La descente du Bitcoin a suivi celle d'Ethereum, mais avec une ampleur encore plus forte. La reine des cryptos a terminé mai autour de 73 751 $, avant de tomber à environ 67 722 $ le 2 juin . La pression vendeuse s'est intensifiée dans les 48 heures suivantes, pour enfoncer les 62 000 $ le 4 juin — soit une perte de plus de 50 % par rapport à son record historique d'octobre 2025, proche de 126 200 $ .
Rien ne résume mieux la défiance institutionnelle que les flux des ETF (Exchange-Traded Funds, ou fonds indiciels cotés). Les ETF Ethereum spot américains ont subi 17 séances consécutives de sorties nettes, une série qui s'est prolongée jusqu'à la première semaine de juin. Le dernier jour de flux nets positifs remontait au 8 mai . Sur la seule journée du 3 juin, ces produits ont perdu 52,9 millions de dollars, principalement à cause de l'ETHA de BlackRock, responsable de 51,6 millions de ces rachats .
Les capitaux ne se contentaient pas de partir ; la demande des investisseurs de long terme s'était quasiment éteinte. Selon les données de Glassnode, la métrique de position nette des « hodlers » d'Ethereum s'est effondrée d'environ 80 % entre le 1er et le 3 juin . En clair, la cohorte d'investisseurs qui absorbe habituellement la pression vendeuse avait tout simplement disparu du marché.
Alors que les prix et les flux plongeaient, les analystes institutionnels ont réévalué l'ensemble du scénario. Standard Chartered a réduit son objectif de prix de l'Ethereum pour la fin 2026 de 47 %, le ramenant de 7 500 $ à 4 000 $ — tout en maintenant sa prévision ambitieuse de 40 000 $ pour 2030 . Geoffrey Kendrick, responsable de la recherche sur les actifs numériques à la banque, a qualifié cet ajustement de « reset cyclique » et a simultanément abaissé l'objectif de fin d'année du Bitcoin à 100 000 $ .
Une telle révision n'a guère surpris les observateurs attentifs. En février 2026, Standard Chartered avait déjà alerté sur le risque de voir l'Ethereum chuter vers un point bas de capitulation à 1 400 $ si le Bitcoin venait à tester les 50 000 $ . Alors que les prix s'effritaient en juin, ce scénario est passé du statut de « risque extrême » à celui de cas de base.
Cette liquidation a déclenché l'une des plus grandes cascades de ventes forcées de l'année. Le 2 juin, le total des liquidations crypto a atteint 1,23 milliard de dollars en 24 heures, les positions longues (pariant sur la hausse des cours) absorbant 1,08 milliard de ces pertes . Durant une heure particulièrement brutale ce même jour, près de 394 millions de dollars de positions ont été clôturées de force, le Bitcoin passant brièvement sous les 68 000 $ .
Les liquidations cumulées sur la période du 2 au 3 juin ont atteint environ 1,76 milliard de dollars, bien que les totaux précis varient légèrement selon les agrégateurs de données . Quel que soit le chiffre exact, cette vague de ventes forcées a été suffisamment puissante pour pousser l'indice de Peur et de Cupidité (« Fear & Greed Index ») du marché en zone d'extrême peur .
La déroute des ETF s'inscrit dans un mouvement de rejet plus large des produits d'investissement en actifs numériques au niveau mondial. CoinShares a rapporté que les ETP (Exchange-Traded Products) crypto ont perdu 1,67 milliard de dollars durant la dernière semaine de mai, ce qui constitue la deuxième plus grosse sortie hebdomadaire de 2026 . Les produits Bitcoin ont été les plus touchés, avec une hémorragie de 1,44 milliard de dollars, leur plus forte sortie hebdomadaire de l'année .
Le cumul des retraits sur une série de trois semaines de pertes a atteint 4,21 milliards de dollars, poussant le total des actifs sous gestion à environ 141 milliards de dollars, son plus bas niveau depuis début avril .
