Le texte prévoit :
Trump, sur son réseau Truth Social, a martelé ses lignes rouges : l’Iran ne devra jamais se doter de l’arme nucléaire, le détroit d’Ormuz doit être rouvert sur-le-champ et toutes les mines retirées. « Aucun argent ne changera de main jusqu’à nouvel ordre », a‑t‑il prévenu .
C’est précisément cette question financière qui constitue le principal point d’achoppement. Téhéran exige le déblocage de ses avoirs gelés comme préalable à tout engagement. Or, Trump a catégoriquement exclu un tel geste à ce stade . L’agence Tasnim, proche des Gardiens de la révolution, a répliqué en jugeant « unilatérale » la promesse américaine de lever seul le blocus, et a fait du dégel des fonds une condition sine qua non
.
Autre pomme de discorde : le nucléaire. Washington présente le protocole d’accord comme une porte d’entrée vers de futures discussions. Mais Téhéran, dans une surenchère verbale, nie toute concession. « Nous ne signerons aucun accord avec les États‑Unis », a déclaré un responsable iranien, tandis que les médias d’État menaçaient d’annuler purement et simplement les pourparlers . Le vice‑président américain J.D. Vance reconnaissait lui-même, le 28 mai, que « quelques points de langage » restaient en suspens, sans garantie que Trump approuve finalement le texte
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Les déclarations de chaque camp disent tout de l’incertitude ambiante. Le porte‑parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baghaei, a déclaré qu’« aucun aboutissement définitif n’[avait] été atteint » et que « personne ne p[ouvait] affirmer que nous sommes proches d’un accord » .
Le détroit d’Ormuz, par où transite environ un cinquième du pétrole mondial, reste le thermomètre de la crise. Sa paralysie et la menace d’une reprise des hostilités entretiennent une pression constante sur les prix des carburants. Une signature du protocole offrirait une fenêtre de soixante jours pour négocier un accord de paix plus large, mais sans le paraphe de Trump ni celui du Guide suprême iranien, cette fenêtre n’est qu’une promesse en l’air .
Nombre d’analystes estiment que le répit actuel est au mieux précaire : un blocage diplomatique pourrait rapidement faire replonger les cours du brut et déstabiliser une reprise économique mondiale déjà vacillante.