Sous une chaleur estivale nord-américaine écrasante qui a nécessité des pauses fraîcheur officielles, l’Égypte a maîtrisé l’essentiel de la première période . Sa superstar Mohamed Salah, qui fêtait son 34e anniversaire, a joué un rôle déterminant sur l’ouverture du score en délivrant une passe décisive
.
À la 19e minute, Salah a parfaitement lancé Emam Ashour à l’entrée de la surface. Le milieu de terrain a déclenché une frappe puissante et limpide qui est allée se loger dans le coin inférieur droit du but de Thibaut Courtois, donnant un avantage mérité à l’Égypte et plongeant ses supporters dans l’euphorie . Il s’agissait de son tout premier but en sélection
.
L’avantage des Pharaons a tenu jusqu’à la seconde période, poussant le sélectionneur belge Rudi Garcia à opérer un changement décisif.
Menée 1-0 à la 66e minute, la Belgique a lancé Romelu Lukaku dans le grand bain. L’impact a été tout bonnement immédiat. Vingt-deux secondes seulement après être entré sur le terrain, Lukaku a effectué un appel tranchant dans les six mètres pour reprendre un centre ras de terre de Thomas Meunier. Sous la pression intense du géant belge, le défenseur égyptien Mohamed Hany, dans une tentative désespérée de dégager le ballon, l’a poussé dans son propre but, ramenant le score à 1-1 .
Plusieurs observateurs ont noté que la « simple présence » de Lukaku avait suffi à dynamiter l'attaque belge, changeant radicalement la physionomie d’un match où l’Égypte semblait bien plus dangereuse .
Durant la dernière demi-heure, la Belgique a poussé pour arracher la victoire, avec Kevin De Bruyne et Jérémy Doku qui ont mis à l’épreuve la défense égyptienne, mais les Pharaons ont tenu bon pour obtenir un résultat qui ressemble autant à un bon point pris qu’à deux points perdus .
Ce duel serré s’est reflété dans les statistiques. La Belgique a légèrement dominé la possession, mais les deux équipes ont fait quasiment jeu égal dans les secteurs clés, justifiant amplement un score de parité.
Le coup de sifflet final a suscité des émotions très contrastées dans les deux camps.
Pour l’Égypte, la frustration était palpable. Longtemps supérieure à la Belgique, elle est passée à un cheveu d’un résultat historique, avant que Mohamed Hany ne dévie malencontreusement le ballon dans ses propres filets. L’attente d’une première victoire en Coupe du Monde, qui se prolonge sur plusieurs tournois, est restée le principal point de discussion pour les septuples champions d’Afrique des Nations .
Pour la Belgique, les réactions ont tourné autour du soulagement et de l’impact décisif de son remplaçant. Si la prestation d’ensemble a été globalement terne, la capacité de Lukaku à influer aussi rapidement sur le jeu a été saluée comme l’élément clé qui a évité une défaite d’entrée. Le coaching de Rudi Garcia s’est avéré payant, mais des questions subsistent sur la capacité de l’équipe à contourner des blocs bien organisés .
Ce résultat laisse le Groupe G dans une situation très équilibrée, les deux équipes se retrouvant avec un point au compteur d’un match présenté comme un tournant décisif pour la première place du groupe . L’Égypte pourra tirer beaucoup de confiance de sa performance, tandis que la Belgique sait qu’une nette amélioration est impérative si elle veut aller loin dans la compétition.
Comments
0 comments