Le sentiment du marché a été encore plus ébranlé le 1er juin, lorsque Strategy Inc. (anciennement MicroStrategy, cotée au Nasdaq sous le symbole MSTR) a annoncé la vente de 32 Bitcoins. Bien qu'il s'agisse d'une transaction relativement modeste de 2,5 millions de dollars, c'était la première fois que l'entreprise cédait des Bitcoins depuis 2022 . Pour une société qui s'était imposée comme l'archétype de l'accumulateur de Bitcoin, toute cession — même symbolique — a été interprétée comme un signal très négatif par un marché déjà à cran.
Les dégâts à court terme sont saisissants. La capitalisation totale du marché crypto est passée d'environ 2 570 milliards de dollars le 1er juin à près de 2 370 milliards le 3 juin . Mais la perspective plus large est encore plus préoccupante. Si l'on se réfère au pic d'octobre 2025 — lorsque le Bitcoin s'échangeait près de 126 000 $ — le marché a effacé plus de 2 000 milliards de dollars de valeur . Ce qui se déroule en juin n'est pas tant le début d'une nouvelle phase baissière que l'accélération d'une correction déjà en cours.
Au cœur des discussions sur l'avenir proche se trouve un seuil de prix précis : 1 400 $ pour Ethereum. Les avertissements antérieurs de Standard Chartered décrivaient ce niveau comme une zone potentielle de « capitulation finale », sous réserve que le Bitcoin teste les 50 000 $ . Que le marché atteigne ou non ce plancher reste incertain, mais la rapidité de la rupture début juin a fait passer ces prévisions du domaine de l'hypothétique à celui du plausible.
Pour mémoire, un Ethereum sous les 1 400 $ n'avait plus été vu depuis 2023, et bon nombre d'investisseurs récents n'avaient jamais connu une chute de cette ampleur. Les indicateurs de peur extrême, le retrait des capitaux institutionnels des ETF spot et l'effondrement de l'accumulation on-chain pointent tous vers un marché qui n'a pas encore trouvé son point bas.
La descente du Bitcoin a suivi celle d'Ethereum, mais avec une ampleur encore plus forte. La reine des cryptos a terminé mai autour de 73 751 $, avant de tomber à environ 67 722 $ le 2 juin . La pression vendeuse s'est intensifiée dans les 48 heures suivantes, pour enfoncer les 62 000 $ le 4 juin — soit une perte de plus de 50 % par rapport à son record historique d'octobre 2025, proche de 126 200 $ .
Rien ne résume mieux la défiance institutionnelle que les flux des ETF (Exchange-Traded Funds, ou fonds indiciels cotés). Les ETF Ethereum spot américains ont subi 17 séances consécutives de sorties nettes, une série qui s'est prolongée jusqu'à la première semaine de juin. Le dernier jour de flux nets positifs remontait au 8 mai . Sur la seule journée du 3 juin, ces produits ont perdu 52,9 millions de dollars, principalement à cause de l'ETHA de BlackRock, responsable de 51,6 millions de ces rachats .
Les capitaux ne se contentaient pas de partir ; la demande des investisseurs de long terme s'était quasiment éteinte. Selon les données de Glassnode, la métrique de position nette des « hodlers » d'Ethereum s'est effondrée d'environ 80 % entre le 1er et le 3 juin . En clair, la cohorte d'investisseurs qui absorbe habituellement la pression vendeuse avait tout simplement disparu du marché.
Alors que les prix et les flux plongeaient, les analystes institutionnels ont réévalué l'ensemble du scénario. Standard Chartered a réduit son objectif de prix de l'Ethereum pour la fin 2026 de 47 %, le ramenant de 7 500 $ à 4 000 $ — tout en maintenant sa prévision ambitieuse de 40 000 $ pour 2030 . Geoffrey Kendrick, responsable de la recherche sur les actifs numériques à la banque, a qualifié cet ajustement de « reset cyclique » et a simultanément abaissé l'objectif de fin d'année du Bitcoin à 100 000 $ .
