Pendant un set et demi, Sabalenka a dominé les débats. Elle a remporté la première manche 6-3 en convertissant ses quatre premières opportunités de break et a pris un départ canon dans la seconde, menant 4-1 . Alors que la ligne d'arrivée se profilait, son jeu s'est brutalement délité. Alors qu'elle servait pour le match à 5-4, elle a été breakée par Shnaider, une gauchère russe de 22 ans disputant son premier quart de finale en Majeur. La Russe a saisi l'opportunité, enchaînant retours agressifs et coups en angle .
Shnaider a breaké une nouvelle fois pour s'adjuger le deuxième set 7-5. La suite n'a été qu'une formalité pour elle. Sabalenka n'a plus gagné qu'un seul jeu dans les deux derniers sets, encaissant une série de dix jeux consécutifs. La n°1 mondiale a cumulé 57 fautes directes, dont la grande majorité dans cette seconde partie de match cataclysmique . Le 6-0 infligé dans la manche décisive a scellé l'un des effondrements les plus spectaculaires de la carrière de la Biélorusse ; immobile, elle a poussé un cri de frustration après avoir concédé le point du 0-30 dans le sixième jeu du dernier set, avant d'envoyer une balle dans le filet sur balle de match .
« Shnaider a joué intelligemment dans le match le plus important de sa carrière, posant sans cesse des questions à Sabalenka, qui n'a tout simplement pas eu les réponses », ont résumé les commentateurs, les conditions venteuses sur le Central amplifiant les erreurs inhabituelles de la n°1 mondiale . Après la poignée de main, une Sabalenka visiblement furieuse a quitté le court précipitamment .
L'élimination de Sabalenka est la dernière pierre d'un édifice qui s'effondre dans ce tournoi marqué par les surprises. La tenante du titre, Coco Gauff, avait déjà été éliminée au troisième tour par Anastasia Potapova, et la n°2 mondiale Iga Świątek n'a pas participé à l'épreuve . Côté messieurs, le tête de série n°1 Jannik Sinner a été sorti dès le deuxième tour . Sabalenka était la dernière championne en Grand Chelem encore en vie dans l'un ou l'autre des tableaux simples ; sa défaite signifie que les quatre demi-finalistes féminines sont toutes à la poursuite de leur premier titre majeur .
Ce chaos a donné naissance à un dernier carré mêlant éclosions, jalons historiques et tensions géopolitiques.
La Russe de 22 ans s'est invitée dans le dernier carré d'un Majeur pour la première fois de sa carrière en dominant la fin de ses matches. Avant de terrasser Sabalenka, elle avait éliminé Madison Keys, finaliste de l'US Open, au quatrième tour en lui infligeant un 6-0 dans le troisième set . Elle affrontera la qualifiée Maja Chwalinska pour une place en finale.
La véritable histoire de Cendrillon du tournoi. Classée 114e mondiale, la Polonaise est arrivée à Roland-Garros avec une seule victoire en Grand Chelem dans sa carrière. Elle a depuis enchaîné six succès — trois en qualifications et trois dans le tableau final — pour devenir seulement la deuxième qualifiée de l'histoire à atteindre les demi-finales de Roland-Garros, après Nadia Podoroska en 2020 . Sa victoire en quarts de finale contre Anna Kalinskaya (n°22), 7-6(3), 6-3, fait d'elle la première Polonaise, hors Iga Świątek, à atteindre les demi-finales d'un Majeur depuis Agnieszka Radwańska .
La prodige de 19 ans n'a eu besoin que de 56 minutes pour écraser Sorana Cîrstea 6-0, 6-3 en quarts de finale, atteignant ainsi les demi-finales d'un Grand Chelem pour la deuxième fois de sa carrière . Avec Shnaider, sa présence marque la première fois que deux Russes atteignent les demi-finales de Roland-Garros depuis 17 ans . Elle devra se mesurer à Marta Kostyuk.
L'Ukrainienne de 23 ans est devenue la première femme de son pays à atteindre les demi-finales de Roland-Garros à l'ère Open après avoir dominé sa compatriote Elina Svitolina 6-3, 2-6, 6-2 dans un quart de finale 100% ukrainien chargé d'émotion . Meilleure joueuse sur terre battue cette saison, elle a remporté le tournoi de Madrid et porte sa série de victoires à 17 matches . Elle mène 2-0 dans ses face-à-face avec Andreeva, qu'elle a notamment battue en finale du dernier Masters de Madrid .
Les deux demi-finales sont programmées ce jeudi 4 juin .
Diana Shnaider contre Maja Chwalinska oppose la tombeuse de géantes à la qualifiée qui vit un rêve éveillé. Shnaider aura la confiance d'avoir démantelé la n°1 mondiale, tandis que Chwalinska joue sans pression après avoir dépassé toutes les attentes.
Marta Kostyuk contre Mirra Andreeva est l'affiche phare — et la plus chargée politiquement. Dans le contexte de la guerre en Ukraine, Kostyuk, fervente supportrice de son pays, affronte l'adolescente russe Andreeva dans une revanche de la finale du tournoi de Madrid . La gagnante ne se contentera pas d'accéder à sa première finale en Grand Chelem ; elle portera également un poids symbolique considérable dans un sport où ces confrontations sont lourdes de tensions .
La finale de samedi couronnera à coup sûr une première lauréate en Grand Chelem sur l'ocre parisien. Dans un tournoi qui a déjà perdu sa tenante du titre, sa tête de série n°1 chez les hommes et sa n°1 mondiale, cela semble la seule conclusion qui vaille .
