Comme souvent chez Quentin Dupieux, le point de départ du film semble simple avant de basculer dans un chaos surréaliste.
L’histoire suit Philip Doom, un riche industriel américain, qui se rend à Paris avec sa fille Madeleine, avec laquelle il est brouillé depuis plusieurs années. Le voyage, censé réparer leur relation, se déroule dans une luxueuse suite d’hôtel parisienne.
Mais leur séjour se dérègle rapidement :
Le résultat mélange drame familial, humour absurde et situations volontairement illogiques, un style qui caractérise Dupieux depuis des films cultes comme Rubber ou Le Daim.
Full Phil est aussi l’un des projets les plus internationaux de Dupieux, avec un casting anglophone très connu.
On y retrouve notamment :
La présence de Stewart et Harrelson a attiré l’attention sur le tapis rouge de Cannes, où plusieurs membres du casting ont accompagné le réalisateur pour la première mondiale du film.
Si la réaction du public dans la salle a été positive, les premières critiques se montrent plus partagées.
Certains commentateurs voient dans Full Phil une nouvelle démonstration du style décalé de Dupieux, mélangeant humour noir et narration chaotique. Le quotidien Le Monde, par exemple, décrit l’histoire comme une confrontation père‑fille qui se transforme en véritable « jeu de massacre ».
D’autres critiques soulignent que le film pousse encore plus loin le non‑sens volontaire et les situations absurdes, un choix artistique qui pourrait séduire les fans du réalisateur mais dérouter les spectateurs cherchant une narration plus classique.
Au final, la première de Full Phil à Cannes confirme ce que beaucoup attendaient :
Ce mélange d’enthousiasme et de division critique accompagne souvent les films du cinéaste français. Reste désormais à voir si Full Phil deviendra un nouveau objet culte pour les amateurs d’absurde, ou simplement une curiosité de plus dans la filmographie déjà singulière de Dupieux.