Le Comité des prix des carburants des Émirats a publié son ajustement mensuel, et pour le quatrième mois consécutif, les tarifs de l'essence sont en hausse. L'augmentation est significative : les trois qualités d'essence progressent d'environ 8 % par rapport au mois de mai.
| Type de carburant | Prix juin 2026 (AED/litre) | Prix mai 2026 (AED/litre) | Variation |
|---|---|---|---|
| Super 98 | 3,95 | 3,66 | +0,29 (+7,9%) |
| Special 95 | 3,83 | 3,55 | +0,28 (+7,9%) |
| E-Plus 91 | 3,76 | 3,48 | +0,28 (+8,0%) |
| Diesel | 4,33 | 4,69 | -0,36 (-7,7%) |
Alors que l'essence flambe, les conducteurs de véhicules diesel bénéficient d'un peu de répit avec une baisse de 36 fils par litre. La tarification aux Émirats est déterminée mensuellement sur la base du prix moyen du pétrole sur le marché mondial, auquel s'ajoutent les coûts d'exploitation des sociétés de distribution. Ainsi, les chocs du marché international se transmettent directement aux consommateurs.
Cet ajustement de juin est particulièrement notable car il s'agit de la première fixation des prix par les Émirats depuis leur sortie de l'OPEP et de l'OPEP+ en mai, consolidant leur statut de producteur de pétrole indépendant. La tendance haussière persistante a hissé le coût de l'essence à son plus haut niveau en presque quatre ans, reflétant l'impact durable du conflit au Moyen-Orient sur l'or noir mondial, et ce malgré un cessez-le-feu en vigueur et la poursuite des pourparlers diplomatiques.
Le Bangladesh a également ajusté ses prix à la pompe à compter du 1er juin, augmentant les tarifs de trois carburants tout en maintenant le diesel stable pour ne pas accentuer la pression sur les secteurs des transports et de l'agriculture. Il s'agit de la deuxième augmentation des prix du carburant dans le pays en seulement six semaines.
| Type de carburant | Prix juin 2026 (Tk/litre) | Prix mai 2026 (Tk/litre) | Variation |
|---|---|---|---|
| Octane | 145 | 140 | +5 |
| Essence | 140 | 135 | +5 |
| Kérosène | 135 | 130 | +5 |
| Diesel | 115 | 115 | Inchangé |
La Division de l'énergie et des ressources minérales a publié ces nouveaux tarifs, issus d'un mécanisme de prix automatisé, par voie de notification officielle, citant les fluctuations des prix sur le marché international comme facteur déterminant. Le gouvernement tente ainsi d'alléger la pression sur les finances de l'État, mises à rude épreuve par l'impact du conflit au Moyen-Orient sur les coûts énergétiques mondiaux, qui se traduit par une facture d'importation plus salée.
Le lien direct entre les flambées des prix de juin aux Émirats et au Bangladesh est la guerre en Iran de 2026 et la déstabilisation des marchés mondiaux de l'énergie qu'elle a provoquée. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a qualifié ce conflit de « plus grande perturbation de l'offre de l'histoire du marché pétrolier mondial ».
Cette crise est alimentée par plusieurs facteurs étroitement liés :