Une telle révision n'a guère surpris les observateurs attentifs. En février 2026, Standard Chartered avait déjà alerté sur le risque de voir l'Ethereum chuter vers un point bas de capitulation à 1 400 $ si le Bitcoin venait à tester les 50 000 $ . Alors que les prix s'effritaient en juin, ce scénario est passé du statut de « risque extrême » à celui de cas de base.
Cette liquidation a déclenché l'une des plus grandes cascades de ventes forcées de l'année. Le 2 juin, le total des liquidations crypto a atteint 1,23 milliard de dollars en 24 heures, les positions longues (pariant sur la hausse des cours) absorbant 1,08 milliard de ces pertes . Durant une heure particulièrement brutale ce même jour, près de 394 millions de dollars de positions ont été clôturées de force, le Bitcoin passant brièvement sous les 68 000 $ .
Les liquidations cumulées sur la période du 2 au 3 juin ont atteint environ 1,76 milliard de dollars, bien que les totaux précis varient légèrement selon les agrégateurs de données . Quel que soit le chiffre exact, cette vague de ventes forcées a été suffisamment puissante pour pousser l'indice de Peur et de Cupidité (« Fear & Greed Index ») du marché en zone d'extrême peur .
La déroute des ETF s'inscrit dans un mouvement de rejet plus large des produits d'investissement en actifs numériques au niveau mondial. CoinShares a rapporté que les ETP (Exchange-Traded Products) crypto ont perdu 1,67 milliard de dollars durant la dernière semaine de mai, ce qui constitue la deuxième plus grosse sortie hebdomadaire de 2026 . Les produits Bitcoin ont été les plus touchés, avec une hémorragie de 1,44 milliard de dollars, leur plus forte sortie hebdomadaire de l'année .
Le cumul des retraits sur une série de trois semaines de pertes a atteint 4,21 milliards de dollars, poussant le total des actifs sous gestion à environ 141 milliards de dollars, son plus bas niveau depuis début avril .
Le sentiment du marché a été encore plus ébranlé le 1er juin, lorsque Strategy Inc. (anciennement MicroStrategy, cotée au Nasdaq sous le symbole MSTR) a annoncé la vente de 32 Bitcoins. Bien qu'il s'agisse d'une transaction relativement modeste de 2,5 millions de dollars, c'était la première fois que l'entreprise cédait des Bitcoins depuis 2022 . Pour une société qui s'était imposée comme l'archétype de l'accumulateur de Bitcoin, toute cession — même symbolique — a été interprétée comme un signal très négatif par un marché déjà à cran.
Les dégâts à court terme sont saisissants. La capitalisation totale du marché crypto est passée d'environ 2 570 milliards de dollars le 1er juin à près de 2 370 milliards le 3 juin . Mais la perspective plus large est encore plus préoccupante. Si l'on se réfère au pic d'octobre 2025 — lorsque le Bitcoin s'échangeait près de 126 000 $ — le marché a effacé plus de 2 000 milliards de dollars de valeur . Ce qui se déroule en juin n'est pas tant le début d'une nouvelle phase baissière que l'accélération d'une correction déjà en cours.
Au cœur des discussions sur l'avenir proche se trouve un seuil de prix précis : 1 400 $ pour Ethereum. Les avertissements antérieurs de Standard Chartered décrivaient ce niveau comme une zone potentielle de « capitulation finale », sous réserve que le Bitcoin teste les 50 000 $ . Que le marché atteigne ou non ce plancher reste incertain, mais la rapidité de la rupture début juin a fait passer ces prévisions du domaine de l'hypothétique à celui du plausible.
Pour mémoire, un Ethereum sous les 1 400 $ n'avait plus été vu depuis 2023, et bon nombre d'investisseurs récents n'avaient jamais connu une chute de cette ampleur. Les indicateurs de peur extrême, le retrait des capitaux institutionnels des ETF spot et l'effondrement de l'accumulation on-chain pointent tous vers un marché qui n'a pas encore trouvé son point bas.