un versant, tandis que des soldats israéliens marchent derrière elles .
Ces éléments visuels renforcent l’idée que des soldats étaient présents sur place. En revanche, ils ne suffisent pas, à eux seuls, à établir qui a ordonné l’exhumation. C’est précisément sur ce point que le récit de la famille et celui de l’armée israélienne divergent .
L’armée israélienne a reconnu que les funérailles avaient été coordonnées avec elle, mais a nié avoir demandé à la famille de réinhumer Hussein Asasa . Selon sa version, des soldats ont été envoyés sur les lieux après un signalement faisant état de colons en train de « creuser dans la zone » lors d’une confrontation ; l’armée dit que les soldats ont confisqué des outils de creusement à des civils israéliens et sont restés sur place pour éviter de nouvelles tensions .
Dans un autre reportage, Xinhua rapporte que l’IDF a ouvert une enquête sur l’incident et cite l’armée condamnant « toute tentative d’agir d’une manière qui porte atteinte à l’ordre public, à l’État de droit, à la dignité humaine et à la dignité du défunt » .
Le Bureau des droits de l’homme de l’ONU a condamné l’incident . Des articles identifient Ajith Sunghay, chef du bureau du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme dans le territoire palestinien occupé, comme ayant décrit l’exhumation comme « horrifiante » et comme l’incarnation de la déshumanisation des Palestiniens dans le territoire occupé . D’autres comptes rendus de la réaction onusienne parlent d’un épisode « consternant » et emblématique de cette déshumanisation .
Certains récits en ligne associent l’affaire à des noms de lieux différents. Les sources publiques citées ici situent l’enterrement à Asasa, aussi écrit al-Asa’asa, au sud de Jénine, et identifient la colonie voisine comme Sa-Nur ou Sanur . Elles n’établissent pas clairement que Tarsala soit la colonie impliquée.
Reuters a également indiqué ne pas avoir pu joindre des colons de la localité voisine de Sa-Nur pour obtenir leur commentaire . Les reportages décrivent Sa-Nur comme une colonie dont le rétablissement avait été approuvé par le gouvernement israélien l’année précédente .
Le noyau factuel le mieux étayé reste donc limité : la famille d’Hussein Asasa affirme que des colons ont forcé l’ouverture de la tombe et le déplacement du corps ; des soldats israéliens apparaissent dans les images rapportées ; l’armée israélienne nie avoir ordonné la réinhumation et dit enquêter ; l’ONU a condamné l’épisode comme déshumanisant .
En revanche, la responsabilité précise de chaque acteur n’est pas entièrement établie par les sources disponibles. Les colons de Sa-Nur n’ont pas été joints pour commentaire, et Reuters précise que la date de la vidéo diffusée n’a pas été vérifiée indépendamment .