Le premier trimestre 2026 de Saudi Aramco a de quoi impressionner au premier coup d’œil : le bénéfice bondit, les attentes sont dépassées, et le groupe confirme sa capacité à profiter d’un marché pétrolier tendu. Mais pour les investisseurs, le message est plus nuancé. La performance tient d’abord à un effet prix — puissant, mais par nature cyclique — tandis que la génération de trésorerie raconte une histoire moins éclatante.
Des chiffres de bénéfice très solides
Aramco a annoncé un bénéfice net ajusté de 33,6 milliards de dollars au premier trimestre 2026, contre 26,6 milliards de dollars au premier trimestre 2025 [1]. Sur une base publiée, Argaam fait état d’un bénéfice net de 120,13 milliards de riyals saoudiens — le riyal saoudien, ou SAR, étant la monnaie du royaume — en hausse de 25,5 % sur un an, contre 95,6 milliards de SAR un an plus tôt [
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Le chiffre d’affaires a lui aussi progressé, mais à un rythme plus modéré : 467,24 milliards de SAR, soit +8,8 % sur un an [4]. Le résultat opérationnel, en revanche, a augmenté de 16,3 %, à 222,54 milliards de SAR, ce qui montre que la rentabilité opérationnelle a progressé plus vite que les ventes au cours du trimestre [
4].
