Le Pakistan aurait également servi de canal diplomatique pour transmettre des messages entre Téhéran et Washington pendant les discussions.
Selon les informations rapportées par les médias, Donald Trump aurait appelé Netanyahu pour lui expliquer que les médiateurs progressaient sur cette initiative diplomatique et que Washington envisageait de tester cette voie.
La réaction israélienne aurait été très critique. Des responsables israéliens cités dans les rapports affirment que Netanyahu s’est fermement opposé à l’idée d’une pause dans les combats, et qu’un participant informé de l’appel a décrit le Premier ministre comme extrêmement agité après la conversation.
Cette dispute reflète un désaccord stratégique plus large :
La guerre dure depuis environ dix semaines, et ses conséquences économiques et géopolitiques se font sentir bien au‑delà du Moyen‑Orient.
La perturbation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour une grande part du pétrole mondial, a fait grimper les prix de l’énergie et accru la pression internationale pour trouver une solution politique.
Dans ce contexte, Trump a indiqué être prêt à examiner une issue diplomatique si un accord acceptable pouvait être trouvé. Il a même reporté une frappe militaire américaine prévue contre l’Iran afin de laisser plus de temps aux négociations après la réception d’une nouvelle proposition via les médiateurs.
La position américaine reste toutefois fluctuante : auparavant, Trump avait qualifié la réponse iranienne à une proposition de cessez‑le‑feu de « totalement inacceptable ».
Téhéran a également formulé plusieurs exigences pour avancer vers des discussions avec Washington.
Parmi les demandes mentionnées dans les rapports :
L’Iran a aussi lié les discussions à la situation régionale plus large, appelant à la fin des hostilités sur plusieurs fronts.
Le détroit d’Ormuz est un point central de ces discussions. Ce passage maritime étroit, situé entre l’Iran et Oman, est l’un des principaux corridors énergétiques de la planète.
Le conflit actuel a perturbé la navigation commerciale dans la zone, ce qui a contribué à la hausse des prix du pétrole et à l’inquiétude des marchés mondiaux.
Les négociations pourraient donc inclure :
L’appel tendu entre Trump et Netanyahu illustre une fracture stratégique entre Washington et Jérusalem sur la manière de mettre fin à la guerre avec l’Iran.
Israël semble privilégier la poursuite — voire l’intensification — de la pression militaire jusqu’à ce que les capacités militaires et nucléaires de l’Iran soient fortement réduites. Les États‑Unis, tout en maintenant la menace de nouvelles frappes, paraissent plus disposés à tester une voie diplomatique qui commencerait par une désescalade avant d’aborder les questions les plus sensibles à la table des négociations.
Pour l’instant, le cadre évoqué reste un projet en discussion via des intermédiaires. Aucun accord définitif n’a été annoncé, et il reste incertain que les États‑Unis, l’Iran ou Israël acceptent finalement ses conditions.
Une chose est néanmoins claire : le débat entre diplomatie et pression militaire est désormais au cœur de la prochaine phase du conflit.