Pendant un set et demi, Sabalenka a dominé les débats. Elle a remporté la première manche 6-3 en convertissant ses quatre premières opportunités de break et a pris un départ canon dans la seconde, menant 4-1 . Alors que la ligne d'arrivée se profilait, son jeu s'est brutalement délité. Alors qu'elle servait pour le match à 5-4, elle a été breakée par Shnaider, une gauchère russe de 22 ans disputant son premier quart de finale en Majeur. La Russe a saisi l'opportunité, enchaînant retours agressifs et coups en angle .
Shnaider a breaké une nouvelle fois pour s'adjuger le deuxième set 7-5. La suite n'a été qu'une formalité pour elle. Sabalenka n'a plus gagné qu'un seul jeu dans les deux derniers sets, encaissant une série de dix jeux consécutifs. La n°1 mondiale a cumulé 57 fautes directes, dont la grande majorité dans cette seconde partie de match cataclysmique . Le 6-0 infligé dans la manche décisive a scellé l'un des effondrements les plus spectaculaires de la carrière de la Biélorusse ; immobile, elle a poussé un cri de frustration après avoir concédé le point du 0-30 dans le sixième jeu du dernier set, avant d'envoyer une balle dans le filet sur balle de match .
« Shnaider a joué intelligemment dans le match le plus important de sa carrière, posant sans cesse des questions à Sabalenka, qui n'a tout simplement pas eu les réponses », ont résumé les commentateurs, les conditions venteuses sur le Central amplifiant les erreurs inhabituelles de la n°1 mondiale . Après la poignée de main, une Sabalenka visiblement furieuse a quitté le court précipitamment .
L'élimination de Sabalenka est la dernière pierre d'un édifice qui s'effondre dans ce tournoi marqué par les surprises. La tenante du titre, Coco Gauff, avait déjà été éliminée au troisième tour par Anastasia Potapova, et la n°2 mondiale Iga Świątek n'a pas participé à l'épreuve . Côté messieurs, le tête de série n°1 Jannik Sinner a été sorti dès le deuxième tour . Sabalenka était la dernière championne en Grand Chelem encore en vie dans l'un ou l'autre des tableaux simples ; sa défaite signifie que les quatre demi-finalistes féminines sont toutes à la poursuite de leur premier titre majeur .
Ce chaos a donné naissance à un dernier carré mêlant éclosions, jalons historiques et tensions géopolitiques.
La Russe de 22 ans s'est invitée dans le dernier carré d'un Majeur pour la première fois de sa carrière en dominant la fin de ses matches. Avant de terrasser Sabalenka, elle avait éliminé Madison Keys, finaliste de l'US Open, au quatrième tour en lui infligeant un 6-0 dans le troisième set . Elle affrontera la qualifiée Maja Chwalinska pour une place en finale.
La véritable histoire de Cendrillon du tournoi. Classée 114e mondiale, la Polonaise est arrivée à Roland-Garros avec une seule victoire en Grand Chelem dans sa carrière. Elle a depuis enchaîné six succès — trois en qualifications et trois dans le tableau final — pour devenir seulement la deuxième qualifiée de l'histoire à atteindre les demi-finales de Roland-Garros, après Nadia Podoroska en 2020 . Sa victoire en quarts de finale contre Anna Kalinskaya (n°22), 7-6(3), 6-3, fait d'elle la première Polonaise, hors Iga Świątek, à atteindre les demi-finales d'un Majeur depuis Agnieszka Radwańska .
La prodige de 19 ans n'a eu besoin que de 56 minutes pour écraser Sorana Cîrstea 6-0, 6-3 en quarts de finale, atteignant ainsi les demi-finales d'un Grand Chelem pour la deuxième fois de sa carrière . Avec Shnaider, sa présence marque la première fois que deux Russes atteignent les demi-finales de Roland-Garros depuis 17 ans . Elle devra se mesurer à Marta Kostyuk.
L'Ukrainienne de 23 ans est devenue la première femme de son pays à atteindre les demi-finales de Roland-Garros à l'ère Open après avoir dominé sa compatriote Elina Svitolina 6-3, 2-6, 6-2 dans un quart de finale 100% ukrainien chargé d'émotion . Meilleure joueuse sur terre battue cette saison, elle a remporté le tournoi de Madrid et porte sa série de victoires à 17 matches . Elle mène 2-0 dans ses face-à-face avec Andreeva, qu'elle a notamment battue en finale du dernier Masters de Madrid .
Les deux demi-finales sont programmées ce jeudi 4 juin .
Diana Shnaider contre Maja Chwalinska oppose la tombeuse de géantes à la qualifiée qui vit un rêve éveillé. Shnaider aura la confiance d'avoir démantelé la n°1 mondiale, tandis que Chwalinska joue sans pression après avoir dépassé toutes les attentes.
Marta Kostyuk contre Mirra Andreeva est l'affiche phare — et la plus chargée politiquement. Dans le contexte de la guerre en Ukraine, Kostyuk, fervente supportrice de son pays, affronte l'adolescente russe Andreeva dans une revanche de la finale du tournoi de Madrid . La gagnante ne se contentera pas d'accéder à sa première finale en Grand Chelem ; elle portera également un poids symbolique considérable dans un sport où ces confrontations sont lourdes de tensions .
La finale de samedi couronnera à coup sûr une première lauréate en Grand Chelem sur l'ocre parisien. Dans un tournoi qui a déjà perdu sa tenante du titre, sa tête de série n°1 chez les hommes et sa n°1 mondiale, cela semble la seule conclusion qui vaille .