Cette injection de capitaux vise à moderniser les installations et à redynamiser l’activité de DPCA, dont les ventes ont reculé ces dernières années face à la montée en puissance des marques chinoises de véhicules électriques.
La production sera concentrée dans le complexe industriel DPCA situé à Wuhan, une grande métropole du centre de la Chine et un important hub automobile.
Les grandes lignes du programme industriel sont les suivantes :
Utiliser la Chine comme base d’exportation reflète une tendance croissante dans l’industrie automobile : les constructeurs étrangers cherchent à profiter de la chaîne d’approvisionnement électrique très développée du pays et de coûts de production compétitifs.
Les constructeurs n’ont pas encore dévoilé les noms des modèles, mais les informations disponibles indiquent que l’usine produira initialement quatre nouveaux véhicules :
Les futurs modèles Peugeot devraient s’inspirer du langage stylistique présenté dans certains concept‑cars dévoilés au Salon automobile de Pékin 2026, même si les spécifications finales restent inconnues.
Pour Jeep, l’accord marque aussi un retour de la production en Chine, après l’arrêt de précédentes opérations industrielles dans le pays ces dernières années.
Au‑delà de la production, Stellantis et Dongfeng ont signé un protocole d’accord stratégique (MoU) visant à renforcer leur coopération technologique.
Les deux groupes souhaitent notamment collaborer sur :
Les entreprises n’ont toutefois pas encore détaillé la répartition précise des travaux d’ingénierie, des architectures techniques ou de la propriété intellectuelle.
Cet accord s’inscrit dans une stratégie plus large de Stellantis pour reconstruire sa présence en Chine et accélérer sa transition vers l’électrique.
La Chine est aujourd’hui le plus grand marché automobile du monde et l’un des centres majeurs d’innovation dans les véhicules électriques. Pour les constructeurs occidentaux, les partenariats locaux sont devenus essentiels pour rester compétitifs.
Stellantis a déjà franchi une étape importante en 2023 avec un investissement d’environ 1,5 milliard d’euros dans le constructeur chinois de véhicules électriques Leapmotor, qui s’accompagne d’une coentreprise destinée à développer la présence internationale de cette marque.
Pris ensemble, ces mouvements dessinent une stratégie claire :
Si le projet aboutit comme prévu, l’usine de Wuhan pourrait devenir un nouveau centre de production de véhicules électriques pour Stellantis, à la fois pour le marché chinois et pour les marchés internationaux.