Au fil des discussions, l’idée a évolué vers une acquisition complète de l’entreprise. Selon des sources citées par Bloomberg, les investisseurs envisageaient une offre dans le milieu de la fourchette des 40 € par action, ce qui valorisait Ströer autour de 2,5 milliards d’euros.
Un tel accord aurait retiré l’entreprise de la cote et placé le groupe basé à Cologne sous le contrôle d’investisseurs internationaux du capital‑investissement.
I Squared Capital avait déjà envisagé plus tôt dans l’année d’acheter l’activité d’affichage extérieur de Ströer. Mais ce projet a été abandonné après que certains investisseurs ont exprimé des inquiétudes sur la conjoncture économique allemande et l’évolution du marché publicitaire.
Au printemps, I Squared relance l’idée et s’associe à Blackstone pour examiner une nouvelle approche. Les discussions portent d’abord sur le cœur de métier publicitaire de Ströer, avant de s’élargir à une opération plus ambitieuse.
Début mai, les discussions portent désormais sur un rachat complet du groupe pour environ 2,5 milliards d’euros, avec une prime potentielle pour les actionnaires par rapport au cours de Bourse.
Le processus s’arrête brusquement lorsque Blackstone annonce qu’il n’est plus intéressé par l’opération et quitte le consortium mené par I Squared. L’action Ströer recule alors jusqu’à environ 34,70 €, soit une chute d’environ 10 %.
Les informations disponibles ne permettent pas d’identifier clairement la raison du retrait de Blackstone.
Les articles publiés indiquent seulement que la société a quitté le consortium. Aucune preuve publique ne confirme si la décision est liée à :
Dans toutes les discussions, I Squared Capital apparaît comme l’initiateur principal du projet.
Ce fonds d’infrastructure avait déjà tenté de racheter certaines activités de Ströer auparavant, puis a recruté Blackstone comme partenaire financier lors de la reprise des négociations au printemps 2026. Les informations de marché décrivent systématiquement l’opération comme un « consortium mené par I Squared ».
Après le départ de Blackstone, I Squared doit désormais réévaluer sa stratégie concernant une éventuelle acquisition.
La sortie de Blackstone affaiblit considérablement la probabilité d’un rachat rapide.
Les grandes opérations de capital‑investissement reposent généralement sur plusieurs investisseurs partageant le financement et les risques. Sans un acteur de l’ampleur de Blackstone, le consortium dispose de moins de capacité financière et de crédibilité pour mener une transaction de cette taille.
En conséquence, l’offre évoquée autour de 2,5 milliards d’euros a peu de chances d’aboutir dans sa forme actuelle.
Un rachat futur n’est pas exclu, mais il paraît moins probable à court terme.
Plusieurs scénarios restent envisageables :
L’épisode illustre la fragilité des grandes opérations de capital‑investissement. Après plusieurs mois de discussions — d’abord sur une activité spécifique puis sur un rachat complet — le projet s’est pratiquement effondré dès que Blackstone a quitté le consortium.
À moins qu’un nouvel investisseur n’entre en scène, Ströer devrait continuer à évoluer comme société cotée indépendante, tandis que toute relance d’une offre dépendra de l’apparition d’un nouveau partenaire financier.