Le procès de militants liés aux veillées de Tiananmen à Hong Kong examine si le slogan « mettre fin au parti unique » constitue une incitation à la subversion au regard de la loi sur la sécurité nationale de 2020. Chow Hang‑tung et Lee Cheuk‑yan plaident non coupable, tandis que l’ancien député Albert Ho a reconnu l...

Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: What does the Hong Kong national security trial of former Tiananmen vigil organizers Chow Hang-tung and Lee Cheuk-yan reveal about the charg. Article summary: The trial shows how Hong Kong’s national security law is being used to recast long-running pro-democracy commemoration and slogans as criminal “incitement to subversion.” Chow Hang-tung and Lee Cheuk-yan deny the charge,. Topic tags: general, general web. Reference image context from search candidates: Reference image 1: visual subject "Back row, from left: Alliance in Support of Patriotic Democratic Movements of China leaders Albert Ho, Lee Cheuk-yan, and Chow Hang-tung hold candles before entering Victoria Park" source context "HK court rules subversion trial of Tiananmen vigil activists will go on" Reference image 2: visual subject "# Hong Kong begins nation
Pendant plus de trente ans, Hong Kong a été le seul endroit sous souveraineté chinoise où des dizaines de milliers de personnes pouvaient commémorer publiquement la répression de Tiananmen en 1989. Aujourd’hui, certains des organisateurs de ces veillées se retrouvent devant la justice au titre de la loi sur la sécurité nationale.
Au cœur du procès : une question simple mais lourde de conséquences juridiques. Le slogan politique « mettre fin au parti unique » peut‑il être considéré comme une « incitation à la subversion du pouvoir de l’État » ? Les juges ont indiqué qu’ils espéraient rendre leur verdict en juillet 2026, après la conclusion des plaidoiries finales.
Les procureurs soutiennent que les militants ont promu le slogan « mettre fin au parti unique », revendication historique du mouvement pro‑démocratie visant le rôle dirigeant du Parti communiste chinois. Selon l’accusation, appeler à ce changement reviendrait à encourager le renversement ou l’affaiblissement du pouvoir de l’État, ce qui constitue un crime au regard de la loi sur la sécurité nationale imposée à Hong Kong.
Deux des accusés — Chow Hang‑tung, avocate, et Lee Cheuk‑yan, figure du mouvement syndical — ont plaidé non coupable, contestant l’idée qu’un slogan politique puisse constituer une incitation criminelle.
Un troisième accusé, l’ancien député Albert Ho, a adopté une stratégie différente : il a plaidé coupable, reconnaissant avoir défendu la fin du système de parti unique en Chine continentale.
La peine maximale encourue pour ce chef d’accusation peut atteindre dix ans de prison.
Les trois hommes et femmes étaient dirigeants de la Hong Kong Alliance in Support of Patriotic Democratic Movements of China, une organisation créée après les manifestations de 1989 à Pékin.
Pendant plus de trois décennies, cette alliance a organisé la grande veillée annuelle aux chandelles dans le parc Victoria, au cœur de Hong Kong. L’événement attirait régulièrement des dizaines de milliers de participants, devenant la commémoration la plus visible de Tiananmen sur un territoire chinois.
Dans le contexte du durcissement politique qui a suivi 2020, les autorités ont ciblé l’organisation. L’Alliance a finalement été dissoute, et les veillées commémoratives ont cessé d’avoir lieu.
L’affaire se distingue aussi par la durée de la détention préventive des accusés.
Arrêtés en 2021, Chow Hang‑tung et Lee Cheuk‑yan ont passé plus de quatre ans en prison avant même le verdict, soit plus de 1 500 jours de détention préventive.
La loi sur la sécurité nationale prévoit des règles de mise en liberté sous caution beaucoup plus strictes que dans les affaires pénales ordinaires. Les tribunaux peuvent refuser la libération sous caution s’ils estiment qu’il n’existe pas de garantie suffisante que l’accusé ne poursuivra pas des actes jugés menaçants pour la sécurité nationale.
Des organisations de défense des droits humains ont critiqué ces détentions prolongées et ces règles restrictives, estimant qu’elles soulèvent des questions sur la liberté d’expression et les garanties d’un procès équitable.
Au‑delà du sort des accusés, ce procès reflète les transformations profondes du paysage politique de Hong Kong depuis l’introduction de la loi sur la sécurité nationale en 2020.
Des activités autrefois légales — organiser des commémorations publiques ou défendre certains slogans politiques — sont désormais examinées sous l’angle de la sécurité nationale. Selon les critiques de la loi, ce cadre juridique a largement réduit l’espace pour l’opposition organisée et la contestation publique dans la ville.
Parce que l’accusation repose principalement sur des slogans, des discours et des activités commémoratives, l’affaire est souvent considérée comme un test pour déterminer jusqu’où les tribunaux de Hong Kong sont prêts à étendre la notion d’« incitation à la subversion ».
Après plusieurs mois d’audiences, le panel de trois juges spécialisés en sécurité nationale a indiqué vouloir rendre sa décision en juillet 2026.
Le jugement pourrait devenir une référence importante pour les futurs dossiers liés à la sécurité nationale à Hong Kong — en particulier lorsque l’accusation concerne des paroles, des slogans ou la mémoire d’événements historiques, plutôt que des actes violents.
Autrement dit, l’enjeu dépasse largement le sort de trois militants : il concerne aussi les limites de l’expression politique dans le Hong Kong d’après 2020.
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Le procès de militants liés aux veillées de Tiananmen à Hong Kong examine si le slogan « mettre fin au parti unique » constitue une incitation à la subversion au regard de la loi sur la sécurité nationale de 2020.
Le procès de militants liés aux veillées de Tiananmen à Hong Kong examine si le slogan « mettre fin au parti unique » constitue une incitation à la subversion au regard de la loi sur la sécurité nationale de 2020. Chow Hang‑tung et Lee Cheuk‑yan plaident non coupable, tandis que l’ancien député Albert Ho a reconnu les faits pour le même chef d’accusation.
L’affaire, liée à l’ancienne Hong Kong Alliance qui organisait les veillées de Victoria Park, illustre la transformation du paysage politique et juridique de la ville.