Plusieurs caractéristiques renforcent la popularité du XRP auprès des traders coréens :
Dans un marché dominé par le retail, ces facteurs font du XRP une alternative plus « dynamique » au Bitcoin.
Au‑delà du trading pur, un nouveau récit gagne en importance : la possibilité que le XRP génère un rendement directement sur sa blockchain.
Une proposition appelée XLS‑66 vise à introduire un protocole de prêt natif sur le XRP Ledger. Le système permettrait de créer des prêts à durée fixe financés par des pools de capitaux, organisés dans des « coffres » (single‑asset vaults). L’évaluation du risque des emprunteurs serait effectuée hors chaîne par des mécanismes d’analyse du crédit.
Si cette mise à jour était adoptée, les détenteurs de XRP — particuliers ou institutions — pourraient potentiellement prêter leurs actifs et générer un rendement directement sur le réseau, sans dépendre de plateformes DeFi externes.
Pour l’instant, il ne s’agit cependant que d’une proposition. L’amendement doit obtenir l’approbation d’au moins 80 % des validateurs pour être activé sur le réseau principal.
Un autre pilier du récit autour du XRP concerne la tokenisation d’actifs du monde réel (RWA).
Le XRP Ledger permet d’émettre et d’échanger des actifs tokenisés — par exemple des obligations, des matières premières ou de l’immobilier — avec des transactions qui se règlent en 3 à 5 secondes pour des coûts de l’ordre d’une fraction de centime.
Selon certaines estimations, la valeur totale des actifs tokenisés sur le réseau dépasse désormais 3 milliards de dollars, un chiffre en forte progression ces derniers mois.
Cette tendance est importante car de nombreux analystes anticipent que les titres financiers et fonds tokenisés pourraient représenter plusieurs milliers de milliards de dollars d’ici 2030. Les blockchains capables d’attirer tôt les institutions pourraient voir une demande structurelle pour leurs actifs de liquidité.
Il existe néanmoins un décalage entre cette ambition et l’activité actuelle : le volume quotidien sur la bourse décentralisée du XRPL reste relativement faible, autour de 4 à 8 millions de dollars par jour, ce qui limite pour l’instant l’impact direct sur la demande de XRP.
Les changements réglementaires au Japon contribuent également à renforcer l’intérêt autour du XRP en Asie.
Les autorités japonaises envisagent de classer certains cryptoactifs — dont le XRP — comme produits financiers régulés dans le cadre de la Financial Instruments and Exchange Act (FIEA). L’objectif est d’introduire des règles de transparence et de protection des investisseurs similaires à celles des marchés financiers traditionnels.
Parallèlement, le Japon étudie d’autres réformes, comme une réduction de la fiscalité sur les cryptomonnaies et l’éventuelle autorisation d’ETF crypto, possiblement d’ici la fin de la décennie.
Si ces mesures se concrétisent, elles pourraient faciliter l’accès au marché pour des acteurs institutionnels tels que les banques, fonds de pension et sociétés de courtage. Beaucoup d’analystes voient dans cette évolution une possible passerelle entre la demande retail actuelle et des flux de capitaux institutionnels plus importants en Asie.
Au final, la montée du XRP dans les volumes d’échanges coréens résulte de plusieurs forces qui s’additionnent :
Mais il existe aussi un écart entre ces récits et la réalité actuelle du marché. Les volumes de trading peuvent fluctuer rapidement, certaines fonctionnalités du XRPL ne sont pas encore déployées, et la tokenisation représente encore une part modeste du système financier mondial.
En résumé, l’ascension du XRP dans les échanges coréens reflète à la fois une dynamique spéculative locale et une histoire plus large que les investisseurs commencent à anticiper : celle d’un actif qui pourrait évoluer d’un simple jeton de paiement vers une infrastructure de finance institutionnelle en Asie.