Le 28 février 2026, une école primaire de Minab, dans la province d’Hormozgan, au sud de l’Iran, a été touchée au premier jour de frappes conjointes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, selon les éléments rapportés par Human Rights Watch et Amnesty International . Les sources citées décrivent toutes le site comme une école primaire ou élémentaire ; le compte rendu de l’intervention au Parlement européen la présente comme une école élémentaire de filles
.
Le point central n’est pas contesté dans ces sources : une école a été frappée et des enfants figurent parmi les morts . En revanche, plusieurs questions restent ouvertes dans le dossier public : le bilan définitif, la chaîne exacte de responsabilité, le choix de la cible et la qualification juridique de l’attaque
.
Amnesty International a avancé un bilan de 156 morts, dont 120 enfants . Human Rights Watch a ensuite cité au moins 175 morts, parmi lesquels de nombreux enfants
. Pour éviter de trancher entre deux décomptes qui ne sont pas identiques, la formulation la plus prudente est donc de dire que la frappe a tué plus de 150 personnes, sauf lorsque l’on cite précisément le bilan d’une organisation
.
Cette différence de chiffres ne retire rien à la gravité juridique potentielle de l’affaire. Les deux ONG décrivent des pertes civiles massives dans une école et demandent que les responsables rendent des comptes publiquement .
L’attribution de la frappe est l’un des points les plus sensibles. Human Rights Watch indique que, malgré le démenti immédiat du président Donald Trump, une première évaluation de l’armée américaine a conclu que les forces américaines étaient probablement derrière l’attaque contre l’école de Minab . L’organisation précise toutefois qu’une enquête complète pourrait prendre des mois avant d’aboutir à des conclusions finales
.
Amnesty International va plus loin dans sa déclaration de mars : l’ONG parle d’une frappe américaine meurtrière et illégale, et demande que les personnes responsables de sa planification et de son exécution soient tenues pour responsables . Human Rights Watch, de son côté, appelle les États-Unis et Israël à évaluer leur responsabilité et à rendre leurs conclusions publiques
.
L’eurodéputé Milan Uhrík a demandé une enquête immédiate et impartiale après un rassemblement commémoratif devant l’ambassade d’Iran à Bruxelles, selon The Express Tribune, qui cite Al Jazeera et des médias iraniens . Il a déclaré que la frappe pourrait avoir été délibérée et pourrait constituer un crime de guerre
.
Il s’agit d’une accusation politique et juridique à vérifier, pas d’une décision de justice. Mais elle rejoint les questions posées par Human Rights Watch et Amnesty International : qui a mené la frappe, quelles précautions ont été prises, et les pertes civiles étaient-elles illégales au regard du droit international humanitaire ?
Dans une enquête pour crime de guerre, le bilan humain compte, mais il ne suffit pas à lui seul. Les enquêteurs devraient déterminer quelle cible a été choisie, ce que les commandants savaient de la présence de civils et d’enfants, quelles mesures ont été prises pour éviter ou réduire les pertes, et comment le risque pour les civils a été comparé à l’avantage militaire attendu.
Human Rights Watch rappelle que les lois de la guerre interdisent les attaques lorsque les dommages anticipés pour les civils et les biens civils sont disproportionnés par rapport au gain militaire attendu . Amnesty International, pour sa part, affirme que les États-Unis ont violé le droit international humanitaire en ne prenant pas toutes les précautions pratiquement possibles pour éviter les pertes civiles
.
Deux scénarios seraient donc examinés. Si l’école elle-même a été délibérément visée, comme le soupçonne Milan Uhrík, ce point serait central dans l’analyse d’un éventuel crime de guerre . Même si la cible prévue était autre, l’attaque pourrait aussi être jugée illégale si les planificateurs n’ont pas pris les précautions possibles ou si les pertes civiles attendues étaient excessives au regard de l’avantage militaire recherché
.
Une enquête publique et crédible devrait notamment établir :
Human Rights Watch demande aux États-Unis et à Israël d’évaluer leur responsabilité et de publier leurs conclusions, tandis qu’Amnesty International réclame une enquête transparente, approfondie et rendue publique .
La conclusion la plus solide, à ce stade, est grave mais doit rester précise : une école primaire de Minab a été frappée le 28 février 2026, et des ONG de défense des droits humains affirment que plus de 150 personnes ont été tuées, dont de nombreux enfants . Un eurodéputé et plusieurs organisations demandent une enquête pour crime de guerre, mais les éléments publics cités ici ne constituent pas encore une décision judiciaire définitive ni le résultat d’une enquête complète publiée
. L’issue juridique dépendra des preuves sur la responsabilité, l’intention, les précautions prises et la proportionnalité de l’attaque.
Studio Global AI
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Le 28 février 2026, une école primaire de Minab, dans le sud de l’Iran, a été touchée au premier jour de frappes conjointes américano israéliennes contre l’Iran [7][13].
Le 28 février 2026, une école primaire de Minab, dans le sud de l’Iran, a été touchée au premier jour de frappes conjointes américano israéliennes contre l’Iran [7][13]. Amnesty International fait état de 156 morts, dont 120 enfants, tandis que Human Rights Watch évoque au moins 175 morts, dont de nombreux enfants [13][7].
L’eurodéputé Milan Uhrík réclame une enquête immédiate et impartiale, estimant que la frappe pourrait avoir été délibérée et constituer un crime de guerre [2].